Les « Bleus » font vaciller l’ « Albirroja »
Les Bleus ont eu du mal à gérer l’écueil du Paraguay qui a déployé pour l’occasion un système de défense qui verrouille l’ampleur du jeu. La France ne s’est imposée que sur un score de 1-0 grâce à un penalty obtenu par Désiré Doué et transformé par Kylian Mbappé.
La France affrontera le Maroc en quart de finale jeudi 9 juillet. Gustavo Alfarro, sélectionneur de l’Albirroja, a opté pour La Défense totale en alignant cinq défenseurs, soit un de plus que lors de l’exploit de son équipe contre l’Allemagne au tour précédent.
Les protégés de G. Alfarro ont tenté de stabiliser les Français et réussi à réduire la voilure du quatuor d’attaque. Sous l’oeil alerte de l’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev, la première période s’est révélée pauvre en occasions en dépit d’une domination tricolore. Ce n’est qu’au retour des vestiaires, avec l’entrée de Désiré Doué, fauché dans la surface par Diego Gomez, que le verdict de la Var est tombé. Au point de penalty, K. Mbappé a délivré, enfin, les Français après 69 minutes d’attente.
Comme en 1998, les Bleus se contenteront d’un orphelin but qui fait, pourtant, la différence. La France devra croiser le fer avec le Maroc… Un client traditionnel qui ravive bien des souvenirs qui remontent au Mondial du Qatar. Les Lions de l’Atlas tiendront-ils, là, leur revanche, après avoir été sorti par les Bleus en demi-finale lors du précédent Mondial ?
Les « Lions de l’Atlas » écorchent « The Canucks »
Paralysés en première période et sauvés par des parades magistrales de Yacine Bounou, les Marocains ont su comment faire céder le blindage dressé par les Canadiens. Au retour des vestiaires, les Lions de l’Atlas ont revu leur jeu pour être libérés par un divin doublé d’Azzedine Ounahi dans un match où Rahimi a rejoint la liste des buteurs (3-0).
Négociant le quart de finale de la Coupe du monde pour la deuxième fois consécutive, les Lions de l’Atlas qui ont subi en première période n’ont donné à voir un jeu plaisant qu’en seconde période. Grâce à une belle combinaison sur coup franc, le capitaine Achraf Hakimi a trouvé en retrait son coéquipier à l’entrée de la surface de réparation et celui-ci a placé sa reprise du plat du pied hors de portée du gardien Maxime Crépeau (58e). Les hommes de Jesse Marsch qui ont exercé une forte pression sur le Maroc ont été pris par surprise. The Canucks qui défendent le maillot du Canada, pays co-organisateur du Mondial, allaient céder davantage face à un jeu rapide déployé par les Lions de l’Atlas sur la pelouse de Houston. On oublie le carton jaune récolté par A. Hakimi et le départ prématuré d’Ismaïla Saibari. Le nouveau joueur du Bayern Munich, auteur de trois buts dans cette Coupe du monde, est remplacé dès la 22e minute par Rahimi. La magie de Mohamed Ouahbi allait opérer en deuxième mi-temps. Les Canadiens qui tentaient l’égalisation ne parviennent pas à se montrer dangereux, sinon sur une frappe lointaine de Tajon Buchanan que Y. Bounou détourne en corner (78e).
Le pays coorganisateur va même encore se faire piéger sur un contre rapide des Marocains mené par Brahim Diaz, qui fixe la défense avant de servir en retrait Ounahi, lequel s’offre un magnifique doublé pour assurer le break pour son équipe (82e). Le Canada est K.-O. et manque de se prendre un troisième but sur une tête de Rahimi qui trouve la barre transversale (84e). Mais ce n’était que partie remise, puisque l’attaquant va revenir dans les arrêts de jeu pour punir une nouvelle fois les Canadiens (90+8).
Les « Vikings » douchent la « Seleçao »
Grâce un Orjan Nyland infranchissable et à un Erling Haaland clinique, La Norvège est venue à bout du Brésil en huitièmes de finale (2-1). Les Vikings, en quart de finale pour la première fois de leur histoire, rencontreront l’Angleterre.
