Cet Index publié par Control Risks et Oxford Economics Africa, signale que le Maroc enregistre une évolution positive de ses scores de risque et de récompense. Le score de récompense est passé de 5,00 à 5,31 entre 2024 et 2025, tandis que le score de risque a diminué de 4,01 à 3,88. Cette progression simultanée reflète un environnement perçu comme plus stable, mieux encadré et plus favorable aux investissements étrangers.
Le rapport classe le Maroc parmi les « réformateurs » du continent. Il souligne que le pays a su capitaliser sur sa politique de modernisation pour construire une économie parmi les plus diversifiées d’Afrique. L’amélioration continue de ses infrastructures, en particulier les ports, les zones industrielles et le réseau ferroviaire, conforte son rôle de plateforme incontournable entre l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique. Cette orientation stratégique attire de nouveaux capitaux, facilite la logistique régionale et renforce la confiance des investisseurs internationaux.
Le Maroc développe depuis plusieurs années une stratégie tournée vers l’Afrique. Le rapport insiste sur le fait que le royaume se positionne désormais comme un keystone, c’est-à-dire une pierre angulaire reliant le continent au reste du monde. Les entreprises et institutions financières marocaines multiplient leur implantation en Afrique subsaharienne, consolidant ainsi les liens économiques intra-africains et contribuant à la stabilité régionale.
Cette orientation correspond à la dynamique de l’intégration régionale mise en avant par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). En misant sur les échanges régionaux et en renforçant sa présence dans des secteurs comme la banque, les télécommunications et l’industrie, le Maroc confirme sa volonté d’inscrire sa croissance dans une perspective africaine de long terme.
Malgré ces progrès, le rapport rappelle que des vulnérabilités demeurent. L’économie marocaine reste partiellement dépendante du secteur agricole, fortement exposé aux aléas climatiques. La poursuite de la montée en gamme industrielle constitue également un enjeu majeur pour consolider la compétitivité du pays sur le long terme. Enfin, les attentes sociales et régionales nécessitent de maintenir un rythme soutenu de réformes afin de préserver la stabilité et de continuer à attirer les investisseurs dans un contexte continental marqué par des trajectoires très contrastées.
En définitive, ledit rapport présente le Maroc comme l’un des exemples les plus marquants de réformateurs africains. Grâce à une combinaison de modernisation économique, d’intégration régionale et d’amélioration de son profil de risque, le royaume se distingue dans un continent où les opportunités restent étroitement liées à la capacité des États à adapter leurs modèles de développement.
