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Guerre génocidaire d’Israël : Intolérable carnage !

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : Intolérable carnage !

Les agressions israéliennes au cours des dernières 24 heures ont entraîné la mort en martyrs de 16 citoyens et fait des blessés dans différentes zones de la bande. Parmi les dernières agressions en date, l’occupation a attaqué la prison d’Ansar, à l’ouest de la ville de Gaza, faisant plusieurs blessés parmi les citoyens.

Un drone israélien ennemi a largué des bombes près du rond-point de Bani Souheila, à l’est de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande, après que l’aviation israélienne a attaqué un appartement résidentiel appartenant à la famille « Abou Kassem », aux abords du rond-point d’Al-Baraka à Deir al-Balah, dans le centre de la bande, ce qui a causé la mort de 4 martyrs. Parmi ces 4 martyrs figurent un père, une mère et leur fillette : le martyr Omar Sami Ahmad Abou Kassem (33 ans), son épouse la martyre Asmaa Ghazi Abou Kassem, et la martyre fillette Habiba Omar Sami Abou Kassem (6 ans). Deux autres palestiniens sont tombés en martyre à la suite d’une frappe au drone agression israélienne derrière une mosquée près de la mosquée de Cheikh Ajlin, au sud-ouest de la ville de Gaza.

Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, un chauffeur poids lourd palestinien a été tué par l’armée israélienne à Gaza. Ahmed Slim, employé par une entreprise de transport locale, a été abattu d’une balle en pleine tête, mercredi 8 juillet 2026, alors qu’il acheminait des marchandises pour l’ONG World Central Kitchen. Un tir ciblé, selon son employeur, qui plonge un peu plus les transporteurs gazaouis dans l’effroi. Maillons indispensables pour l’acheminement de l’aide humanitaire, voilà des mois que les chauffeurs sont une cible de choix pour l’armée sioniste déployée dans l’enclave palestinienne.  En mai dernier, deux autres chauffeurs ont été enlevés puis tués par des soldats israéliens, rappelle Hussein Slim, parent et patron d’Ahmed Slim. « Ils les ont tués de sang-froid. Ils n’avaient absolument rien dans les mains. Et ils avaient toutes les autorisations via le Programme alimentaire mondial. Nous avons également des chauffeurs qui ont été enlevés il y a près de deux ans, et dont on est toujours sans nouvelles. » Ces professionnels dénoncent une obstruction systématique de l’aide à travers les menaces pesant sur les chauffeurs, même quand ils sont munis d’autorisations. « Je n’ai pas envie d’envoyer mes enfants se faire tuer pour 300 ou 1000 shekels [près de 87 euros, NDLR]. Assez, ça suffit de tuer », se révolte Jihad Slim, vice-président de l’Association des transporteurs privés de Gaza.

Mardi après-midi, l’armée d’occupation israélienne a commis un massacre en ciblant un poste de police dans le camp de Jabalia, au nord de Gaza. À la suite de cela, le ministère de l’Intérieur à Gaza a annoncé la mort en martyrs de 6 de ses membres. Selon des témoins oculaires, des avions de reconnaissance ont bombardé le poste de police avec deux missiles, puis ont tiré deux missiles supplémentaires lors du rassemblement des citoyens. Et puis au sud de Gaza, 4 citoyens ont été tués en martyrs, dont un enfant touché par une balle dans la poitrine tirée par les véhicules militaires israéliens ennemis qui ont pénétré au nord-ouest de la ville de Rafah.

L’occupation israélienne poursuit son génocide systématique dans la bande de Gaza, par lequel elle viole le cessez-le-feu annoncé, à travers des agressions par bombardements et destructions de maisons résidentielles et de bâtiments, ainsi que par le ciblage direct de civils. Cela se traduit par des martyrs, des blessés et des disparus, en plus de la poursuite de son occupation des terres de la bande et de sa violation de la clause humanitaire. Depuis le début de ce génocide en octobre de l’année 2023, le nombre de martyrs s’élève à 73 233 martyrs, en plus de 173 707 blessés.

Une entité qui se déchire

La municipalité de Bnei Brak, ville du centre d’Israël, a décidé, sur instruction des rabbins de la ville, de séparer les hommes et les femmes sur les trottoirs de plusieurs rues principales, suscitant de la sorte une vive controverse en Israël. Cela fait de cette ville la première municipalité d’Israël à mettre en œuvre cette mesure dans les lieux publics, en réservant des trottoirs séparés pour les hommes et les femmes dans les rues Shlomo HaMelech et Ezra.

Cette ville située sur la côte méditerranéenne, à l’est de Tel Aviv est l’une des plus pauvres et les plus densément peuplées. Elle constitue le plus grand centre religieux juif au monde, puisque 90 % de ses habitants appartiennent au mouvement juif ultra-orthodoxe ( Haredim ). La chaîne israélienne Channel 13 a rapporté que cette mesure vise à réduire les interactions dans les zones très fréquentées, et qu’il est prévu d’étendre cette décision à d’autres rues à l’avenir. Des barrières et des panneaux seront installés dans les rues susmentionnées afin d’empêcher les hommes et les femmes de se mélanger, notamment dans les zones comptant de nombreuses salles de mariage et une forte circulation piétonne, selon les médias israéliens.

Cette décision fait suite aux directives et aux messages des hauts rabbins de la ville, qui cherchent à gérer les foules conformément au mode de vie des Haredim. Cette tendance survient malgré une interdiction antérieure de la Cour suprême israélienne (en 2017 et 2021) interdisant aux municipalités, comme ce fut le cas dans la ville de Beit Shemesh, d’installer des panneaux imposant la ségrégation des sexes ou des restrictions sur les vêtements des femmes dans les rues.

