Cet appel est intervenu lors d’un entretien téléphonique entre les deux responsables consacrés aux derniers développements régionaux après l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin aux hostilités sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban, selon l’Agence nationale de l’information libanaise (NNA).
Les deux responsables ont également examiné « les développements militaires et politiques liés au mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, notamment la clause relative à la cessation de la guerre israélienne contre le Liban », a indiqué l’agence. Et ont souligné « la nécessité pour les États-Unis, les garants du mémorandum d’entente et la communauté internationale d’assumer leurs responsabilités en contraignant Israël à mettre fin à sa guerre, à cesser la démolition des villages, à respecter la souveraineté du Liban et à se retirer immédiatement des territoires qu’il occupe ».
Dimanche, Washington et Téhéran ont annoncé être parvenus à un mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février. Alors que le président américain Donald Trump a affirmé que l’accord avait déjà été signé et que le détroit d’Ormuz serait « entièrement rouvert d’ici vendredi », Téhéran a indiqué que la signature du mémorandum était prévue vendredi à Genève.
Depuis le 2 mars, Israël mène des opérations militaires au Liban qui ont fait des milliers de martyrs et de blessés et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, selon les derniers chiffres officiels. Israël occupe des zones du sud du Liban, certaines depuis plusieurs décennies et d’autres depuis la guerre de 2023-2024, tout en ayant progressé de plus de 10 kilomètres à l’intérieur du territoire libanais dans le cadre du conflit en cours.
Par ailleurs, dans une lettre adressée le même jour au président du Parlement iranien, cheikh Naïm Qassem, a exprimé sa gratitude envers l’Iran pour son soutien constant et significatif au Liban, et pour son insistance à inclure le Liban dans l’accord américano-iranien visant à mettre fin à la guerre dans la région. « Les mots ne sauraient exprimer notre profonde gratitude pour les positions fermes et solidaires adoptées envers le Liban, son peuple et sa résistance, afin de contraindre l’entité israélienne à cesser immédiatement et définitivement ses opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, dans le cadre de la fin de la guerre contre la République islamique d’Iran, conformément à la première clause fondamentale de l’accord entre l’Iran et l’Amérique », a-t-il notamment relevé. Revenant sur la riposte iranienne à l’agression israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, il a noté que « l’Iran verse aujourd’hui son sang, affronte l’entité sioniste en réponse à ses bombardements sur la banlieue sud de Beyrouth et en subit les conséquences, au prix de grands sacrifices, qui la menacent d’une guerre. Je le proclame haut et fort : l’Iran est un symbole de fierté et d’honneur. »
Côté iranien, Ismaïl Qaani, commandant de la « Force Al-Qods » du Corps des gardiens de la révolution islamique, a affirmé qu’« il est impossible de démanteler le Hezbollah, et personne ne peut se dresser face à lui », soulignant que l’ensemble de l’axe de la résistance s’est illustré lors de la dernière guerre. Dans une interview accordée lundi soir à la télévision iranienne, le général de brigade iranien a déclaré que le Hezbollah a combattu aux côtés de l’Iran pendant 104 jours lors de la troisième guerre imposée, affirmant que le parti « représente l’ensemble de la communauté chiite, ainsi qu’une grande partie de la société non chiite au Liban, et que ce que vous avez vu du Hezbollah n’est que la face visible de l’iceberg ».
« Que nos frères soient derrière les rampes de lancement ou à la table des négociations, leur nature même est la résistance », a-t-il poursuivi en révélant que « la nuit dernière, l’Iran était prêt à attaquer l’entité sioniste. Nous avons tenu fermement et avons adopté une position que la partie adverse ne voulait pas accepter ».