Éliminé dans une Coupe du monde où il nourrissait de grandes ambitions le Brésil de Carlo Ancelotti devraient digérer une défaite, ses raisons et ses retombées. E. Haaland s’est joué de la vigilance des Brésiliens en inscrivant deux buts, signant ainsi une victoire qui envoie les siens en quart de finale de la Coupe du monde, une première dans l’histoire du football norvégien.
Dès les premières minutes, les Vikings vont être les premiers à se montrer dangereux. Sur son côté droit, le puissant Alexander Sorloth déboule et emporte tout sur son passage avant d’adresser un centre pour Patrick Berg, qui pense ouvrir le score. Mais l’arbitre signale, à juste titre, un hors-jeu de l’attaquant de l’Atlético Madrid. Moins de dix minutes plus tard, c’est Matheus Cunha (Brésil) qui est fauché dans la surface norvégienne par Ajer ; la sanction tombe après vérification par la VAR : pénalty. Le Brésil a l’occasion de passer devant, mais Guimarães manque le penalty. Le match est bel et bien lancé.
Avec peu d’intensité dans le rythme, les équipes semblent pouvoir faire mal dès que l’occasion se présente. Les Norvégiens ont la possession, mais le Brésil, articulé autour d’un 4-4-2 avec Cunha et Vinicius en attaque, est bien en place et mise sur la vitesse de ces deux hommes pour frapper en contre. Vinicius, encore lui, au terme d’un numéro de soliste, oblige O. Nyland à sortir le grand jeu pour repousser du pied la frappe du Brésilien (40e). En face, Alisson aussi a du travail. Après un premier arrêt facile devant E. Haaland (30e), le gardien de Liverpool sauve son équipe sur une grosse frappe d’Odegaard (45e).
Les débats sont équilibrés, et visiblement ce n’est pas du goût du sélectionneur norvégien Stale Solbakken, qui décide de faire un double changement en attaque dès le retour des vestiaires. Andreas Schjelderup et Oscar Bobb remplacent Alexander Sorloth et Antonio Nusa. Carlo Ancelotti réplique en lançant Endrick dix minutes plus tard. L’attaquant du Real Madrid a l’occasion d’être le héros sur son premier ballon : lancé par Vinicius, le nouvel entrant manque son duel face au gardien Orjan Nyland (58e). Le portier norvégien maintient son équipe en vie avec un nouvel arrêt sur une tentative de Rayan (62e). Les Vikings subissent désormais et sont au bord de la rupture.
C’est à ce moment qu’Ancelotti décide de faire entrer Neymar pour sa 130e sélection, sous les ovations du MetLife Stadium de New York (68e). La rencontre s’emballe, avec deux équipes moins calculatrices que lors de la première période. Schjelderup trouve Alisson sur une belle tentative (75e), sous forme d’avertissement. Car cinq minutes plus tard, Haaland, lui, ne rate pas l’offrande de Schjelderup (80e) : au terme d’un nouveau débordement de la jeune pépite de Benfica, le géant norvégien remporte son duel aérien face à Gabriel et bat Alisson pour ouvrir le score (80e).
L’attaquant, qui a marqué lors de tous ses matchs dans cette Coupe du monde, n’a eu besoin que d’une véritable occasion pour mettre la Norvège devant. Le Brésil ne va pas s’en remettre, même si Casemiro manque de remettre les deux équipes à égalité sur une reprise avant le temps additionnel. Mais Haaland va frapper de nouveau en envoyant un missile à l’entrée de la surface de réparation sur lequel Alisson ne peut rien. Le Brésil est K.O, mais obtient un penalty presque dans la foulée. Comme un symbole, Neymar s’en charge et réduit le score (90+9). Mais il est déjà trop tard. Comme un symbole, celui qui a incarné pendant longtemps l’espoir brésilien dans la poursuite d’un sixième trophée depuis 2002 quitte le Mondial en pleurs et définitivement la Seleção.
