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Réforme du CNP : Marquant un net recul sur les acquis démocratiques. Un front se constitue pour invalider le projet gouvernemental

by Perspectives Med
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Réforme du CNP : Marquant un net recul sur les acquis démocratiques. Un front se constitue pour invalider le projet gouvernemental

Réunis à l’initiative du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), du Centre maghrébin d’études et de recherches en communication, de l’Organisation Hatem et de la Confédération démocratique du travail (CDT), les participants ont exprimé une opposition ferme à un projet considéré comme « un recul démocratique et une menace directe pour la liberté de la presse au Maroc ».

Les modifications apportées à la loi régissant le CNP s’écartent dangereusement des principes constitutionnels garantissant la liberté d’expression (articles 24 à 28 notamment), mais aussi de ceux encadrant la participation citoyenne et le rôle des instances représentatives (articles 12, 13 et 33), selon ses détracteurs. Ces derniers y voient une volonté politique de redéfinir le modèle de gouvernance du CNP, en affaiblissant la représentativité des journalistes, en neutralisant leur capacité de régulation autonome et en instrumentalisant l’institution à des fins de contrôle politique. Autant dire que l’on craint de faire dudit Conseil une coquille vide.

Autre point de crispation : la méthode employée par le gouvernement. Le texte a été élaboré sans concertation, puis soumis au Parlement et voté en un temps record, dénoncent les organisations signataires. Elles rappellent que l’Exécutif a gelé les élections du CNP, suspendant ainsi sa régénération démocratique, avant de proposer un projet de loi qui « ressuscite un ancien dispositif déclaré inconstitutionnel car fondé sur la nomination et non sur l’élection ». Une démarche qualifiée de brutale, antidémocratique et en décalage complet avec les attentes du corps journalistique et du public.

En réaction, les signataires annoncent la mise en place d’une dynamique de résistance unitaire, regroupant syndicats de journalistes, éditeurs, ONG des droits humains, associations culturelles et personnalités du monde des médias. Le but est de défendre la liberté de la presse et d’empêcher l’adoption d’un texte qui fragiliserait les acquis démocratiques en matière de communication et d’information.

« Ce qui se joue ici dépasse le seul cadre professionnel. La liberté de la presse concerne toute la société marocaine », rappellent les initiateurs de la mobilisation. Des actions collectives, des plaidoyers et des mobilisations sont en cours de préparation. Parmi les premiers signataires de l’appel figurent le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), la Fédération nationale de la presse, de l’information et de la communication (UMT), le Syndicat national des médias et de la presse (CDT), le Club de la presse du Maroc, l’Organisation Hatem pour les libertés de la presse, le Forum des journalistes honoraires, la Confédération marocaine des éditeurs de presse et médias numériques, l’Union des journalistes marocains et l’Instance nationale des éditeurs de presse.

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