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Criminaliser la traite transatlantique des esclaves : Accra mène le combat à l’ONU

by Perspectives Med
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Criminaliser la traite transatlantique des esclaves : Accra mène le combat à l’ONU

Tout est prêt pour le dépôt d’un projet de résolution à l’Assemblée générale des Nations Unies visant à déclarer la traite transatlantique des esclaves comme « le crime le plus grave contre l’humanité », conformément à l’engagement pris par le président ghanéen John Dramani Mahama lors de son intervention à l’ONU l’année dernière, lit-on dans un communiqué du ministère ghanéen des Affaires étrangères transmis, jeudi, à la presse.

Porté par le Ghana, en sa qualité de champion de l’Union africaine (UA) pour les réparations, le texte est soutenu par la Communauté caribéenne et Marché commun (CARICOM) ainsi que par des représentants des personnes d’ascendance africaine. Il doit être examiné et potentiellement adopté le mercredi 25 mars 2026 par l’Organisation des Nations Unies.
Selon les promoteurs du texte, la résolution vise à reconnaître officiellement « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains comme le crime le plus grave contre l’humanité », en raison « de sa rupture définitive dans l’histoire mondiale, de son ampleur, de sa durée, de son caractère systémique, de sa brutalité et de ses conséquences durables ».
Le projet, déjà approuvé par l’Union africaine, serait « la première résolution exhaustive sur l’esclavage et la traite transatlantique des esclaves en 80 ans d’histoire des Nations Unies ». Ses initiateurs estiment que son adoption permettrait « de préserver la vérité historique comme fondement de la justice et de la réconciliation » et de répondre à « l’appel à un engagement concret en matière de justice réparatrice, de responsabilité et de guérison ».
La date du 25 mars coïncide avec la Journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. Pour les autorités ghanéennes, « nommer cette réalité n’est pas seulement symbolique ; c’est le début d’une prise de conscience des inégalités structurelles » liées notamment aux écarts de développement, à la dette et à la vulnérabilité climatique.
En amont, une cérémonie de dépôt de gerbe est prévue le 24 mars au cimetière africain de New York, suivie d’une réunion de haut niveau sur la justice réparatrice au siège des Nations Unies.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a salué « les efforts collectifs et la solidarité exemplaire » des partenaires, notamment la Commission de l’Union africaine, l’UNESCO, la CARICOM et plusieurs groupes d’experts, qui ont contribué à l’élaboration du texte. Le Ghana a enfin appelé « tous les États membres de l’ONU à se ranger du côté de l’histoire et de la justice ».

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