Home MondeNouveau train de sanctions anti-russes promu à Bruxelles : Un attentat d’envergure empêché par le FSB

Nouveau train de sanctions anti-russes promu à Bruxelles : Un attentat d’envergure empêché par le FSB

by Perspectives Med
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Nouveau train de sanctions anti-russes promu à Bruxelles : Un attentat d’envergure empêché par le FSB

L’attentat a été préparé par le renseignement militaire ukrainien dans le but de détruire les infrastructures de l’aérodrome, d’éliminer le personnel militaire et de faire exploser des avions à l’aide de treize drones équipés d’intelligence artificielle. Toujours d’après le FSB, un citoyen russe a reçu une proposition de rémunération en échange de sa participation à cette attaque. Il a toutefois décidé de signaler cette offre aux autorités russes. La suite de l’opération s’est déroulée sous le contrôle des agents du FSB. Les autorités ont obtenu du représentant du renseignement militaire ukrainien les coordonnées d’une cache contenant les drones ainsi que les instructions nécessaires pour mener l’attaque. Les drones ont ensuite été localisés et neutralisés.

Le FSB a également précisé qu’une avance correspondant à 20 % de la rémunération promise a été versée avant que tout contact avec le renseignement étranger ne soit interrompu. L’attentat a été empêché alors qu’il était encore au stade de sa préparation. Le FSB a rappelé que la législation russe prévoyait qu’une personne ayant participé à la préparation d’un attentat peut être exonérée de toute responsabilité pénale si elle avertissait les autorités à temps et contribuait ainsi à empêcher l’attaque, à condition qu’aucune autre infraction ne puisse lui être reprochée.

Pression européenne

En parallèle, les pays de l’Union européenne sont sur le point d’approuver un 21e paquet de sanctions contre la Russie, dans une version sensiblement allégée en regard de celle présentée initialement par la Commission européenne, rapporte vendredi 10 juillet Euractiv, citant des sources diplomatiques. D’après le média, plusieurs mesures importantes ont été retirées ou assouplies au cours des négociations. Parmi elles figurent les restrictions concernant l’entrée dans l’Union européenne de militaires russes ainsi que certaines dispositions liées au gaz naturel liquéfié.

À l’origine, la Commission européenne souhaitait instaurer une interdiction automatique de visas pour l’ensemble des militaires ayant participé à l’opération militaire spéciale en Ukraine. Cette proposition aurait toutefois rencontré l’opposition de la France, de l’Italie et de la Grèce, dont les économies bénéficient du tourisme en provenance de Russie. Le texte a finalement été limité aux visas de court séjour visant uniquement les personnes ayant pris part directement aux combats. Les discussions ont également porté sur le plafonnement du prix du pétrole russe à 44 dollars le baril.

La Grèce est parvenue à faire réduire la durée de cette mesure de six à trois mois. Athènes a aussi demandé que le transport de GNL russe vers des pays situés hors de l’Union européenne reste autorisé, une disposition qui affaiblit le projet d’interdiction des importations de gaz russe prévu pour janvier 2027. Les restrictions sur les importations de poisson russe ont, elles aussi, été assouplies. L’Allemagne, la Pologne et le Portugal ont obtenu des exceptions pour certaines espèces. De son côté, la Bulgarie a empêché l’inscription du patriarche de Moscou et de toute la Russie, Kirill, sur la liste des personnes sanctionnées.

Au début du mois de juin, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, avait en effet proposé d’intégrer au 21e paquet une interdiction d’entrée dans l’Union européenne visant tous les citoyens russes ayant servi dans les forces armées russes ou participé à l’opération militaire spéciale. Le 29 juin, Bloomberg avait également rapporté, en s’appuyant sur ses propres sources, que la France et l’Italie avaient exprimé des réserves à l’égard de cette initiative. Selon l’agence, ces deux pays ne s’opposaient pas à des restrictions visant les anciens militaires, mais craignaient que la proposition initiale ne débouche, dans les faits, sur une interdiction généralisée d’entrée pour les ressortissants russes. De son côté, la Russie juge les sanctions occidentales illégales. Le Kremlin a affirmé à plusieurs reprises que l’économie russe continuait de fonctionner malgré le grand nombre de sanctions imposées par les pays occidentaux et qu’elle a développé une « certaine immunité » à leur égard

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