Achraf Fayda, directeur général de l’ONMT, souligne que ce segment est « l’un des socles du tourisme national », avec près de 28% de l’ensemble des nuitées touristiques enregistrées en 2025 au Maroc. Selon lui, «certaines régions concentrent naturellement une part importante de ces flux», Marrakech-Safi, Souss-Massa et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma constituant « les destinations les plus fréquentées par les voyageurs marocains ».
Le pic est atteint au mois d’août, avec jusqu’à 40% des nuitées nationales. La campagne nationale aspire aussi à « encourager les Marocains à explorer davantage la diversité du territoire, à multiplier les escapades tout au long de l’année et à porter un regard renouvelé sur les destinations » de leur pays, même au-delà de la saison estivale.
Dans ce sens, le DG de l’Office fait état d’une « évolution progressive des comportements de voyage ». « Les premiers mois de 2026 confirment cette dynamique avec une hausse de 4% des nuitées nationales en janvier », soit 856 087 nuitées. Il souligne que « certaines destinations enregistrent des progressions particulièrement marquées », dont Ifrane (+74%), El Jadida (+48%) et Casablanca (+41%). Selon lui, « ces évolutions confirment l’émergence d’un intérêt croissant pour des expériences de voyage plus proches de la nature et pour des destinations encore peu explorées », dont celles à fort potentiel comme Dakhla ou Laâyoune.
L’offensive de l’ONMT consiste à la fois à stimuler la demande nationale, diversifier les flux vers de nouveaux territoires et valoriser le tourisme de nature, outre « l’accompagnement des opérateurs dans l’adaptation de leur offre ». Pour le responsable, le tourisme interne est un « vecteur d’équilibre territorial, de résilience économique et de montée en gamme de l’expérience touristique ».
