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Agressions américano-israéliennes contre l’Iran : Pas de répit en vue

by Perspectives Med
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Agressions américano-israéliennes contre l’Iran : Pas de répit en vue

Le Président américain a menacé dimanche, insultes à l’appui, de s’en prendre aux infrastructures vitales iraniennes faute de réouverture du détroit d’Ormuz. Sur son réseau Truth Social, le président américain a menacé de frapper les centrales énergétiques et les ponts en Iran mardi si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer — VOUS ALLEZ VOIR ! », a écrit D. Trump, ajoutant : « Gloire à Allah ». La veille, le milliardaire républicain avait lancé un ultimatum, jusqu’à lundi 20 h 00 heure de Washington, « avant de déchaîner les enfers ». Mais dimanche, il a semblé le repousser de 24 heures en le fixant désormais à « mardi 20 h 00 ». Toutefois, l’imprévisible président a aussi évoqué auprès de médias US de « bonnes chances » de parvenir à un accord avec l’Iran. Le président du Parlement iranien a répondu sur le même ton : « Toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de [Benjamin] Netanyahu », le premier ministre israélien, a affirmé Mohammad Baqer Ghalibaf. Au sein de l’administration US, on commence à s’inquiéter du poids de la belle dans laquelle semble vivre l’hôtel de la Maisison Blanche. Susie Wiles, Chief of Staff et l’une des plus fidèles conseillères de D Trump, a harangue ses collaborateurs. « Arrêtez de protéger le président de la réalité. Soyez plus directs avec le boss »., aurait-elle dit selon Time Magazine.

Au 38ème jour de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, le CGRI a lancé, lundi matin, plusieurs salves de missiles contre l’entité sioniste. Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a fait état de la chute de têtes explosives et de débris sur 20 sites à Tel-Aviv et ses environs suite à une attaque de missiles iraniens. En plus de la chute de missiles iraniens à fragmentation sur 10 sites dans la ville occupée de Haïfa, plus au nord. Et puis, plus de cinq heures après l’impact d’un missile balistique iranien tombé dimanche soir sur un bâtiment à Haïfa, les équipes de secours ont retiré 2 morts. Quatre personnes étaient portées disparues et seraient piégées sous les décombres, selon la police israélienne. Des incendies ont éclaté sur plusieurs sites de la ville, parallèlement à des dégâts matériels importants touchant des bâtiments et des véhicules, après que les médias israéliens ont admis la chute de têtes explosives iraniennes sur Krayot, Nesher et Kiryat Ata, dans la banlieue de Haïfa.

Les médias israéliens ont admis que des têtes explosives se sont abattues sur plusieurs sites à l’intérieur de Tel-Aviv et de ses banlieues, notamment à Ramat Gan, Petah Tikva et  Bnei Brak. Ils ont rapporté 3 blessés, dont un dans un état grave, dans le Grand Tel-Aviv, suite à la chute de missiles iraniens.

Ibrahim Zoulfaqari, porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya du CGRI, a averti que si l’agression contre les zones civiles se répétait, « notre riposte vengeresse sera plus puissante et plus étendue ». Le lieutenant-colonnel a rappelé que l’Iran a déclaré, dès le début de la guerre, que toute attaque contre des objectifs civils serait accueillie par une riposte doublée contre les intérêts de l’ennemi.

Rappelons que les tirs des missiles iraniens interviennent après une agression américano-israélienne contre des zones résidentielles, des universités et des infrastructures énergétiques dans les villes de Téhéran et de Qom. La direction des urgences de Téhéran a rapporté le martyre de 6 enfants lors d’agressions américano-israéliennes ayant ciblé la capitale dimanche soir. Par ailleurs, l’agence Fars — citant un responsable local — indique que le bilan des martyrs s’est élevé à 13 personnes suite à une attaque ayant visé deux unités d’habitation dans la zone de Baharestan, à Téhéran.La mosquée de l’Université de technologie de Sharif en Iran après une attaque américano-israélienne ayant visé l’université la nuit dernière.

L’Iran subit une agression israélo-américaine continue ciblant des zones civiles et des infrastructures — notamment des universités, des écoles et des installations de services — entraînant une hausse quotidienne du nombre de martyrs et de blessés. En riposte, l’Iran cible des bases américaines dans la région, ainsi que des sites stratégiques israéliens en profondeur dans les territoires occupés. L’Iran a de nouveau abattu des avions militaires américains sur son sol, bombardé des intérêts américains dans la région et frappé des sites énergétiques sensibles israéliens.

17 appareils abattus

Dans un communiqué, le CGRI a annoncé avoir détruit un avion de transport militaire américains C-130 et deux hélicoptères Black Hawk au sud de la province d’Ispahan au centre de l’Iran. Il a diffusé les images des appareils détruits qui étaient dépêchés dans une mission de recherche du deuxième pilote du F-15 abattu par l’Iran le vendredi dernier.

Selon une étude de suivi réalisée par al-Jazeera net, la coalition américano-israélienne a perdu 17 appareils militaires, dont des avions de chasse, des avions de transport, et des hélicoptères ainsi que 146 drones de différents types.

Le New York Times et CBS ont véhiculé la version officielle américaine selon laquelle « deux des avions censés ramener l’aviateur et ses sauveteurs en lieu sûr sont restés bloqués sur une base isolée en Iran et ont dû être détruits pour les soustraire aux forces iraniennes » et que « les forces américaines ont ensuite utilisé trois autres avions de transport ».

D. Trump avait annoncé que l’aviateur américain a été secouru lors de « l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des Etats-Unis » indiquant qu’il avait été blessé et que son sauvetage avait mobilisé « des dizaines d’appareils ».

