#Libération_Palestine

Logo Perspectives med

Après la voix de l’Amérique :Washington lance DisinfoHacks à Athènes

Baptisé DisinfoHacks, un projet US doit permettre de lutter, depuis la Grèce, contre la désinformation qui "fait partie de la boîte à outils du Kremlin", a déclaré l’ambassadeur américain à Athènes.

Le département d’Etat US réalise en Grèce un nouveau projet, baptisé DisinfoHacks, qui vise à lutter contre la « désinformation russe ». La nouvelle est annoncée sur le site de l’ambassade des États-Unis en Grèce. Lors du lancement du programme, l’ambassadeur, Geoffrey Pyatt, a déclaré que le projet était financé par le Global Engagement Center du département d’État.
Il a affirmé que la désinformation était devenue « l’un des plus grands défis à relever » pour les démocraties. Dans ce contexte, il a rappelé la visite du secrétaire d’État, Antony Blinken, en Europe à l’occasion de réunions ministérielles de l’Otan et de l’OSCE. Le chef de la diplomatie US  » a évoqué ce qu’il a qualifié de +large campagne russe de désinformation+ lancée pour tenter de convaincre l’opinion que l’Ukraine présente une menace pour la Russie et cherche la confrontation avec son voisin beaucoup plus grand qu’elle », a rappelé G. Pyatt. « Cette désinformation fait partie de la boîte à outils du Kremlin pour justifier l’agression et une éventuelle invasion », a-t-il ajouté.
S’écartant du dossier ukrainien, G. Pyatt a fait valoir l’impact de la désinformation concernant la pandémie de Covid qui a perturbé « les économies, les systèmes de santé et les voyages dans le monde entier ». Il a constaté qu’il restait « une quantité incroyable de désinformation autour des vaccins alors qu’il est scientifiquement prouvé qu’ils sauvent des vies ». DisinfoHacks est « un outil important » qui doit permettre d’être « en mesure de repousser la désinformation et la cyberactivité malveillante, ainsi que l’influence malveillante », a-t-il conclu.
Avant sa nomination en Grèce, G. Pyatt a été ambassadeur en Ukraine où il avait activement soutenu le coup d’État de 2014. Il s’était fait connaître après la fuite de l’enregistrement de ses conversations téléphoniques avec la secrétaire d’État adjointe Victoria Nuland, avec qui il examinait la situation en Ukraine et la répartition des portefeuilles au sein du futur gouvernement ukrainien.
Kiev et les États occidentaux accusent ces derniers temps la Russie d’aggraver la situation aux frontières de l’Ukraine. Moscou a plus d’une fois rejeté ces affirmations, les considérant comme un prétexte pour faire progresser l’Otan aux frontières russes et y déployer du matériel militaire.
L’Occident a souvent incriminé à la Russie une ingérence dans ses affaires intérieures ainsi que des cyberattaques. Moscou a répondu que toutes ces affirmations n’étaient absolument pas fondées et qu’aucune preuve n’avait été présentée. Qui plus est, la Russie a déclaré qu’elle était prête à un dialogue sur la cybersécurité, ce qui a été d’ailleurs confirmé une nouvelle fois lors du dernier entretien entre Vladimir Poutine et Joe Biden.
Début décembre, le Conseil de l’UE a arrêté des mesures sur la cybersécurité dans tous les pays membres. Une fois adoptée, la nouvelle directive, appelée SRI 2, remplacera celle qui existe aujourd’hui.

Recommandé pour vous