Les victimes de cette injustice en lien avec le terrorisme ont été acquittés en appel, il y a près de deux ans et demi. Condamnés à mort par le tribunal militaire du Puntland, la justice a fini par ordonner leur expulsion vers leur pays d’origine sans pour autant que la sentence ne soit exécutée. Depuis, ils croupissent en prison dans des circonstances décrites par leurs familles comme « dures et inhumaines ». Ces dernières assurent que les leurs ne se sont pas rendus en Somalie avec l’intention de rejoindre une quelconque organisation extrémiste, mais attirés par des individus qui les ont arnaqués, avec des promesses d’opportunités d’emploi et de projets économiques dans une région à fort potentiel. Mais sur place, ils se sont trouvés dans une région d’activité des éléments affiliés à Daech. En découvrant la réalité, ils ont tenté de fuir et de se rendre aux autorités locales, mais ils ont été détenus et ont fait l’objet de graves accusations, avant d’être finalement acquittés.
Une responsable du bureau de protection du Comité international de la Croix-Rouge au Kenya a rendu visite aux détenus, en janvier dernier, pour les informer que tous les documents et procédures nécessaires à leur expulsion avaient été transmis aux autorités marocaines. Cependant, elle leur a notifié que le seul obstacle restant était l’achèvement de procédures par le ministère des Affaires étrangères et les services consulaires, notamment en ce qui concerne les documents de voyage et de billets d’avion.