Le porte-parole du QG du CGRI a assuré plus tard que cette tentative de secourir le pilote américain « dans un aéroport abandonné au sud d’Ispahan s’est soldée par un échec », « grâce à l’aide de Dieu et avec la participation des héros des gardiens de la révolution, des Bassidj et des forces de sécurité ». Il a accusé le président américain de « tenter de dissimuler les résultats de l’opération par la guerre psychologique et en livrant des récits trompeurs », alors que « la réalité sur le terrain reflète les progrès des forces armées iraniennes ».

Selon l’AFP, Planet Labs, une société américaine d’imagerie satellitaire, a décidé à la demande du gouvernement américain, de cesser de publier des images haute résolution des zones de conflit au Moyen-Orient et d’en restreindre l’accès à partir du 9 mars.

Le CCG paie le prix de son alignement

Concernant les ripostes iraniennes contre les intérêts et les bases américains dans la région, le CGRI a également rendu compte d’attaques aux Emirats arabes unis (EAU), à Bahreïn et au Koweït. Aux EAU, il a précisé que ses forces ont ciblé plusieurs cibles : des installations gazières appartenant aux sociétés américaines ExxonMobil et Chevron à Habshan, et une attaque balistique contre le complexe pétrochimique américain produisant du carburant pour les forces armées américaines et des produits militaires pour le régime sioniste à Ruwais.

Les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté dimanche matin des attaques de missiles et de drones visant l’usine pétrochimique de Borouge, dans la zone industrielle de Ruwais, provoquant des incendies sans victime humaine.

Au Bahreïn, le CGRI a rendu compte d’une attaque de drone contre un complexe pétrochimique américain à Sitra, y causant un incendie majeur et la destruction d’éléments clés de l’installation. Indiquant que ce site « joue un rôle dans la production de dérivés pétroliers nécessaires à l’armée américaine ». Le ministère de l’Intérieur de ce pays a annoncé qu’un incendie s’était déclaré dans l’une de ses installations à la suite d’une attaque iranienne, précisant que la Protection civile prenait des mesures pour maîtriser l’incendie, sans fournir davantage de détails.

Au Koweït, les Gardiens de la révolution ont revendiqué une attaque contre des installations pétrochimiques américaines à Shuaiba, indiquant qu’il a provoqué un incendie de grande ampleur et l’arrêt complet du complexe, « qui collabore avec les forces armées américaines », selon leur texte. Les médias koweitiens ont fait état dimanche « des attaques les plus violentes depuis le début de la guerre », indiquant qu’un incendie s’est déclaré dans un complexe pétrolier et des dégâts importants ont été causés dans un complexe ministériel et deux centrales électriques, suite à des attaques de missiles et de drones attribuées à l’Iran. Le ministère de l’Électricité, de l’Eau et des Énergies renouvelables a annoncé que deux centrales électriques et usines de dessalement d’eau avaient été attaquées par des drones hostiles, ce qui a entraîné la mise hors service de deux unités de production d’électricité et d’importants dégâts matériels, sans faire de victimes humaines.

En Palestine occupée, le QG Khatam al-Anbiya a indiqué que les forces iraniennes ont ciblé « des sites militaires et industriels.» Les médias israéliens ont rendu compte qu’un missile s’est écrasé dans le Néguev au sud. Un missile balistique tiré dimanche a frappé le complexe industriel de Neot Hovav (Ramat Hovav) à Be’es Sheva, dans le sud d’Israël, a précisé la radio de l’armée israélienne selon laquelle c’est la 3e fois que cette zone stratégique qui comprend des installations chimiques et des installations de stockage de déchets dangereux est frappé. Un autre missile iranien a frappé de plein fouet un bâtiment de 5 étages à Haïfa faisant 10 blessés et des disparus. Des médias israéliens ont rapporté que le missile portait une ogive de 450 kg.

Une enquête menée par la chaîne France 24 révèle que des vidéos documentées montrent des lancements de missiles américains depuis le territoire koweïtien vers l’Iran, à au moins deux reprises au cours du mois de mars dernier. Selon l’enquête, l’équipe de veille numérique a vérifié l’authenticité de plusieurs vidéos et a déterminé leur géolocalisation, montrant des tirs de missiles à partir de lanceurs « HIMARS » à l’intérieur du Koweït les 24 et 31 mars.

Concernant le premier incident, plusieurs séquences publiées sur les réseaux sociaux montrent le tir d’au moins 13 missiles depuis un site au Koweït. La plupart de ces vidéos ont été filmées depuis la ville irakienne d’Oum Qasr, proche de la frontière, où les missiles apparaissaient clairement comme étant lancés du côté koweïtien.

L’enquête précise qu’une des vidéos, d’une durée de 1 minute 30, documente une séquence continue de 13 lancements. Celle-ci a été synchronisée avec d’autres clips filmés sous différents angles, le bruit des tirs étant audible environ 15 secondes après leur apparition visuelle.

En analysant les angles de prise de vue et les positions des caméras par rapport aux infrastructures pétrolières koweïtiennes, l’équipe de la chaîne a pu localiser la zone de lancement dans le désert koweïtien, à l’est de la localité d’al-Abdali, à proximité de tours de forage pétrolier.

L’enquête souligne qu’une seconde série de lancements a été enregistrée dans la même zone durant la nuit du 31 mars au 1er avril, des vidéos additionnelles prises depuis le côté irakien documentant également cette opération. France 24 note que ces données surviennent malgré le déni des pays du Golfe concernant l’utilisation de leurs territoires pour des attaques contre l’Iran, alors que les preuves du contraire s’accumulent.

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