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Nouvelle confrontation irano-américaine : Ormuz paralysé…

by Perspectives Med
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Nouvelle confrontation irano-américaine : Ormuz paralysé…

L’armée iranienne a annoncé avoir mené une série de frappes militaires ciblées et intensives à l’aide de drones et de drones kamikazes, visant directement des installations vitales, des systèmes de défense et des sites stratégiques appartenant à l’armée américaine au Koweït, au Qatar et à Bahreïn, en réponse à l’agression américaine. De son côté, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a confirmé avoir ciblé des infrastructures et des installations vitales sur quatre bases américaines au Koweït et à Bahreïn à l’aide de missiles et de drones. Il s’agissait des bases de Camp Arifjan et Ali Al Salem au Koweït, ainsi que des bases aériennes de Juffair et Sheikh Isa à Bahreïn. Le CGRI a averti que toute nouvelle agression entraînerait une extension des attaques à d’autres bases américaines dans la région. Dans un second temps, le CGRI a annoncé la destruction du centre de commandement et de contrôle américain au Moyen-Orient et de la base aérienne d’Azraq en Jordanie, au moyen de dix missiles balistiques. Des images ont circulé montrant la destruction d’un drone américain MQ-9 au-dessus de Khormoj, dans la province de Bushehr, au sud de l’Iran, après l’attaque américaine.

Le CGRI a annoncé dans un communiqué la mise en œuvre de la première phase de ce qu’il a décrit comme une « réponse punitive » aux États-Unis, confirmant que plusieurs bases militaires américaines dans la région ont été ciblées en réponse aux récentes attaques américaines.

Le communiqué explique que les forces navales et aérospatiales du CGRI ont mené une opération conjointe utilisant des missiles et des drones, ciblant les infrastructures et les installations militaires des bases Arifjan et Ali Al Salem au Koweït, et des bases de Juffair et Sheikh Isa à Bahreïn, décrits comme des « bases coloniales et d’occupation américaines » dans la région. Le communiqué a mis en garde l’armée américaine contre toute répétition de ce qu’il a qualifié être des « violations », soulignant que toute nouvelle escalade entraînera des réponses plus fortes et plus étendues, pouvant inclure d’autres bases américaines dans la région.

Dans ses données militaires détaillées, l’armée iranienne indique avoir ciblé le système Patriot de l’armée américaine au Koweït à l’aide de drones. De même, des drones ont ciblé une antenne satellite (un site d’alerte précoce) au Qatar. Dans le même esprit, des drones kamikazes ont visé des dépôts de carburant militaires américains à Bahreïn.  Des médias israéliens ont rapporté que l’Iran a bombardé en Jordanie la base Mowafaq al-Salti où se trouvent des forces américaines alors que les médias jordaniens ont rapporté que 3 missiles balistiques tirés depuis l’Iran en direction de la base al-Azraq en Jordanie. Des médias iraniens ont révélé des tirs de salves de missiles Khaybar Chekan en direction des bases américaines en Asie de l’ouest.

Selon l’AFP, des explosions ont été entendues jeudi à Manama, la capitale de Bahreïn, où des sirènes d’alerte aérienne ont été déclenchées pour la troisième fois, quelques heures après des attaques iraniennes survenues dans la nuit.

Le ministère iranien de la Santé a rendu compte que 14 personnes avaient été tuées et 78 blessées ces deux derniers jours par des frappes américaines sur le pays. Trois personnes ont succombé jeudi dans la périphérie de la ville d’al-Ahwaz, la province du Khuzestân.

Mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a déclaré que l’armée américaine a atteint quelque « 90 cibles militaires » en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes. La liaison ferroviaire entre Téhéran et Machhad (nord-est), où doivent se tenir jeudi les funérailles du guide suprême Ali Khamenei, a été suspendue après les frappes américaines, a par ailleurs rapporté la télévision d’État iranienne. Plus tôt, le CGRI avait accusé les Etats-Unis d’avoir visé « deux ponts dans les provinces orientales menant à Machhad afin de faire de l’ombre » aux funérailles du guide suprême tué le 28 février à l’âge de 86 ans dans une frappe aérienne au premier jour de la guerre illégitime lancée par les Etats-Unis et Israël.

Dans l’après-midi, le CGRI a annoncé avoir mené à bien la deuxième phase de sa riposte aux attaques américaines, confirmant la destruction du centre de commandement et de contrôle de Washington en Asie occidentale et de la base Azraq en Jordanie, à l’aide de 10 missiles balistiques.

L’agence de presse officielle jordanienne avait rapporté que 8 missiles ont été interceptés, tandis que l’ambassade américaine à Amman a averti ses ressortissants de se mettre à l’abri dans des lieux sûrs en raison de la présence de missiles et de drones dans l’espace aérien jordanien.

Le président américain Donald Trump a publié, via Truth Social, une photo et un clip vidéo qu’il a attribués faussement aux attaques que Washington a déclaré avoir menées par ses forces contre des sites en Iran tôt jeudi matin, a rapporté le site web de la chaine qatarie al-Jazeera. En peu de temps, la vidéo est passée du compte du Président US à d’autres plateformes, après avoir été rediffusée par des chaînes et des comptes israéliens, de l’opposition iranienne et arabes comme des images des récentes frappes américaines qui ont ciblé plusieurs zones en Iran, dont Chabahar, Konarak et Bandar Abbas. La photo montrait un immense incendie et d’épaisses panaches de fumée au-dessus d’une zone urbaine. D. Trump y affirme que l’opération était une « réponse au bombardement des navires par l’Iran » et avertissant que la situation « empirerait considérablement » si le bombardement se répétait. Plus tard, Trump a publié la même image directement sur son compte Truth Social, sans joindre de source indépendante pour prouver qu’elle provenait de Chabahar ou qu’elle avait été prise pendant les attaques de l’aube du jeudi.

Par ailleurs, l’Iran a convoqué jeudi l’ambassadeur britannique à Téhéran au ministère des Affaires étrangères pour protester contre ce qu’il a qualifié d’« accusations fausses et sans fondement » répétées de la part de responsables britanniques à l’encontre de la République islamique, d’après l’agence de presse Tasnim. L’ambassadeur a été convoqué par Alireza Yousefi, vice-ministre des Affaires étrangères et directeur général chargé de l’Europe occidentale, pour lui remettre une note de protestation écrite rejetant les allégations des responsables britanniques selon lesquelles l’Iran aurait cherché à mener des activités liées à la sécurité au Royaume-Uni, selon le rapport. « Ces accusations relèvent de la projection et constituent une tentative d’échapper à toute responsabilité quant au comportement destructeur de la Grande-Bretagne, en violation du droit international », a déclaré Yousefi. Il a également accusé le Royaume-Uni de complicité avec les États-Unis et Israël dans la commission de « crimes odieux » et de déstabiliser l’Asie occidentale, selon Tasnim.

L’Iran et les États-Unis ont conclu le 17 juin un protocole d’accord négocié par le Pakistan visant à mettre fin à leur conflit militaire et à ouvrir la voie à un accord de paix durable. Cependant, mercredi, le président américain a déclaré que ce protocole d’accord était « terminé », mettant ainsi fin de fait à l’accord et déclenchant une nouvelle vague de confrontations militaires.

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