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Militants de la flottille Sumud en instance d’expulsion : I. Ben Gvir les traite de «terroristes» …

by Perspectives Med
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Militants de la flottille Sumud en instance d’expulsion : I. Ben-Gvir les traite de «terroristes» …

Ce criminel de guerre favorable à l’extension du génocide à la Cisjordanie estime « qu’une approche différente aurait dû être adoptée :  Je pense qu’ils devraient être détenus ici pendant plusieurs mois, dans une prison israélienne, afin qu’ils se familiarisent avec l’odeur du quartier pénitentiaire pour terroristes. Il est inacceptable que le Premier ministre les renvoie sans cesse dans leurs pays, et que ce retour ne fasse que les inciter à y retourner encore et encore ». I. Ben-Gvir n’a pas cillé lorsqu’il a affirmé vouloir que les militants détenus subissent un traitement sévère pendant leur détention.

I. Ben-Gvir est arrivé au port d’Ashdod à la fin de la fête de Kippour, là où selon les médias israéliens, « le commissaire de police Kobi Shabtai et le commandant du district sud Haim Bublil ont supervisé la remise des détenus à l’administration pénitentiaire israélienne ». De là, le responsable sioniste s’est rendu à la prison de Ketziot, ordonnant à l’administration pénitentiaire de « les traiter comme des terroristes », criant : « Vous êtes des terroristes ! ». Lors de sa visite du centre de détention, I. Ben-Gvir a souligné : « Comme je l’avais promis, ceux qui ont participé à la flottille, les partisans du terrorisme, sont ici dans une prison de sécurité et sont traités comme des terroristes, dans tous les sens du terme ». Et d’ajouter qu’« ils (les militants arrêtés) reçoivent des survêtements de terroristes, des conditions de détention dignes de terroristes, et ils reçoivent le strict minimum, comme je l’avais promis ».

Une banderole représentant la bande de Gaza en ruines a été déployée dans la zone où les militants étaient retenus, sous le titre Nouvelle Gaza. Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé jeudi « qu’aucun des navires de la flottille humanitaire pour Gaza n’a réussi à atteindre la bande de Gaza ». Le ministère israélien des Affaires étrangères a affirmé que « les participants à la flottille sont en bonne santé », contrairement aux ordres du sinistre I. Ben-Gvir. En revanche, les organisateurs de la flottille ont expliqué que plus de 443 volontaires originaires de 47 pays avaient été illégalement détenus à la suite de l’interception israélienne. Ils ont appelé à une intervention internationale immédiate afin de garantir la sécurité des volontaires de la flottille et leur libération immédiate.

Selon une enquête publiée le 3 octobre par CBS News, le Premier ministre israélien aurait approuvé personnellement deux opérations militaires visant des navires de la flottille internationale Global Sumud, engagée dans une mission d’aide humanitaire à destination de Gaza. Deux responsables du renseignement américain, cités par la chaîne et parlant sous couvert d’anonymat, ont indiqué que les forces israéliennes auraient lancé des drones depuis un sous-marin, avant de larguer des engins incendiaires sur les bateaux amarrés au large du port de Sidi Bou Saïd, les 8 et 9 septembre. L’attaque aurait provoqué un incendie à bord, rapidement maîtrisé par les équipages. Des navires endommagés, aucune victime Les deux embarcations visées – Family (battant pavillon portugais) et Alma (pavillon britannique) – faisaient partie d’un convoi maritime rassemblant des militants pro-palestiniens et plusieurs personnalités, dont la militante écologiste suédoise Greta Thunberg. Les responsables de la flottille ont précisé que les assaillants auraient attendu le départ de certains élus européens avant d’intervenir. Aucun blessé n’a été signalé. Des séquences vidéo publiées par la flottille montrent une boule de feu tombant depuis le ciel sur l’un des navires, provoquant un incendie à bord. Ces images, filmées par des caméras fixes, semblent confirmer la thèse d’une attaque aérienne, sans toutefois permettre d’en identifier les auteurs avec certitude.

Colère des dockers de Livourne

A signaler aussi que dans le cadre d’un acte en solidarité avec les Gazaouis, les dockers de Livourne, ville portuaire en Italie, ont refusé mardi 30 septembre toute opération de manutention pour un porte-conteneurs israélien. Le mouvement a pris corps dès la mi-journée, lorsque le porte-conteneurs israélien Zim Virginia a accosté au terminal Darsena Toscana. Sur le quai, les dockers ont immédiatement refusé de procéder aux opérations de chargement et de déchargement, malgré la pression des autorités du port. Les dockers ont accueilli le navire israélien par des sifflets et des klaxons, appelé à un « boycott commercial contre Israël ». Pour eux, cette action répondait à une exigence morale face à la guerre génocidaire à Gaza et à la crainte que le navire transporte des cargaisons sensibles, notamment des armes. Les dockers ont garé les voitures et les camionnettes devant le quai de Darsena Toscana et ont klaxonné en signe de protestation. Ils ont crié que personne ne participe aux opérations de déchargement. « Rien ne sort de ce navire », ont précisé ces travailleurs déterminés. Le collectif des dockers CALP, le syndicat USB ainsi que la Confédération générale italienne du travail (CGIL) ont pris la responsabilité de ce refus, affirmant qu’il n’y aura « pas un seul conteneur chargé ni déchargé » tant que le navire reste au port. À ce propos, Gianfranco Francese, secrétaire de la CGIL de Livourne, a déclaré que ce qui se passe dans la bande de Gaza n’est pas une guerre, mais un véritable génocide commis par le régime israélien.

À la suite de ce blocage, Giancarlo Dionisi, préfet de Livourne, est intervenu directement. « J’ai demandé et obtenu que dans l’heure le navire Zim Virginia quitte le port de Livourne », a-t-il déclaré. Peu après, le porte-conteneurs a quitté le quai sans aucune opération commerciale. Les syndicats ont salué cette action qui a entraîné à la sortie du navire israélien. « Le navire Zim Virginia ne déchargera ni chargera dans le port de Livourne : une autre victoire de la grève », s’est félicité l’USB. Pour les travailleurs, l’épisode illustre la capacité des dockers de Livourne à infléchir la circulation maritime internationale. Cette action n’a pas seulement consisté en une grève ponctuelle. Elle a représenté, selon les observateurs locaux, un précédent inédit : un navire israélien repoussé du port sans aucune opération commerciale. Si des protestations avaient déjà eu lieu en Toscane, jamais un refus collectif de manutention n’avait conduit un bâtiment marchand à quitter Livourne vide.

En Italie, cette séquence pourrait servir de modèle à d’autres ports. Mais c’est à Livourne, carrefour stratégique du commerce méditerranéen, que les dockers ont imposé la première victoire tangible du mouvement de boycott maritime après le déclenchement de la guerre sanglante israélienne dans la bande de Gaza. L’Italie connait une importante action de soutien à Gaza et aux droits du peuple palestinien. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des manifestations importantes ont eu lieu dans plusieurs villes pour protester contre l’attaque israélienne contre la flottille mondiale Sumud qui se dirigeait vers Gaza afin de mettre fin au blocus. Ses bateaux ont été interceptés et les militants arrêtés.

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