Les « Three Lions » terrassent « El Tricolor »
L’Angleterre s’est imposée 3-2 face au Mexique au stade Azteca de Mexico. Réduits à dix pendant 40 minutes et menacés par la réduction du score des Mexicains, les « Three Lions » ont dû batailler jusqu’à la dernière seconde pour décrocher leur qualification face à une équipe du Mexique appelée à digérer son élimination.
Les Mexicains n’avaient jusqu’ici jamais perdu un match de Coupe du monde dans leur stade fétiche. La tâche s’annonçait donc immense pour des Anglais, pas toujours très convaincants en phase de groupe, contrairement à leurs adversaires du soir, vainqueurs de leurs quatre derniers matches sans encaisser un but.
Dans une ambiance survoltée et dans un stade comptant 80.000 aficionados,« El Tricolor » a sonné le gage sur une tête plongeante de Jimenez dès la 15e minute obligeant Jordan Pickford à une parade de haut vol qui a tout de suite mis ses coéquipiers dans le bain. Survoltés, les Mexicains ont imposé aux hommes de Thomas Tuchel une intensité folle en première période et une âpre bataille au milieu de terrain.
Mais en laissant l’initiative aux Mexicains, les Anglais ont su se montrer les plus malins. Le plan mis en place par le coach anglais semblait même parfaitement exécuté quand à la 36e minute sur la première grosse occasion anglaise, Buyako Saka a mystifié Gallardo pour déposer un centre sur la tête de Jude Bellingham qui n’avait alors plus qu’à tromper Raul Rangel. D’une efficacité clinique, Bellingham a doublé la mise à peine une minute plus tard en récupérant le ballon sur l’engagement mexicain, laissant du même coup les joueurs de Javier Aguirre K.O. debout.
Mais dans une fin de première période de folie, « El Tri » a su se remettre la tête à l’endroit, grâce à la réduction du score de Quinones à la 42e minute. L’attaquant mexicain à crucifié Pickford d’une reprise de volée alors que le ballon traînait dans la surface. Toujours vivants, les Mexicains ont poussé pour égaliser avant la pause, en vain. La faute à un très bon Pickford mais aussi, encore une fois, à Bellingham qui a sauvé les siens, en enlevant le ballon des pieds de César Montes qui s’apprêter à ajuster Pickford à bout portant.
Sans doute soulagés de rentrer aux vestiaires avec un but d’avance, les Anglais ont profité de la pause en pensant avoir laissé passer l’orage. Le seconde période a pourtant repris avec la même intensité et le match est devenu complètement fou quand le latéral droit anglais Jarell Quansah s’est fait exclure, après consultation de la Var, pour un tacle bien trop appuyé sur Gallardo.
Et si la « Tri » espérait tirer profit de son avantage numérique pour revenir au score, ses espoirs ont été douchés quand cinq minutes plus tard l’arbitre a désigné le point de pénalty après que le gardien mexicain a fauché Anthony Gordon dans la surface. Harry Kane ne s’est pas fait prier pour le transformer en pensant probablement mettre son équipe à l’abri. C’était sans compter sur un autre pénalty, assez sévère, sifflé cette fois contre l’Angleterre et, ironie du sort, provoqué par Kane. Sans trembler, Raul Gimenez a trompé Pickford et fait entrer le stade Azteca en fusion alors qu’il restait 20 minutes de jeu dans le temps réglementaire.
Vingt minutes, agrémentées de 11 minutes supplémentaires de temps additionnelles, qui se sont résumées à un attaque défense interminable pour les Anglais, qui en infériorité numérique, sont passés à une défense à cinq pour préserver leur maigre avantage. Chauffés à blanc par leurs supporters, les Mexicains ont poussé jusqu’à la dernière minute mais ils n’ont pas trouvé la faille malgré plusieurs occasions très chaudes pour leur laisseront certainement des regrets… Les Anglais ont plié mais ils n’ont pas cédé. Ils joueront leur quart de finale le 11 juillet face à la Norvège.

