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Le Polisario vole dans les plumes de l’Oncle Sam : Et réoriente son offensive diplomatique sur le Vieux Contient

by Perspectives Med
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Le Polisario vole dans les plumes de l’Oncle Sam : Et réoriente son offensive diplomatique sur le Vieux Contient

Le communiqué dénonce ce déplacement comme une « provocation politique délibérée » et un « affront direct au peuple sahraoui », indiquant que cette visite s’inscrirait dans « une série de démarches partiales » pro-Maroc. Il affirme que cette démarche marque « une rupture claire avec le rôle que les États-Unis pourraient joue r» dans le cadre des efforts de l’ONU pour résoudre le conflit. Elle « ne contribue pas à une solution, mais la complique, sapant la confiance en Washington quant à sa prétendue neutralité et crédibilité ».

Selon le Polisario, les États-Unis « n’apparaissent pas comme un acteur de paix », mais plutôt comme un obstacle à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Le communiqué avertit que « ces actes provocateurs entraîneront des conséquences politiques et populaires sévères », risquant d’amplifier la colère et de renforcer les positions radicales, menaçant ainsi « une solution pacifique et juste ».

Le Front exhorte l’administration américaine à « cesser toutes démarches unilatérales » et à s’abstenir d’initiatives sans le consentement du « peuple sahraoui et de son représentant légitime, le Front Polisario ». Il appelle également les Nations unies et l’UA à adopter « une position claire » et exhorte l’UE à ne pas soutenir les démarches des États-Unis ou du Maroc concernant le Sahara.

Durant cette visite, un accord a été signé pour qu’une subvention soit accordée par l’Agence américaine pour une étude préliminaire sur la production d’ammoniac vert à Laâyoune. Il s’agit du premier financement fédéral américain pour un projet dans les provinces du Sud du Royaume.

Brahim Ghali, leader séparatiste, avait estimé qu’il est « peu probable » que les efforts de médiation soutenus par l’administration Trump aboutissent à un règlement du conflit sur le Sahara. Selon lui, le soutien de Washington à la proposition marocaine d’autonomie ainsi que l’absence de l’autodétermination dans le processus politique diminuent les chances de succès.

Dans des déclarations relayées par Europa Press, il a réaffirmé la position du Front, affirmant que la question du Sahara relève de la « décolonisation et de l’application du droit international » plutôt que de l’optimisme ou du pessimisme. Il souligne que la réussite de toute négociation dépend de l’importance accordée aux droits sahraouis dans le processus, affirmant que « toute discussion ne respectant pas ce cadre est vouée à l’échec » et que le Polisario « ne renoncera pas à ses droits à l’autodétermination et à l’indépendance ».

Depuis octobre, les États-Unis ont initié trois cycles de discussions entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, sous l’égide de l’ONU, y compris une réunion à Madrid en février. Ces discussions reposent sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, incitant à des négociations «sans conditions préalables» pour une solution politique définitive acceptable par tous.

En outre, le dirigeant du Polisario n’a pas apprécié la réunion le 30 juin entre Mike Waltz, ambassadeur américain à l’ONU, et des représentants de « Sahraouis pour la paix », un mouvement dissident du Polisario créé en 2020. B. Ghali a affirmé que le « Polisario est le seul représentant légitime du peuple sahraoui », ajoutant que le Front « mène le processus politique depuis cinquante ans », cherchant ainsi à monopoliser les négociations au profit exclusif de son mouvement.

Mobiliser les eurodéputés

Un groupe d’eurodéputés, principalement du Groupe des Verts, interpelle la Commission européenne pour exiger une « enquête internationale, indépendante et impartiale sur les frappes de drones de l’armée marocaine visant les civils au Sahara occidental ». Cette demande apparaît dans une question écrite adressée à Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Dans leur requête, les eurodéputés demandent à la cheffe de la diplomatie européenne de clarifier si « le maintien des relations commerciales avec le Maroc est en accord avec les dénonciations répétées de violations des droits humains et du droit international humanitaire au Sahara occidental ». Ils pressent également l’eurocrate de s’assurer que «toute technologie, composante, financement ou coopération militaire de l’Union ou de ses États membres ne contribue pas directement ou indirectement aux attaques contre les civils sahraouis ».

Cette démarche s’appuie principalement sur les données de « l’office sahraoui pour la coordination des activités relatives aux mines (SMACO) ». Selon cet organisme proche du Polisario, « entre 2021 et 2025, 129 attaques ont été enregistrées avec plus de 310 victimes, parmi lesquelles des femmes et des hommes. Parmi les personnes touchées, on trouve des voyageurs, des pasteurs et d’autres civils, souvent attaqués à des centaines de kilomètres des zones de combat ».

Cette initiative rejoint la dynamique de mobilisation du Front auprès du Parlement européen, après la relance en juin dernier, du « groupe des amis du peuple sahraoui « qui entend, relancer, dans les semaines à venir, des actions au Parlement européen et devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) contre l’accord agricole Maroc-UE incorporant les produits du Sahara occidental.

Pour rappel, l’Union européenne avait condamné les tirs de projectiles effectués le 5 mai dernier par le Polisario sur des civils à Es-Smara.

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