Par ailleurs, I. Qaani a déclaré que « Bab el-Mandeb est l’une des cartes de la victoire pour le front de la résistance, et si nécessaire, d’autres cartes seront dévoilées », considérant que « Bab el-Mandeb est sous le contrôle d’Ansarullah et même de certains combattants de la résistance non yéménites ». Il a souligné que certains des navires américains les mieux équipés, qui avaient l’intention de traverser la mer Rouge pendant la guerre, ont passé près de deux semaines entre le Yémen et Djeddah, hésitant à traverser, pour finalement ne pas oser le faire. Il a également signalé que la guerre a brisé la réputation des USA, déclarant : « Le processus d’effondrement de l’entité sioniste s’est accéléré après la troisième guerre imposée. »
Il a réaffirmé que l’équipe de négociation iranienne a traité avec l’ennemi avec fermeté dès le début de l’agression israélienne contre le Liban, ajoutant que « la fermeté sur la question libanaise a prouvé que les hommes du terrain militaire et de la diplomatie sont issus de l’essence même de la résistance. »
Sur le terrain, au moins 4 martyrs et plusieurs blessés ont été signalés dans la journée de mardi lors d’attaques israéliennes contre les villages de Mayfadoune et Choukine du district de Nabatiyeh.
La veille lundi, au moment où des dizaines de milliers de déplacés retournaient dans leurs villages, villes et maisons de la banlieue sud et du Sud, les forces d’occupation tentaient d’imposer un nouveau fait accompli sur le terrain en menant des opérations d’incursion silencieuses dans les secteurs occidental et oriental.
Cependant, la Résistance était en état d’alerte et de vigilance, ciblant les chars et les véhicules militaires avec des missiles. En contrepartie, l’armée d’occupation a ouvert le feu dans plusieurs directions, tentant d’empêcher les habitants d’approcher des zones encore sous son contrôle, ciblant ce qu’elle prétendait être des positions constituant une menace pour ses forces.
Ces violations israéliennes se sont accompagnées d’une démonstration de force politique menée par le Premier ministre ennemi Benjamin Netanyahu face à ses opposants au sein de l’entité, plaçant l’accord irano-américain devant un test sérieux qui pourrait ramener les choses à la case départ.
Face à ces évolutions, le pouvoir libanais a gardé le silence. Le président Joseph Aoun et le chef de gouvernement Nawaf Salam n’ont même pas pris la peine de s’adresser aux Libanais. Une attitude qui coïncide avec les préparatifs pour la session de négociations prévue le 22 juin prochain… Cela se produit au milieu de craintes croissantes de voir des concessions sécuritaires accordées à l’armée d’occupation en échange d’un retrait qui constitue désormais une condition pour la poursuite du processus de négociations irano-américaines.
Donald Trump a affirmé que la tension au Liban « doit se terminer bientôt » soulignant « la nécessité d’examiner les moyens de régler le conflit existant », a été particulièrement remarquable. « Nous voulons voir comment nous pouvons régler le conflit au Liban, et nous devons en parler avec Israël à ce sujet », soulignant que « l’espoir subsiste de parvenir à une solution pour la situation au Liban également, et nous devons parler avec le Hezbollah ».
Des sources américaines, en contact lundi avec de grandes figures libanaises, ont expliqué le contexte de la position de D. Trump, évoquant un appel téléphonique tempétueux entre le vice-président JD Vance et B. Netanyahu, le premier insistant auprès du chef du gouvernement israélien pour qu’il établisse un plan de retrait rapide des territoires libanais occupés, et qu’il soit prêt à finaliser des arrangements sécuritaires lors de la prochaine session de négociations avec le Liban prévue le 22 juin.
Des parties libanaises auraient reçu de la part des Américains une proposition stipulant que « le Liban prépare une liste de mesures sécuritaires et militaires qu’il prendrait pour assurer la sécurité du nord d’Israël, afin de faciliter l’exécution d’un large retrait militaire dans une première phase ». Cela intervient alors que l’on parle d’un « retour d’Israël à la ligne frontalière où il était positionné avant le 2 mars, tandis que ses forces s’emploient actuellement à consolider leurs positions dans plus de neuf points s’étendant le long de la frontière, de Khiam à l’est jusqu’à Naqoura à l’ouest ».
Selon les données, il est attendu qu’Israël remette sur la table son idée précédente basée sur la création de « zones expérimentales », reposant sur le fait que l’État procède au désarmement de la Résistance, cette étape devant être documentée via un comité tripartite libano-israélo-américain, suivi d’un retrait israélien de ces zones. Le commandement de l’armée a informé le pouvoir politique de son refus de cette proposition, soulignant que l’institution militaire ne s’engagera dans aucune coordination directe avec les forces d’occupation, et que ce qui est requis est la réactivation exclusive du comité du mécanisme de surveillance (« le Mécanisme »), tout en confirmant que l’armée est prête à garantir la sécurité de la région et son exemption d’armes après le retrait des forces d’occupation.
