Le rapport souligne que le principal défi du passeport marocain reste sa mobilité internationale. Le Maroc occupe la 118ᵉ place mondiale sur cet indicateur, avec un score de mobilité de 19, ce qui signifie que les citoyens marocains continuent d’être soumis à des exigences de visa pour une grande partie des destinations dans le monde.
Toutefois, il souligne que le Maroc dispose d’un important potentiel d’amélioration, et les auteurs expliquent que les limites actuelles tiennent moins au niveau de développement du pays qu’au nombre relativement réduit d’accords de facilitation des visas conclus avec d’autres États, d’où le grand potentiel du Royaume.
Dans cette nouvelle édition, Global Citizen Solutions propose un nouveau classement de la puissance des passeports dans son Global Passport Index qui évalue 197 pays et territoires à partir de quatorze indicateurs regroupés en trois piliers.
Les trois piliers de ce classement se reposent se basent sur la liberté de circulation, qui pèse pour 50 % de la note globale, et est le critère le plus déterminant, puis sur l’attractivité économique pour l’investissement, qui compte pour 25 % du classement et enfin la qualité de vie dans le pays émetteur du passeport, qui représente également 25 % de la note.
Les principaux résultats sont sans surprises, l’Europe domine le classement puisque neuf des dix passeports les plus puissants au monde sont européens. Singapour étant le seul pays à se classer dans le TOP 10. « L’hégémonie européenne en tête du Global Passeport Index est totale et elle repose sur un équilibre, pas sur un atout unique », a déclaré Patricia Casaburi, directrice générale de Global Citizen Solutions.
Ainsi, la Suède est le premier pays du classement, avec une 11e place à l’indice de mobilité, une 9e en matière d’investissement et une 2e pour la qualité de vie. Elle est suivie de la Suisse, 7e pour la mobilité, 2e pour l’investissement et 36e pour la qualité de vie. La troisième est occupée par la Finlande, 4e pour la mobilité, 28e pour l’investissement, mais 1re pour la qualité de vie. Ex aequo à la 5e place, les Pays-Bas et le Danemark complètent le top 5, suivis par l’Irlande, le Royaume-Uni, la Norvège et Singapour. Le classement relève aussi que les États-Unis enregistrent le recul le plus marqué sur cinq ans parmi les pays du G7.
Alors que les Etats-Unis étaient les premiers en 2021, dans ce nouveau classement ils occupaient la 14e place en 2025 avant de remonter à la 12e en 2026, une évolution marquée par la réintroduction bilatérale de visa avec d’autres pays comme le Brésil, qui a rétabli en avril dernier l’obligation de visa pour les citoyens américains.
Au niveau africain, le rapport souligne que les pays africains les plus peuplés, l’indice met en évidence un déficit de mobilité qui se traduit concrètement dans la vie quotidienne de leurs citoyens. Le Nigeria occupe la 183e place mondiale en matière de mobilité, l’Éthiopie la 178e et l’Égypte la 175e, figurant parmi les derniers du classement mondial avec des scores d’accès sans visa limités à quelques pays seulement.
L’Asie quant à elle, affiche certains des passeports les plus puissants au monde, souligne le rapport. Singapour domine la région et occupe la 10e place mondiale avec un score de 92,75 points, devenant le seul passeport asiatique à intégrer le top 10 mondial. Les Émirats arabes unis suivent à la 21e place avec 90,38 points, juste devant le Japon, 23e avec 90,37 points. Hong Kong et la Corée du Sud complètent ce groupe de tête. « Ces passeports rivalisent avec les meilleurs d’Europe en matière de liberté de circulation et les surpassent même sur certains indicateurs économiques et financiers », indique GPR. À l’inverse, le bas du classement asiatique est occupé par l’Afghanistan (197e), le Yémen (194e) et la Syrie (193e), qui figurent parmi les passeports les moins puissants au monde.

