D’après les mêmes sources, les premiers éléments de l’enquête ont révélé l’implication présumée d’un magistrat exerçant à Casablanca. Ce dernier aurait entretenu des échanges avec H. Jerando sur des sujets sensibles, via les réseaux sociaux, qui auraient alimenté les contenus publiés par le youtubeur depuis le Canada. Ainsi, un juge d’instruction a auditionné, jeudi à Casablanca, le magistrat soupçonné afin qu’il donne sa version des faits avant son transfert, le lendemain vendredi, devant la Cour d’appel de Salé, instance qui a ordonné son placement en détention provisoire à la prison d’El Arjate.
On assure que cet épisode ne restera pas sans suite. Ainsi, la fuite des enregistrements de H. Jerando, pronostique-t-on, pourrait faire tomber d’autres têtes.
A rappeler que la Cour supérieure du Québec a condamné H. Jerando à verser d’importantes sommes en dollars canadiens à Jamal Lahrour, substitut du procureur du roi près le tribunal correctionnel de première instance d’Aïn Sebaâ à Casablanca, ainsi qu’à Mohamed Loulidi, gouverneur de la sûreté de Tétouan.

