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Le SNESup se fissure : L’accord passé entre le bureau national et la tutelle ne passe pas

by Perspectives Med
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Le SNESup se fissure : L’accord passé entre le bureau national et la tutelle ne passe pas

Plusieurs sections régionales SNESup ont fait part de leur rejet catégorique des dispositions de l’accord signé et menacent d’adopter des formes de protestation sur le terrain. Les revendications viennent notamment des sections régionales de Rabat-Salé-Kénitra et de Fès-Meknès, qui dénoncent des promesses non tenues et des « concessions dangereuses » par rapport à leurs acquis.

Dans un communiqué, les sections régionales précitées ont estimé que le texte conjoint a ignoré les revendications des enseignants-chercheurs et révélé un échec manifeste dans le traitement du fond du dossier revendicatif. Elles brocardent une « concession flagrante » dans le texte qui présente l’engagement du ministère à verser les arriérés de promotion de 2023 comme un acquis syndical, alors qu’il s’agirait d’une mesure administrative routinière.

Dès lors, les sections estiment que bureau national aurait « perdu le cap », n’aurait pas défendu correctement les revendications des enseignants-chercheurs et serait devenu un outil au service d’agendas vides, selon eux. Ceci est d’autant plus vrai que les réunions entre le bureau national et la tutelle se seraient limitées à la reconduction d’engagements antérieurs. Le bureau ne serait sorti de ces négociations avec aucune garantie, ni aucun délais pour le ministère.

Dans la foulée, elles exhortent la commission administrative à fixer rapidement une date pour la tenue d’un congrès extraordinaire, conformément aux décisions du 12ᵉ congrès du syndicat.
Parmi les autres revendications, les bureaux de Rabat ont appelé à l’élaboration d’un programme de mobilisation clair pour faire face aux dispositions du projet de loi 59.24, considéré comme instaurant une logique de marché au sein de l’université. La section de Fès pour sa part, a critiqué ce qu’elle qualifie de « silence suspect » concernant les appels précédents au retrait du projet de loi sur l’enseignement supérieur alors qu’il était l’une des principales revendications.

Par conséquent, les organisations syndicales régionales qui ont dénoncé un « accord régressif » ont appelé à ouvrir un dialogue sérieux et responsable pour répondre aux revendications de façon rapide, avec la fixation de délais précis pour le traitement des dossiers en suspens, en particulier la généralisation de neuf années d’ancienneté fictive.

Pour rappel, l’accord conclu avec le ministère de tutelle prévoit notamment un engagement à verser les arriérés liés aux promotions de l’année 2023 fixé au plus tard fin mai 2026, et à trouver une solution à la question de l’ancienneté général d’ici juin 2026. Il s’agit aussi d’avancer sur l’adoption d’un décret levant l’exception concernant les titulaires de doctorats français, et à la modification de l’article 9 dans le même délai. Le document a aussi reconnu principe de l’exonération des indemnités de recherche scientifique de l’impôt sur le revenu et la revendication portant sur la généralisation de neuf années d’ancienneté des enseignants-chercheurs.

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