Selon un communiqué publié par le bureau des médias du gouvernement à Gaza, l’armée israélienne a violé le cessez-le-feu à 3 338 reprises au cours d’une période de 251 jours, précisant qu’à la suite de ces violations et attaques, 1 012 Palestiniens ont perdu la vie et 3 208 autres ont été blessés à Gaza. Le communiqué a noté également que « depuis le jour de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, 54 023 camions d’aide sont arrivés dans la bande de Gaza. Cela ne dépasse pas 36 % des 150 600 camions d’aide censés atteindre la bande de Gaza. »
Il précise que l’occupant israélien aurait dû autoriser le passage de 20 600 personnes pour voyager à l’étranger depuis la bande de Gaza durant la période de cessez-le-feu, mais qu’il n’a autorisé le passage que de 7 417 personnes pendant ce laps de temps.
Attirant l’attention sur le fait que l’armée israélienne poursuit sa politique de génocide systématique à l’encontre du peuple palestinien dans la bande de Gaza, le communiqué souligne que les conditions humanitaires à Gaza s’aggravent de jour en jour en raison du strict blocus israélien. Le communiqué appelle également les pays arabes et musulmans, en particulier les pays médiateurs, ainsi que la communauté internationale, à « contraindre Israël à respecter le cessez-le-feu.
L’armée israélienne cible presque quotidiennement diverses zones de la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu conclu le 10 octobre 2025. En réaction, des factions de la résistance ont publié un communiqué de presse mettant en garde contre la poursuite de l’agression israélienne contre la bande de Gaza et son impact négatif sur le processus de négociation.
La résistance a souligné que cette agression s’inscrit dans une « politique de meurtres, d’assassinats, de massacres, de ciblage des policiers palestiniens, de siège injuste et d’escalade de la famine et de la pression militaire, visant à maintenir la bande de Gaza dans un état d’épuisement perpétuel ».
En conséquence, ils ont appelé les médiateurs et les garants de l’accord de cessez-le-feu à contraindre l’occupant à remplir toutes ses obligations.
A rappeler aussi que lors d’une réunion de l’ONU à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en période de conflit, un affrontement verbal a eu lieu entre Danny Danon, ambassadeur israélien, et deux responsables onusiennes. Israël conteste son inscription sur des listes liées aux violations contre les enfants et aux violences sexuelles. Les échanges illustrent les tensions entre Israël et le secrétariat général des Nations unies. Au cœur de la controverse : les récents rapports publiés sous l’égide du secrétaire général de l’ONU concernant les violations commises dans les zones de conflit. D. Danon, a publiquement demandé la démission de Pramila Patten, représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles en temps de guerre. Celle-ci est à l’origine d’un rapport ayant conduit à l’inscription d’Israël sur une liste noire liée à des accusations de violations dans ce domaine.
Devant les participants, le diplomate israélien a dénoncé ce qu’il considère comme un traitement biaisé de son pays. Selon lui, cette décision refléterait une orientation politique assumée au sein du secrétariat de l’ONU. Il a accusé l’institution de concentrer ses critiques sur Israël et a directement mis en cause l’autorité du secrétaire général António Guterres.
La tension est montée d’un cran lorsque Vanessa Frazier, autre responsable des Nations unies, est intervenue au cours de l’échange. Chargée des questions relatives aux enfants et aux conflits armés, elle venait également de présenter un rapport mentionnant Israël dans le cadre de violations présumées concernant les enfants palestiniens. Invoquant un rappel au règlement, elle a demandé que le débat reste centré sur le fond et non sur des attaques personnelles. D. Danon lui a alors répondu de manière particulièrement ferme, lui demandant de se taire et contestant la légitimité de ses conclusions. V. Frazier a réaffirmé que les éléments mentionnés dans son rapport reposaient sur des informations qu’elle a qualifiées de vérifiées. Le document présenté cette semaine évoque également la possibilité que certains groupes de colons israéliens soient à l’avenir intégrés aux mécanismes de surveillance internationaux concernant les atteintes aux droits des enfants. Il souligne une hausse jugée préoccupante des violations recensées contre des mineurs palestiniens. Israël figure déjà dans plusieurs annexes de ces rapports, tout comme le Hamas, également cité parmi les acteurs mis en cause. Les autorités israéliennes ont vivement contesté ces conclusions et annoncé leur volonté de réduire leurs relations avec le secrétariat général de l’ONU, alors que le mandat d’António Guterres doit s’achever prochainement.