La chaîne a expliqué que la municipalité procédera à des aménagements sur le terrain, notamment la mise en place de panneaux et la régulation de la circulation piétonne sur les trottoirs, afin d’éviter que les hommes et les femmes ne se croisent sur le même passage. Citée par le média, la municipalité a déclaré que « le message des rabbins de la ville est clair et parle de lui-même, et les habitants de la ville qui adhèrent aux directives des grands rabbins agiront conformément à ces instructions. » Les Juifs religieux de la secte Haredim constituent la majorité de la population de la ville de Bnei Brak. Le conseiller municipal Yaakov Feder affirme que ce n’est pas la première fois que cette ville à majorité Haredi publie « des directives en matière de pudeur », ajoutant que de nombreuses décisions prises au fil des ans ont été davantage motivées par des préoccupations de pudeur que par des problèmes de fond. Sa liste comprenait le refus de mettre en place une ligne d’assistance téléphonique municipale via WhatsApp, et le refus de créer des écoles publiques Haredi dispensant le programme scolaire de base, contrairement aux écoles privées Haredi. En outre, des ordres ont été donnés pour fermer les magasins à 22 heures et les distributeurs automatiques à 23 heures, pour mettre fin au service de bus public vers la plage non genrée de Tel Aviv et pour interdire aux magasins de faire de la publicité sur les écrans numériques de leurs bâtiments.

La création d’un club sportif est également interdite dans cette ville, bien qu’un club ait été construit il y a deux ans, mais n’a pas encore été autorisé à ouvrir. Par ailleurs, le site web de la ville précise que tous les événements culturels à Bnei Brak sont soumis à la surveillance des patrouilles de moralité locales.

Cette décision a suscité une vive controverse en Israël, et la chaîne a cité l’ancienne députée du parti Meretz, Michal Rozin, qui a déclaré mardi qu’elle saisirait la Cour suprême contre la décision de la municipalité de Bnei Brak d’imposer la ségrégation des sexes sur les trottoirs de la ville, ajoutant : « Bnei Brak ne sera pas Téhéran. »

Dans une lettre adressée à Gali Baharav-Miara, conseillère juridique du gouvernement, le député Vladimir Belyak, du parti d’opposition Yesh Atid, a également exigé un examen de la légalité de la décision. « Cette décision viole le droit à l’égalité et à la liberté de circulation. Les trottoirs et les voies publiques appartiennent à tous les citoyens, et les autorités locales n’ont pas le pouvoir légal de les transformer en espaces séparés entre hommes et femmes. »

Les Haredim représentent environ 13 % de la population israélienne, qui compte plus de 10 millions d’habitants. Les membres de cette secte refusent d’effectuer leur service militaire, affirmant qu’ils consacrent leur vie à l’étude de la Torah, et que l’intégration dans la société laïque menace leur identité religieuse et la continuité de leur communauté. La Cour suprême d’Israël a suspendu mercredi l’application d’une nouvelle loi qui interdit l’arrestation des Juifs ultra-orthodoxes évitant le service militaire obligatoire, un jour après l’approbation du texte par la Knesset. Cette ordonnance temporaire signifie que la loi n’entrera pas en vigueur jusqu’à ce que la Cour rende une nouvelle décision, selon la chaîne publique israélienne KAN.

La Knesset a approuvé le projet de loi mardi en deuxième et troisième lectures, par 58 voix contre 54, malgré l’absence du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors du vote. La Cour suprême a estimé que la législation semblait entrer en contradiction avec des décisions antérieures de la Cour concernant l’égalité dans le service militaire ainsi qu’avec les positions des autorités juridiques professionnelles, qui considèrent que cette mesure encouragerait l’évasion à la conscription.

La Cour devrait tenir une audience élargie sur cette question dans les prochaines semaines. Selon The Times of Israel, le juge Ofer Grosskopf, qui a émis l’ordonnance provisoire, a demandé au gouvernement d’expliquer pourquoi la loi ne devrait pas être annulée à la lumière des décisions précédentes de la Cour suprême et des recours contestant sa constitutionnalité. Plusieurs recours ont été déposés immédiatement après l’approbation du texte, affirmant que la législation était discriminatoire car elle interdit l’arrestation des étudiants haredim qui ne respectent pas les ordres de conscription, tout en permettant le maintien des arrestations des réfractaires non haredim.

Cette loi, qui fait partie d’un effort législatif plus large de la coalition de Netanyahu visant à accorder de vastes exemptions militaires aux Juifs ultra-orthodoxes, accorde une immunité contre l’arrestation à des dizaines de milliers de réfractaires haredim jusqu’à fin janvier 2027. Elle étend également cette protection à ceux qui deviendront éligibles au service militaire après l’entrée en vigueur de la loi et suspend les procédures pénales en cours contre les personnes déjà visées par des mesures d’application.

La législation a suscité de vives critiques de la part de l’opposition, qui accuse Netanyahu de la faire avancer afin de préserver le soutien des partis ultra-orthodoxes avant les prochaines élections générales en Israël. Lundi, Eyal Zamir, chef d’état-major de l’armée israélienne, a qualifié le projet de loi de « déraisonnable », affirmant qu’il contredisait clairement les besoins opérationnels de l’armée et accordait de fait des exemptions massives aux poursuites. Selon The Times of Israel, environ 72 000 hommes ultra-orthodoxes âgés de 18 à 24 ans sont actuellement éligibles au service militaire mais ne se sont pas engagés, tandis que l’armée israélienne a indiqué à plusieurs reprises avoir besoin en urgence d’environ 12 000 recrues supplémentaires en raison des combats en cours sur plusieurs fronts. Le projet de loi a également fait face à une forte opposition de la part des réservistes, des conseillers juridiques de la Knesset et d’une large partie de la population israélienne.

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