Le président américain a estimé mardi que B. Netanyahu devait être « plus responsable » concernant le Liban, tout en critiquant l’ampleur des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah. « J’ai eu une excellente relation avec Bibi (Benjamin Netanyahu), mais désormais Bibi doit être plus responsable vis-à-vis du Liban », a-t-il déclaré à des journalistes en France. « Je dirais que, parmi tous les pays, le Liban est celui qui a été le plus mal traité. Il ne peut pas vraiment se défendre et il a le Hezbollah, qui représente un problème pour lui. Non, je ne suis pas satisfait de la manière dont Israël a agi au Liban et face au Hezbollah », a-t-il ajouté depuis la France, où il participe aux réunions du G7.
- Trump a également réaffirmé le soutien des États-Unis à Israël. « Sans les États-Unis, il n’y aurait pas d’Israël », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il « aurait été détruit depuis longtemps » sans son intervention. « Sans moi, il n’y aurait pas d’Israël, car aucun autre président n’était prêt à faire ce que j’ai fait », a-t-il affirmé.
Le président américain a estimé qu’Israël combattait le Hezbollah « depuis trop longtemps » et que « trop de personnes sont tuées » au Liban.
« Ils auraient dû être capables de régler cela plus rapidement. Cela n’en finit pas et, lorsque cela se produit, cela jette une ombre sur le grand accord, celui conclu avec l’Iran », a-t-il poursuivi.
Évoquant l’impact des frappes israéliennes sur les civils libanais, D. Trump a déclaré : « Il n’est pas nécessaire de détruire un immeuble d’habitation chaque fois que l’on recherche quelqu’un, car beaucoup de personnes vivent dans ces immeubles et elles ne sont pas toutes membres du Hezbollah. » Le président américain a également indiqué avoir suggéré à Israël de laisser la Syrie affronter le Hezbollah. « J’ai suggéré à Israël de laisser la Syrie s’occuper du Hezbollah car, pour être honnête avec vous, je pense qu’elle ferait un meilleur travail », a-t-il affirmé.
Le président américain a estimé mardi que B. Netanyahu devait être « plus responsable » concernant le Liban, tout en critiquant l’ampleur des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah. « J’ai eu une excellente relation avec Bibi (Benjamin Netanyahu), mais désormais Bibi doit être plus responsable vis-à-vis du Liban », a-t-il déclaré à des journalistes en France. « Je dirais que, parmi tous les pays, le Liban est celui qui a été le plus mal traité. Il ne peut pas vraiment se défendre et il a le Hezbollah, qui représente un problème pour lui. Non, je ne suis pas satisfait de la manière dont Israël a agi au Liban et face au Hezbollah », a-t-il ajouté depuis la France, où il participe aux réunions du G7.
D. Trump a également réaffirmé le soutien des États-Unis à Israël. « Sans les États-Unis, il n’y aurait pas d’Israël », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il « aurait été détruit depuis longtemps » sans son intervention. « Sans moi, il n’y aurait pas d’Israël, car aucun autre président n’était prêt à faire ce que j’ai fait », a-t-il affirmé.
Le président américain a estimé qu’Israël combattait le Hezbollah « depuis trop longtemps » et que « trop de personnes sont tuées » au Liban.
« Ils auraient dû être capables de régler cela plus rapidement. Cela n’en finit pas et, lorsque cela se produit, cela jette une ombre sur le grand accord, celui conclu avec l’Iran », a-t-il poursuivi.
Évoquant l’impact des frappes israéliennes sur les civils libanais, D. Trump a déclaré : « Il n’est pas nécessaire de détruire un immeuble d’habitation chaque fois que l’on recherche quelqu’un, car beaucoup de personnes vivent dans ces immeubles et elles ne sont pas toutes membres du Hezbollah. » Le président américain a également indiqué avoir suggéré à Israël de laisser la Syrie affronter le Hezbollah. « J’ai suggéré à Israël de laisser la Syrie s’occuper du Hezbollah car, pour être honnête avec vous, je pense qu’elle ferait un meilleur travail », a-t-il affirmé.

