Home MondeLes Kurdes, chair à canon pour les Américains : Les FDS lancent une mise en garde

Les Kurdes, chair à canon pour les Américains : Les FDS lancent une mise en garde

by Perspectives Med
0 comments
Les Kurdes, chair à canon pour les Américains : Les FDS lancent une mise en garde

Ahmad Barakat, chef du Parti démocratique progressiste kurde en Syrie, a déclaré à Reuters que les forces kurdes iraniennes devraient faire preuve d’une « extrême prudence ». Tout en assurant que la décision finale leur revenait, il a toutefois estimé qu’accepter l’invitation américaine et être considéré comme le fer de lance de la lutte contre le régime iranien ou de son affaiblissement n’est pas dans l’intérêt des Kurdes d’Iran à l’heure actuelle.

Selon Reuters, des groupes armés kurdes iraniens basés dans le nord de l’Irak ont consulté les États-Unis ces derniers jours pour savoir s’il convenait et comment attaquer les forces de sécurité dans l’ouest de l’Iran, profitant des frappes aériennes américaines et israéliennes contre l’Iran. Mais les Kurdes syriens ont mis en garde leurs homologues iraniens contre toute alliance avec Washington. Saad Ali, 45 ans, habitant de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, a déclaré : « J’espère que les Kurdes d’Iran ne s’allieront pas avec l’Amérique, car ils les abandonneront. » Il a ajouté à Reuters : « Demain, si un accord est conclu entre les États-Unis et les Iraniens, ils vous anéantiront. Ne répétez pas nos erreurs. »

Il y a plus de dix ans, des combattants kurdes, soutenus par les États-Unis, ont lutté contre Daech (État islamique) et contre le pouvoir syrien de Bachar al-Assad, établissant une région semi-autonome sur le territoire qu’ils avaient repris au groupe Mais en janvier dernier, l’armée syrienne dirigée par le nouveau maitre de Damas Ahmad al-Charaa a repris le contrôle de la plupart des zones qui étaient sous contrôle kurde après une offensive de grande envergure. Les Kurdes de Syrie ont fait appel aux États-Unis pour qu’ils interviennent en leur faveur, mais Washington les a plutôt exhortés à s’intégrer aux forces gouvernementales et à la société syrienne.

Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis ne souhaitaient pas impliquer les forces armées kurdes dans la guerre contre l’Iran, contredisant ainsi des déclarations précédentes de vouloir les armer dans l’espoir de « déclencher un soulèvement » en s’infiltrant en Iran depuis le Kurdistan irakien où ils siègent. « Nous ne cherchons pas à impliquer les Kurdes », a déclaré Trump samedi à bord d’Air Force One, a rapporté CNN. « Nos relations avec eux sont très amicales, comme vous le savez, mais nous ne voulons pas compliquer davantage ce conflit qui l’est déjà. »

« La guerre est déjà suffisamment complexe sans y impliquer les Kurdes », a-t-il souligné.

Selon CNN, des sources ont indiqué plus tôt que la CIA s’efforce de « déclencher un soulèvement » en Iran en armant les forces kurdes, et l’administration Trump a mené des discussions intensives avec des groupes d’opposition iraniens et des dirigeants kurdes en Irak au sujet d’un soutien militaire à leur apporter. Les déclarations de D. Trump interviennent après les coups douloureux infligés par les attaques iraniennes contre ces groupuscules qui s‘abritent dans la région du Kurdistan irakien. La région autonome abrite des camps et des bases arrières tenues par plusieurs groupes de militants kurdes iraniens qui ont été à plusieurs reprises frappés par l’Iran depuis le début de la guerre.

Samedi matin, un responsable d’un groupe d’opposition en exil a déclaré à l’AFP que des drones avaient frappé des positions appartenant à trois partis kurdes iraniens dans la région d’Erbil, dont le Parti démocratique du Kurdistan iranien (PDKI) et le parti Komala, sans faire de victimes. Dans la nuit, des attaques ont touché des positions du parti Komala, tuant un combattant et en blessant trois autres, dans la région de Souleimaniye (est), a indiqué un responsable du groupe.

Téhéran a menacé de cibler « toutes les installations » du Kurdistan si des militants tentaient d’entrer sur le territoire de la République islamique. Le gouvernement irakien et la région autonome ont déclaré vendredi que l’Irak ne devait pas être une rampe de lancement pour des attaques contre les pays voisins, après des informations selon lesquelles des militants pourraient tenter de traverser en Iran.

 

You may also like

Adblock Detected

Please support us by disabling your AdBlocker extension from your browsers for our website.