C’est dans cette atmosphère tendue qu’une réunion s’est tenue entre Mustafa Al-Fouani, chef de l’organe exécutif du Mouvement Amal, Dr Mustafa Al-Fouani, et cheikh Ali Damoush, chef du conseil exécutif du Hezbollah, pour examiner les derniers développements politiques, sociaux et nationaux. Histoire de rappeler, pour ceux qui doutent encore, de la solidité des liens entre les deux parties.
A cette occasion, il a été souligné que l’unité et la solidarité nationale des Libanais constituent le pilier fondamental pour faire face à l’agression israélienne et à ses projets, et que la protection du Liban et la préservation de sa souveraineté et de sa stabilité exigent le plus haut degré de cohésion interne et d’adhésion aux éléments de la force nationale, loin de tout ce qui pourrait affaiblir la position nationale unifiée, soulignant que la résistance et l’unité nationale étaient et sont toujours la base pour remporter des victoires et protéger la patrie.
Les deux parties qui ont salué le peuple libanais à l’occasion de la Journée de la Résistance et de la Libération, se sont mises d’accord sur plusieurs points dont leur attachement aux réalisations nationales rendues possibles par cet événement historique de l’an 2000, et ce qu’il a constitué comme un moment charnière dans l’histoire du Liban et de la région. Ils ont salué l’héroïsme des résistants face à la machine à tuer et à l’agression israéliennes, appréciant leur fermeté, leur résilience et leurs sacrifices dans la défense de la patrie et de la dignité de son peuple. Elles ont convenu de la nécessité de suivre la question des personnes déplacées et du logement, et de la considérer comme une priorité nationale qui requiert l’attention directe de l’État libanais et des organismes et institutions compétents et souligné l’importance de faire revivre les rituels d’Achoura comme c’est la coutume chaque année, à condition que la nature de ces rituels et de leurs programmes soient en accord avec les circonstances et les développements de l’époque. Enfin, les deux parties ont noté l’état de solidarité nationale et de cohésion sociale, et la manière dont les Libanais s’entraident face aux circonstances difficiles et aux défis actuels, considérant que cet esprit constitue un pilier fondamental de la résilience nationale.
A signaler que les médias israéliens se sont intéressés à la vidéo diffusée par Média de guerre illustrant l’opération au cours de laquelle elle a traqué et visé le 20 mai dernier le commandant de la 401e brigade des blindés, le colonel Meir Biderman, dans la localité sud-libanaise de Debel. Selon la chaine publique israélienne Kan, le Hezbollah adopte une nouvelle stratégie qui consiste selon Kan à surveiller les mouvements et déplacements des hauts officiers israéliens dans le but de nuire aux systèmes de commandement, de contrôle et de défense de l’armée israélienne en utilisant des drones piégés.
Réagissant aux images de l’opération, de hauts officiers israéliens ont confié au site Wallah que la situation au sud du Liban constitue un défi important pour les forces israéliennes. Selon ces officiers, le bâtiment dans lequel il se trouvait au sud du Liban était considéré comme « sécurisé afin qu’il puisse s’y installer et dormir ».
« Le Hezbollah a réussi à recueillir des renseignements, à suivre l’activité de l’armée israélienne dans la zone et à surveiller la présence de forces à l’intérieur du bâtiment, puis il a mené l’attaque contre le bâtiment où se trouvait le commandant de brigade, qui a été grièvement blessé. Il est toujours sous anesthésie et sous respiration artificielle après une intervention chirurgicale pour retirer des éclats d’obus de sa tête », ont-ils indiqué. « Le fait de rester longtemps dans une même zone pendant que le Hezbollah envoie ses drones aux fibres optiques qu’il est difficile de détecter et d’intercepter est devenu un défi opérationnel très grand » ont-ils expliqué.
Selon Média de guerre qui a livré sont récit de ce qui s’était passé, tout a commencé dans la nuit du 19 mai 2026, dans les périphéries de la localité de Hadatha, avoisinante de Debel, au sud du Liban. Après plusieurs tentatives infructueuses pour percer les défenses, l’armée d’occupation déploya d’importantes forces, dont 34 soldats du 601e Bataillon du génie, appuyés par des véhicules blindés, afin de briser les lignes de la résistance, selon les médias militaires de la Résistance islamique au Liban.
De violents affrontements ont alors éclaté et n’ont pris fin qu’à l’aube de la journée suivante, avec le retrait paniqué des forces israéliennes qui ont abandonné derrière elles l’épave de deux bulldozers et de quatre chars, incendiés par des tirs directs d’hélicoptères et d’obus. Les pertes israéliennes ont été confirmées : 28 soldats ont quitté les lieux et les 6 autres, dont le commandant de compagnie, le capitaine (M), et le sergent-chef (Sh), ont été évacués par un véhicule Namera. Ils ont été légèrement et grièvement blessés.
Les tentatives d’avancée israéliennes étaient menées sous la supervision directe du colonel Meir Biderman, commandant de la 401e brigade de l’armée israélienne. Il supervisait la progression des forces, ainsi que leur repli depuis la position avancée de la brigade vers la localité de Rshaf, dans le district de Bint Jbeil, au sud du Liban, avant leur retour à l’aube du 20 mai à un quartier général recemment établi aux abords de la localite de Debel. Biderman ignorait que la résistance surveillait de près ses mouvements.
À 7 h 50, les premiers drones Ababil arrivèrent au quartier général nouvellement établi. Après une mission de reconnaissance, repérant des officiers d’occupation camouflés au dernier étage, un drone les a poursuivis habilement jusqu’à l’intérieur du bâtiment où il a explosé de plein fouet la salle des opérations. Le colonel Biderman fut grièvement blessé à la tête, ainsi que deux autres officiers.
La scène a ensuite pris une tournure chaotique pendant l’évacuation, lorsqu’un véhicule Hummer est arrivé à 8h23 pour transporter les blessés sur l’héliport. L’hélicoptère a pris en charge deux des blessés, tandis que le troisième a été transporté par voie terrestre en ambulance. À 8 h 45, alors que l’équipe d’ambulanciers retournait au quartier général de Debel, un drone Ababil était de nouveau là, ciblant violemment le quartier général et frappant un camion de munitions, ce qui a entraîné des explosions successives et un énorme incendie.
À 9 h, alors que les forces restantes s’apprêtaient à évacuer le bâtiment, la résistance a lancé une nouvelle attaque contre un véhicule blindé Namera à l’entrée du quartier général. Cette opération complexe mit fin à une démonstration de force militaire israélienne et porta un coup fatal au cœur du commandement de la brigade

