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Dossier saharien : L’heure est à la bifurcation

by Perspectives Med
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Dossier saharien : L’heure est à la bifurcation

Le communiqué du Cabinet royal indique que cette réunion s’inscrit dans le cadre de l’attention soutenue que le Souverain accorde à la question de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, ainsi que de son engagement à préserver les intérêts des habitants des provinces du Sud, à la lumière des derniers développements qu’a connus ce dossier au sein des Nations unies.

Fatima Zahra Mansouri, cheffe du gouvernement, Fouad Ali El Himma,  conseiller royal, Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, ainsi que le général Mohamed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales et commandant de la Zone Sud, ont pris part à cette réunion au cours de cette réunion, le roi Mohammed VI a réaffirmé les priorités déjà énoncées dans le communiqué du Cabinet royal publié le 30 octobre, au premier rang desquelles figurent le plein respect de l’intégrité territoriale et de l’unité du Royaume, la préservation de sa sécurité nationale, ainsi que la garantie de la paix et de la sécurité de ses citoyens, en particulier des habitants des provinces du Sud.

« À cet égard, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a donné Ses Hautes Instructions pour une mise en œuvre ferme et vigilante de ces priorités, chacun dans son domaine de responsabilité, de manière à renforcer le consensus national et à assurer la poursuite du projet de développement dans les provinces du Sud et de ses chantiers structurants, tout en suivant de près l’ensemble des développements relatifs à notre cause nationale, à tous les niveaux et conformément à la position officielle précédemment exprimée. Cela s’accompagne d’un rappel de l’engagement total du Royaume en faveur du cessez-le-feu, un engagement volontaire qui ne saurait être remis en cause par la fin du mandat de la mission des Nations unies — une mission qui, à maintes reprises, s’est révélée incapable de surveiller le respect du cessez-le-feu ou de tirer les conséquences nécessaires de ses violations. Les circonstances ayant présidé à la création de cette mission, ainsi que les fonctions initiales qui lui avaient été assignées, sont désormais dépassées, comme le confirment les réalités sur le terrain et les positions des acteurs internationaux », précise le communiqué.

Centralité de l’Intérieur

Dans le cadre des dispositions liées à la phase post-MINURSO, le Souverain a donné ses instructions afin que le « Bureau de coordination avec la MINURSO », relevant du ministère de l’Intérieur, prenne en charge la coordination et l’accompagnement du processus de liquidation de la mission ainsi que la supervision de son retrait.  Mesure qui vise à faciliter les différentes procédures liées à cette opération et à garantir son déroulement dans des conditions fluides et organisées, traduisant la volonté du Maroc d’accompagner cette étape dans un esprit de responsabilité et de coopération avec les Nations unies. Le Souverain a également souligné le respect par le Royaume de ses engagements internationaux et son attachement à une doctrine diplomatique fondée sur la préservation de la paix, la contribution à son maintien et la mobilisation de tous les moyens en vue de la réaliser, tout en préservant la souveraineté du Royaume.

Dans ce contexte, le communiqué a rappelé les évolutions positives qu’a connues la question du Sahara et la dynamique diplomatique qui les a accompagnées, couronnées par la reconnaissance, par plusieurs pays amis et frères, de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, ainsi que par l’adhésion croissante à l’initiative d’autonomie comme seule solution politique offrant les conditions nécessaires pour mettre un terme définitif à ce différend régional artificiel.

Pour rappel, depuis le 31 octobre, le QG de la MINURSO à Laâyoune bouillonne. lors de la réunion tenue lundi entre les hauts cadres de la mission, civils et militaires, il a  été décidé, de « commencer les préparatifs du retrait des casernements militaires, après une opération de dépollution visant à éliminer tout risque de dommage environnemental », explique la même source. Il a également été décidé de « commencer les préparatifs du retrait des casernements militaires, après une opération de dépollution visant à éliminer tout risque de dommage environnemental », explique la même source. Le commandant de la force de la MINURSO, le général de division pakistanais Jawwad Ahmed, en fonction depuis le 11 août 2026, a fait état de la « disposition du Polisario à apporter son aide au processus du démantèlement de la mission onusienne ».

La mission a également été contrainte de recourir aux centres de services régionaux des Nations unies, situés à Entebbe, en Ouganda, et à Brindisi, en Italie, pour assurer à distance certaines fonctions, notamment dans les domaines des ressources humaines, des télécommunications et des finances. En outre, le rapport quotidien relatif aux besoins des contingents militaires dans les casernements ne parvient plus à Laâyoune, ce qui signifie que l’approvisionnement a cessé.

La commission de l’ONU chargée du démantèlement de la MINURSO, qui doit se rendre dans les prochains jours à Laâyoune, devrait apporter des réponses aux interrogations des agents de la mission.

Avec l’expiration du mandat de la MINURSO le 31 octobre, le Russe Alexander Ivanko ne bénéficie plus de son titre de « Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, chef de la MINURSO ». Il est désormais qualifié de « Responsable désigné ». Le Russe assume également la présidence du comité chargé du démantèlement de la mission. C’est Antonio Guterres, patron de l’ONU, qui avait nommé, le 27 août 2021, A. Ivanko au poste de représentant spécial pour le Sahara occidental et de chef de la MINURSO, en remplacement du Canadien Colin Stewart.

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