samedi, mai 2, 2026
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Israël fait face à une farouche résistance au Liban : La guerre est aussi déclarée entre factions libanaises

by Perspectives Med
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Israël fait face à une farouche résistance au Liban : La guerre est aussi déclarée entre factions libanaises

La chaîne israélienne 15 a pour sa part rapporté, sous réserve d’autorisation de publication, que « l’appareil ayant frappé un véhicule blindé ce matin en Galilée occidentale — provoquant un incendie — est un drone kamikaze équipé d’un câble à fibre optique. C’est la première fois qu’un drone piégé de ce type atteint la Galilée occidentale, et la deuxième fois qu’il est aperçu depuis le début de la guerre au Nord. Une première depuis le début du cessez-le-feu ».

Les médias israéliens ont en outre fait état de 22 soldats israéliens blessés après que le Hezbollah a ciblé une position d’artillerie près de Chtoula à l’aide d’un drone d’assaut. Par ailleurs, les médias israéliens ont rapporté, citant le porte-parole de l’armée d’occupation, qu’un drone de l’armée a été abattu au Sud-Liban après le tir d’un missile sol-air par le Hezbollah.

La Résistance islamique a annoncé avoir abattu à l’aide d’un missile sol-air un drone de l’armée de l’ennemi israélien de type Hermes 450 – Zik dans le ciel de la ville de Nabatiyeh, au sud-Liban. La Résistance islamique a également tiré un drone d’assaut vers un canon automoteur israélien de 155 mm au sud de la localité de Yarin, atteignant l’objectif avec précision.

Dans ce contexte, le journal Israel Hayom a souligné que le Hezbollah a aussi lancé des missiles, des obus et des drones vers les colonies du Nord, provoquant le déclenchement des sirènes d’alarme dans plusieurs secteurs. Les services d’incendie et de secours ont déclaré qu’un incendie s’est déclaré suite à l’impact direct d’un missile dans une zone ouverte, embrasant un véhicule stationné à cet endroit. Les médias ont ajouté que les sirènes ont retenti durant la matinée, entraînant l’arrêt des transports dans une scène exceptionnelle où des interceptions aériennes ont été documentées au-dessus des colons dans le ciel du Nord. Les opérations de la Résistance islamique au Liban interviennent « dans le cadre de la défense du Liban et de son peuple, en riposte aux violations par l’ennemi israélien du cessez-le-feu et aux agressions visant les villages du Sud-Liban, lesquelles ont fait des martyrs et plusieurs blessés parmi les civils, ainsi qu’en réponse à la violation de l’espace aérien libanais ».

L’occupation israélienne poursuit ses violations de l’accord de cessez-le-feu à travers des agressions continues ciblant les villages et localités du Sud, empêchant les habitants d’y retourner, en plus d’opérations de dynamitage de maisons et de bâtiments et de massacres commis contre les civils. u moins neuf personnes ont été tuées et 13 autres blessées jeudi lors de frappes aériennes israéliennes visant plusieurs localités du sud du Liban, malgré un cessez-le-feu temporaire, rapportent des médias libanais. Selon l’Agence nationale d’information, trois personnes ont été tuées et sept autres blessées dans une frappe ayant touché la localité de Jibchit, où un immeuble résidentiel a été détruit.

Par ailleurs, dans la ville de Toul, quatre personnes ont perdu la vie et six autres ont été blessées, tandis qu’un autre bâtiment résidentiel a été réduit en ruines. De plus, deux personnes ont été tuées dans la localité de Harouf, où une maison a été frappée par un appareil israélien, a précisé l’agence. En outre, des avions de guerre israéliens ont mené une frappe sur la localité de Sultaniyeh, tandis que des tirs d’artillerie ont visé les environs de Zawtar al-Sharqiya et de Mifadoun.

Le ministère de la Santé dans l’entité sioniste a rapporté que 612 Israéliens ont été blessés au Liban depuis l’annonce du cessez-le-feu avec l’Iran, le 8 avril dernier. Le ministère a précisé que 8 513 blessés ont été enregistrés depuis le début de l’opération « Rugissement du Lion » jusqu’à mercredi 29 avril, dont 16 au cours des dernières 24 heures et 612 spécifiquement sur le front nord (avec le Liban).

Ces chiffres interviennent alors que la Résistance islamique poursuit ses opérations, ciblant les soldats, les véhicules et les positions de l’occupation israélienne au Sud-Liban, ainsi que les colonies. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la riposte aux violations du cessez-le-feu par l’ennemi et aux agressions visant les villages libanais, lesquelles font des martyrs et des blessés parmi les civils.

Israël fait face à une crise de main-d’œuvre de plus en plus grave au sein de son armée. Il ne s’agit plus d’un simple déficit numérique gérable, mais d’un problème structurel affectant la préparation militaire et la capacité de l’armée à mener une guerre sur plusieurs fronts. Cette crise a éclaté au grand jour de manière inédite lorsque Eyal Zamir, chef d’état-major israélien, a averti que l’armée approchait d’un « effondrement interne ». Durant la guerre, il a brandi ce qu’il a qualifié de « dix drapeaux rouges » devant le cabinet restreint, exigeant des solutions législatives urgentes concernant la conscription, les réservistes et la prolongation du service obligatoire. Cependant, cet avertissement, malgré sa gravité, s’inscrit dans le prolongement d’alertes déjà lancées par des instances militaires, politiques et médiatiques, sans qu’aucune mesure gouvernementale décisive n’ait été prise jusqu’à présent, selon l’ensemble des rapports israéliens.

