dimanche, mai 31, 2026
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Epidémie Ebola en RDC : Le patron de l’OMS à Bunia

by Perspectives Med
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Epidémie Ebola en RDC : Le patron de l’OMS à Bunia

« Nous sommes ici pour échanger avec la communauté, afin de comprendre comment la riposte est mise en œuvre et d’identifier les éventuelles difficultés pour pouvoir y apporter notre soutien », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, chef de l’OMS.

La RDC a déclaré le 15 mai une nouvelle épidémie liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, une fièvre hémorragique hautement contagieuse. Selon l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine, 246 décès ont été enregistrés parmi plus de 1.000 cas suspects recensés dans le pays.

L’OMS a indiqué vendredi qu’au moins 134 cas confirmés avaient été détectés en RDC et en Ouganda, dont neuf dans ce dernier pays. Dix-huit décès ont été confirmés parmi ces cas. L’organisation a précisé qu’un médecin américain ayant soigné des patients en RDC était actuellement pris en charge en Allemagne.

A.G. Tedros a rencontré en RDC des partenaires sanitaires et humanitaires engagés dans la lutte contre l’épidémie. « Nous nous sommes tous accordés sur l’importance de renforcer la coordination et la coopération entre tous les partenaires, en soutien au gouvernement et aux communautés de l’Ituri », a-t-il écrit sur le réseau social américain X. Le chef de l’OMS a également insisté sur le rôle des réseaux communautaires, des responsables religieux, des organisations de femmes, des médias et des influenceurs locaux afin de renforcer l’adhésion de la population aux mesures sanitaires.

La souche Bundibugyo, détectée dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, présente un taux de létalité compris entre 30 % et 50 % parmi les cas confirmés, selon l’OMS.

De leur côté, les autorités sanitaires congolaises ont signalé l’apparition continue de nouveaux cas suspects depuis le déclenchement de l’épidémie. Parmi les difficultés rencontrées figurent le suivi des cas contacts, l’insécurité dans certaines zones ainsi que l’insuffisance des capacités d’isolement et de prise en charge des patients.

Les autorités ont toutefois annoncé cette semaine la guérison du premier patient infecté depuis le début de l’épidémie : un technicien de laboratoire de 32 ans, sorti guéri de l’hôpital Rwampara, en Ituri, après un traitement jugé concluant.

La République démocratique du Congo (RDC) n’envisage pas de fermer les écoles dans l’est du pays malgré l’épidémie d’Ebola, qui a déjà causé la mort d’au moins cinq élèves depuis la mi-mai, a indiqué ce samedi un responsable congolais. La souche Bundibugyo du virus Ebola, concentrée dans les provinces orientales de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, présente un taux de létalité compris entre 30 % et 50 % parmi les cas confirmés, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, a déclaré à la presse à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, que la priorité restait le renforcement des mesures de prévention dans les établissements scolaires plutôt que leur fermeture. « Nous n’allons pas fermer les écoles. Nous allons mettre en place des mesures préventives afin de ne pas punir les enfants une deuxième fois », a-t-il affirmé. Le ministre s’est toutefois inquiété de la mort d’au moins cinq écoliers en Ituri, qu’il attribue à l’automédication et aux retards dans la prise en charge médicale. R. Kamba a appelé les familles à éviter les traitements à domicile et à orienter rapidement les cas suspects vers les structures de santé.

Selon les derniers chiffres de l’OMS, au moins 134 cas confirmés d’Ebola ont été recensés dans l’épidémie en cours en RDC et en Ouganda.

Les autorités sanitaires congolaises indiquent que de nouveaux cas suspects continuent d’être enregistrés, portant à plus de 1.000 le nombre cumulé de cas suspects depuis la déclaration officielle de l’épidémie. Parmi les cas confirmés, neuf ont été recensés en Ouganda, tandis que le nombre de décès liés au virus s’élève à 18 dans les deux pays.

Les États-Unis ont affirmé samedi être en contact avec les autorités kényanes et se sont dits confiants quant à la possibilité de résoudre les objections liées à un projet de centre d’isolement Ebola, après la suspension temporaire du projet par la Haute Cour du Kenya. « Nous sommes informés de l’action judiciaire engagée au Kenya contre le centre d’isolement Ebola. Nous sommes en contact avec les autorités kényanes et restons optimistes quant à la résolution des objections », indique un communiqué du bureau de Jeremy P. Lewin, sous-secrétaire américain chargé de l’aide étrangère, des affaires humanitaires et de la liberté religieuse.

Il s’agit de la première réaction officielle de Washington depuis que la Haute Cour kényane a suspendu vendredi la création et la mise en service de cette installation dans l’attente de l’examen d’un recours constitutionnel.

La juge Patricia Nyaundi a rendu cette décision après qu’une organisation de défense des droits a contesté le projet, estimant qu’il soulevait des questions constitutionnelles et d’intérêt public nécessitant un examen judiciaire. Le projet de centre a suscité un vif débat au Kenya après des informations selon lesquelles il pourrait être utilisé dans le cadre des mesures américaines de préparation face à l’épidémie d’Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC), notamment pour des citoyens américains potentiellement exposés au virus.

Les critiques s’interrogent sur les raisons ayant conduit à l’implantation au Kenya d’une structure liée aux plans américains de réponse à Ebola, tandis que les partisans du projet soulignent que le pays constitue depuis longtemps une plateforme régionale pour les opérations de santé publique, la coordination humanitaire et la surveillance épidémiologique.

Le ministère kenyan de la Santé a défendu la participation du pays aux efforts internationaux de sécurité sanitaire, affirmant que toute coopération en matière de santé serait encadrée par la législation kenyane, les règles de santé publique et des normes strictes de biosécurité. Comme il a également indiqué que le Kenya avait renforcé ses dispositifs de surveillance face à l’épidémie régionale d’Ebola, notamment à travers des contrôles accrus aux frontières et dans les aéroports, ainsi que des capacités de laboratoire et des systèmes d’intervention d’urgence.

Le projet a également provoqué des tensions politiques au Kenya, plusieurs figures de l’opposition et organisations de la société civile réclamant davantage de transparence de la part du gouvernement. L’ancien vice-président kényan Rigathi Gachagua a critiqué l’initiative, estimant que le Kenya ne devait pas devenir le centre des préparatifs américains contre Ebola alors qu’aucun cas confirmé n’a été détecté dans le pays. Le syndicat kényan des médecins, pharmaciens et dentistes a lui aussi demandé une transparence totale sur tout accord lié au projet, estimant que les questions de santé publique et de sécurité devaient être clarifiées avant toute mise en œuvre.

Selon les autorités sanitaires, plus de 55.000 voyageurs ont déjà été contrôlés aux points d’entrée du pays et tous les cas suspects testés au Kenya se sont révélés négatifs.

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