mardi, mai 12, 2026
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Dossier saharien : S. Boukadoum reçu à Washington par M. Boulos

by Perspectives Med
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Dossier saharien : S. Boukadoum reçu à Washington par M. Boulos

Le conseiller américain a indiqué sur X avoir évoqué le récent déplacement à Alger du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau et du commandant d’AFRICOM, le général Michael Anderson. Les discussions ont également porté sur les relations économiques bilatérales et la présence de plus de 120 entreprises américaines en Algérie.

Le responsable américain a également indiqué que les deux parties avaient examiné les possibilités d’accroître les investissements, notamment dans le secteur énergétique. Le sujet avait déjà été abordé la semaine dernière lors de la visite à Alger de C. Landau, numéro deux du département d’État américain, qui avait rencontré le président Abdelmadjid Tebboune ainsi que plusieurs responsables algériens.

M. Boulos a également mis l’accent sur les questions sécuritaires et la coopération régionale. Il a salué « le rôle diplomatique essentiel et constant de l’Algérie » en faveur de la stabilité régionale. Il a aussi évoqué le dossier du Sahara occidental, appelant à « une solution mutuellement acceptable» conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU. « Il est temps de trouver une solution », a-t-il martelé.

Ces déclarations interviennent deux jours après un appel lancé par l’ambassade américaine à Alger à la reprise des discussions sur le Sahara occidental, dans la foulée des attaques revendiquées par le Polisario contre des cibles civiles à Smara le 5 mai.

La rencontre entre Massad Boulos et Sabri Boukadoum s’inscrit dans un contexte de pressions croissantes de l’administration Trump sur Alger, visant à relancer les discussions sur le dossier du Sahara, sur la base de la proposition marocaine d’autonomie.

Ni le ministère algérien des Affaires étrangères ni l’ambassade d’Algérie à Washington n’avaient réagi officiellement à cette rencontre.

Depuis Tindouf, force est de souligner que la réaction du Polisario a tardé après la vague de condamnations internationales provoquée par l’attaque contre Smara. Et c’est Bachir Mustapha Sayed, figure historique du mouvement et actuel président du « parlement sahraoui » qui a réagi via un message diffusé à des cadres du Front et relayé par des médias proches des séparatistes.

Dans cette déclaration, le responsable sahraoui décrit une « dangereuse escalade diplomatique » qu’il attribue à une coordination entre les membres permanents du Conseil de sécurité et plusieurs capitales occidentales. Selon lui, cette dynamique s’inscrirait dans une tentative de délégitimation du Front et de son action sur le terrain, en lien avec le dossier du Sahara occidental.

Mustapha Sayed y insiste sur la nécessité de « résister à la pression internationale » et appelle à renforcer la communication du mouvement à travers une série d’initiatives médiatiques, notamment des conférences de presse à New York et dans plusieurs capitales européennes. L’objectif affiché est de contrer ce qu’il qualifie de « campagne de désinformation ».

En tout cas, si le mouvement dénonce une responsabilité collective des puissances occidentales, il évite de cibler directement l’administration du président Donald Trump, pourtant au cœur de la dynamique de réaction internationale. En 2000, B. Mustapha Sayed, alors en charge de la diplomatie du mouvement, avait évoqué la possibilité d’un accord stratégique incluant l’installation d’une base militaire US dans un Sahara occidental sous contrôle du Front, en échange d’une reconnaissance de la « RASD ».

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