Par des propos explicites ne laissant aucune place à l’interprétation, Joseph Aoun, président de la République, a tracé les contours de son approche de la crise. Il a annoncé que le Liban attend un signal américain pour fixer la date du lancement de négociations directes avec l’ennemi israélien, supposées constituer une porte d’entrée pour mettre fin à la guerre. Pourtant, l’image de ces négociations reste floue : s’agit-il d’un processus technique indirect ou de rencontres politiques de haut niveau pouvant aller jusqu’à une réunion entre J. Aoun et le Premier ministre ennemi, Benjamin Netanyahu, sous l’égide du président américain Donald Trump ?

Les fuites israéliennes ont poussé dans cette direction avant d’être démenties officiellement par le bureau du Premier ministre israélien, qui a affirmé qu’aucun rendez-vous n’était prévu à Washington la semaine prochaine. Cependant, la position déclarée, mercredi 29 avril, par J. Aoun devant les instances économiques a déclenché un affrontement politique direct avec abih Berri, président de la Chambre des députés. Le litige porte notamment sur l’affirmation du président de la République selon laquelle « chaque étape franchie concernant les négociations l’a été en coordination et consultation avec les présidents de la Chambre et du gouvernement ». J. Aoun a également souligné que le communiqué du Département d’État américain, publié après la rencontre entre l’ambassadrice libanaise et l’ambassadeur de l’ennemi à Washington, est « le même texte que celui adopté en novembre 2024 et approuvé par toutes les parties à l’époque ».

Le bureau de N. Berri a réagi promptement en jugeant que les propos concernant l’accord de novembre 2024 et le processus de négociation sont « inexacts ». Malgré l’enrobage protocolaire, la réponse reflète une remise en cause directe du récit de la présidence, transformant une divergence latente en une confrontation politique ouverte. « Avec tout le respect dû à la fonction présidentielle et à ce qui émane de Son Excellence le Président, les propos qu’il a tenus devant les instances économiques sont inexacts, pour ne pas dire plus, tout comme ce qui concerne l’accord de novembre 2024 et le sujet des négociations », relève le communiqué.

Cette polémique remet sur le devant de la scène la division structurelle entre deux approches : la première, menée par J. Aoun, pousse vers la négociation comme option diplomatique même sans garanties ou cartes de pression suffisantes ; la seconde, représentée par N. Berri, le Hezbollah et leurs alliés, traite avec prudence tout processus de négociation qui pourrait imposer des concessions au Liban sans arracher un cessez-le-feu préalable comme condition sine qua non. Avec l’étalage public de ce différend, la tension est montée d’un cran, les institutions du pouvoir semblant parler deux langues contradictoires à un moment extrêmement sensible.

Alors que l’envoyé saoudien, Yazid ben Farhane, était censé avoir « freiné » l’élan de J. Aoun sur le dossier des négociations et ouvert la voie à une reprise du dialogue présidentiel incluant le Premier ministre Nawaf Salam, les événements des deux derniers jours ont reflété un climat inverse. Cela a poussé une haute source à se demander si Y. Ben Farhane était sincère en affirmant que la partie américaine avait une autre opinion.

Face à cet affrontement, la capacité de négociation du Liban s’érode. Un État qui entame un tel processus en étant divisé sur son interprétation et ses objectifs se retrouve pratiquement sans cartes de pression. Alors que Tel-Aviv, a contrario, en tire profit, imposant de nouveaux faits accomplis sur le terrain, s’appuyant sur la position de l’autorité libanaise qui lui a offert une couverture lors des réunions de Washington pour élargir sa marge de manœuvre.

Dans ce contexte, les menaces d’Israël Katz, ministre israélien de la Sécurité, de traiter le Sud comme Gaza, ne semblent pas être une simple escalade verbale, mais la traduction d’une doctrine basée sur la destruction systématique et l’élargissement de la zone tampon par la force, transformant tout retrait potentiel en un retrait d’une terre dévastée. Parallèlement, Tel-Aviv continue de manœuvrer sous le plafond américain, profitant des « restrictions » qui lui sont imposées pour intensifier ses frappes sous couvert de défense préventive.

Sur le plan régional, il devient clair que le dossier libanais fait désormais partie d’un réseau de négociation plus large incluant l’Iran et Gaza. C’est ce qu’a indiqué le site israélien Walla, citant Avi Dichter, ministre de l’Agriculture et membre du cabinet de sécurité, qui a déclaré que « la liberté d’action d’Israël au Liban est limitée par des considérations américaines », un aveu qui contredit les allégations du Premier ministre Benjamin Netanyahu sur une liberté d’action totale. Et d’expliquer que « le niveau américain a lié la question libanaise à la question iranienne », soulignant qu’« Israël ne peut pas agir de manière indépendante au Liban en dehors de ce lien ». Il a ajouté : « Nous sommes restreints au Liban à cause de notre partenaire américain. Nous ne pouvons pas être en désaccord avec un pays de la taille des États-Unis et lui dire : pour l’Iran c’est d’accord, mais pour le Liban nous agirons de manière indépendante ».

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