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Gestion des flux vers Sebta : Lisbonne salue les impressionnantes mesures de Rabat

by Perspectives Med
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Gestion des flux vers Sebta : Lisbonne salue les impressionnantes mesures de Rabat

Rangel a indiqué que, selon l’évaluation de son pays, l’entrée de migrants à Sebta ne constituait pas une « menace immédiate » pour l’espace Schengen ni pour l’espace européen commun de libre circulation des personnes.

Le ministre portugais a expliqué, lors de sa participation au Forum Ambrosetti, dans la ville italienne de Cernobbio, que son pays suivait la situation à Sebta « heure par heure », recevant des informations sur l’évolution de la crise et transmettant, à son tour, les éléments pertinents, compte tenu de la proximité du Portugal avec l’Espagne et de son exposition potentielle à d’éventuels flux migratoires de grande ampleur.

Dans le même contexte, le chef de la diplomatie portugaise a affirmé que son pays soutenait la tenue d’une réunion des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, en réponse à l’appel lancé par la Première ministre italienne Giorgia Meloni, afin d’examiner les répercussions de la crise de Sebta et de renforcer la coordination européenne en matière de migration et de sécurité des frontières.

Concernant la décision du gouvernement italien de suspendre l’application de l’accord de Schengen et d’instaurer des contrôles aux frontières pour les personnes arrivant d’Espagne, P. Rangel a minimisé les tensions entre Rome et Madrid, soulignant que l’Espagne et l’Italie sont des «amies» et que cette tension «mineure» serait bientôt surmontée.

Le ministère espagnol de l’Intérieur a annoncé, vendredi, qu’une  « délégation technique » de l’Union européenne est attendue cette semaine dans le Préside de Sebta, après la demande d’assistance formulée par l’Espagne face à l’urgence provoquée par la crise migratoire, à la suite de l’entrée irrégulière de plus de 72 000 personnes dans la ville à la fin du mois de juillet. Il a indiqué que cette décision avait été prise à l’issue d’un entretien téléphonique entre Fernando Grande-Marlaska, ministre espagnol de l’Intérieur, et Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration. Le ministre espagnol de l’Intérieur a exprimé sa gratitude pour le soutien de la Commission européenne, saluant le «bon rythme» du processus d’identification des migrants et du traitement des demandes d’asile pour les personnes pouvant prétendre à une protection internationale.

Des sources européennes ont expliqué que cette mission technique n’était pas liée à une demande de financement d’urgence, précisant que son objectif était de permettre aux experts européens d’évaluer « les réalités sur le terrain » et, ainsi, de déterminer les besoins concrets nécessaires pour renforcer l’appui fourni par l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs, Europol, ainsi que l’Agence de l’Union européenne pour l’asile. Un soutien que l’Espagne a sollicité. Des sources du ministère de l’Intérieur ont rappelé que le ministère avait demandé une aide européenne de 32 millions d’euros.

Déception US

De l’autre côté de l’Atlantique, le président américain a renouvelé ses critiques à l’encontre de l’Espagne au sujet de la crise migratoire à Sebta, qualifiant ce qui se passe dans le pays de « très triste » dans un message publié en ligne hier. Il a affirmé que l’Espagne était « un pays qui n’a aucun contrôle sur ses frontières ».

Ce n’est pas la première déclaration de Donald Trump depuis la crise migratoire dans le Préside marocain occupé. À plusieurs reprises, il a critiqué la politique migratoire de Madrid, imputant au gouvernement du Premier ministre Pedro Sánchez ce qu’il décrit comme une mauvaise gestion de la crise.

Le locataire de la Maison-Blanche avait qualifié jeudi dernier l’Espagne de « pays en faillite », attribuant la crise migratoire à Sebta à des « lois faibles » et à une « mauvaise gestion » de la part du gouvernement espagnol. Selon lui, les autorités de Madrid « ne savaient pas quoi faire » face à l’arrivée massive de migrants.

Ces propos interviennent alors que les tensions persistent entre Washington et Madrid. Depuis plus d’un an, le président américain exprime publiquement son mécontentement à l’égard de l’Espagne, notamment en raison de son refus de porter ses dépenses de défense à 5%, ce qui en fait l’unique exception parmi les États membres de l’OTAN, ainsi qu’en raison de la position du gouvernement espagnol sur la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza. D. Trump a également critiqué le refus de Madrid d’autoriser l’utilisation des bases de Rota et de Morón, exploitées conjointement par l’Espagne et les États-Unis, dans le cadre de la campagne militaire américaine contre l’Iran.

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