Survivante d’un cancer osseux rare, l’universitaire et activiste a subi une pose d’une prothèse humérale, en 1995. Usée, celle-ci présente « un descellement total au niveau du coude et de l’épaule » et son remplacement a été prévu pour septembre 2025 en France. Une intervention contrariée par l’incarcération de l’activiste le 10 août.
Dans ce sens, le comité a demandé une « communication complète » du dossier médical de la détenue à sa défense, « pour garantir la transparence et la continuité de sa prise en charge », outre « la mise en place d’une expertise médicale indépendante et contradictoire, sous la supervision du parquet ». Faisant état d’une « urgence médicale documentée », le comité alerte aussi sur « une condition médicale incompatible avec l’environnement carcéral ».
L’instance souligne également que « la défense n’a toujours pas obtenu le dossier médical complet de Betty et ne dispose d’aucune information détaillée sur l’évolution clinique de sa situation médicale, depuis les derniers examens avant l’incarcération ». Et souligne que la militante « ne refuse pas d’être opérée » mais « demande à bénéficier de l’intervention médicalement programmée par son chirurgien qui la suit depuis 1995 (…) ». Selon la même source, une option proposée en prison « consiste en une ‘chirurgie de confort’, mais sans explication médicale documentée, sans justification quant à son adéquation avec sa pathologie, et sans garantie d’un suivi post-opératoire ».
L’activiste sollicite ainsi « l’accès au traitement que ses médecins estiment nécessaire pour préserver les fonctions de son bras et éviter une aggravation irréversible ». Selon le comité, la « chirurgie de confort » peut renvoyer à « une amputation », alors que l’intervention initiale « vise une reconstruction du bras et de l’épaule ».

