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Avant son départ du gouvernement : Le travailliste K. Starmer dope la Défense britannique

by Perspectives Med
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Avant son départ du gouvernement : Le travailliste K. Starmer dope la Défense britannique

Après plusieurs mois de retard en raison de contraintes budgétaires, le Premier ministre démissionnaire a dévoilé, mardi, un plan d’investissement dans la défense depuis le site d’un fabricant de drones dans le Berkshire (sud de l’Angleterre). Malgré son départ prochain de Downing Street, Air Starmer avait promis de présenter ce plan avant le sommet de l’Otan qui se déroule en Turquie les 7 et 8 juillet.

« Nous devons faire le nécessaire pour affronter résolument ce nouveau monde, assurer la sécurité de notre pays et saisir les opportunités découlant de l’investissement dans notre puissance souveraine », a ainsi déclaré K. Starmer. « Nous allons transformer nos forces armées en offrant à l’industrie la certitude nécessaire pour investir et en apportant à nos alliés de la clarté sur nos intentions », a-t-il encore insisté. « Cela permettra de dissuader la Russie », assure aussi K. Starmer, car les autorités estiment très probable une attaque de Moscou sur les pays de l’Otan d’ici 2030. L’Otan, justement, a salué par la voix de son dirigeant Mark Rutte, « un pas dans la bonne direction ».

Tirant les leçons des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, le plan met l’accent sur le développement des drones et des systèmes autonomes grâce à un investissement de 5 milliards de livres (5,8 milliards d’euros) dans des drones de déminage ou encore des drones d’attaque explosifs au faible coût, a détaillé le ministère de la Défense dans un communiqué. Le gouvernement va également mobiliser 63 milliards de livres pour « renforcer la dissuasion nucléaire britannique » et 11 milliards pour reconstituer les stocks de munitions et d’armements. Par ailleurs, Londres s’engage à contribuer à hauteur de 8 milliards de livres au projet de futur avion de combat (Gcap) développé en partenariat avec le Japon et l’Italie.

L’objectif est également de transformer la Royal Navy, qui a récemment montré ses limites au Machrek, en une marine « hybride », combinant des navires dits autonomes fonctionnant grâce à l’intelligence artificielle avec une flotte plus traditionnelle. Au moins six nouveaux navires de guerre seront construits, assurant l’activité des chantiers navals britanniques pendant des décennies, selon le gouvernement.

K. Starmer s’est dit « confiant » dans le fait que ce plan permette au Royaume-Uni de se défendre lui-même et d’assumer ses responsabilités envers l’Alliance atlantique. Les tergiversations autour de ce plan ont aggravé la crise politique qui a mené à sa chute la semaine dernière. Elles avaient préalablement poussé celui qui était alors ministre de la Défense, John Healey, à claquer la porte du gouvernement, suivi par le secrétaire d’État aux Forces armées, Al Carns. J. Healey avait accusé le chef du gouvernement et la ministre des Finances Rachel Reeves de ne pas avoir débloqué les fonds nécessaires « pour défendre le pays en cette période de menaces croissantes ».

Dans une volonté d’afficher l’unité du gouvernement, la ministre était présente mardi avec le ministre de la Défense Dan Jarvis aux côtés de K. Starmer. Plusieurs autres responsables militaires avaient aussi fait part de leur inquiétude face au risque d’un plan au rabais qui ne permette pas au Royaume-Uni de respecter ses engagements auprès de l’Otan, dans un contexte de fortes pressions américaines. Londres, comme les autres membres de l’Alliance atlantique, s’est engagé à porter son budget militaire à 3,5% du PIB d’ici 2035.

Démissionnaire, K. Starmer se rendra au sommet de l’Otan mais ne sera plus en poste pour la mise en œuvre du plan. Son probable successeur Andy Burnham devrait arriver à Downing Street mi-juillet. Le gouvernement a indiqué que le plan avait été retravaillé depuis le départ de J. Healy pour donner plus de place aux nouvelles technologies, comme les drones, et moins aux programmes traditionnels et très chers visant à développer à horizon lointain de nouvelles capacités de pointe.

Au total, ce sont 15 milliards de livres (17,3 milliards d’euros) supplémentaires qui ont été débloqués sur quatre ans, environ 2 milliards de plus que le montant qui avait déclenché le départ de John Healey, mais loin des 28 milliards réclamés par l’état-major. Pour les financer, le gouvernement va geler des projets « pas immédiatement vitaux » dans l’énergie et les transports, a indiqué K. Starmer. Il avait déjà annoncé qu’il rognerait sur le budget de l’aide internationale pour financer la hausse des dépenses militaires.

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