Home MarocSouverainetéInterpellé par le PI : Le PP assume sa position sur le dossier du Sahara marocain. Fritures dans la ligne des alliés de l’Internationale démocratique du Centre

Interpellé par le PI : Le PP assume sa position sur le dossier du Sahara marocain. Fritures dans la ligne des alliés de l’Internationale démocratique du Centre

by Perspectives Med
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Interpellé par le PI : Le PP assume sa position sur le dossier du Sahara marocain. Fritures dans la ligne des alliés de l’Internationale démocratique du Centre

 « Notre position sur le Sahara est publique et transparente, contrairement aux décisions opaques prises par ce gouvernement à ce sujet. Nous avons toujours défendu la même position, et nous la maintenons aujourd’hui », a déclaré Borja Sémper, porte-parole du PP, lundi, lors d’une conférence de presse. Le PP critique le soutien exprimé par Pedro Sanchez, le 18 mars 2022, à la solution marocaine envisagée pour 2027.

B. Sémper a précisé que « la politique étrangère de notre pays est décidée indépendamment. Elle n’est ni subordonnée ni influencée par d’autres nations, que nous respectons profondément ». Plus, « nous définissons notre position en fonction des intérêts du peuple espagnol et de nos traditions, notamment sur la question du Sahara », a-t-il ajouté.

Ces déclarations marquent la première réaction officielle du PP à la lettre envoyée la semaine dernière par N. Baraka, secrétaire général de l’Istiqlal, à Alberto Núñez Feijóo, président du PP. le leader istiqlalien y a exprimé sa « profonde préoccupation face au manque de clarté de la position du Parti populaire sur le Sahara marocain, alors qu’un large soutien international se consolide autour de l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté marocaine ». PI, PP et Rassemblement national des indépendants (RNI) sont tous les trois membres de l’Internationale démocratique du Centre.

Lors de son dernier congrès, tenu du 4 au 6 juillet à Madrid en présence de représentants du Polisario, le PP a appelé au « respect du droit international et des résolutions des Nations unies concernant le Sahara occidental », sans toutefois entrer dans les détails.

Grain de sel à gauche

Il y a lieu de signaler que la stratégie du PSOE sur le dossier saharien est loin d’être partagée jusqu’au sein de la coalition aux affaires. Ainsi, Sira Rego, ministre espagnole de la Jeunesse et de l’Enfance, issue du parti de la Gauche unifiée, a offert lundi un « accueil institutionnel » à une cinquantaine d’enfants des camps de Tindouf, envoyés en Espagne par le Polisario dans le cadre du programme «Vacances en paix». L’annonce a été faite sur X par le représentant du Front à Madrid.

Profitant de cette réception, S. Rego a délivré un message politique en insistant sur « l’urgence de mettre en œuvre la solution préconisée par les Nations unies dans ses résolutions sur le Sahara occidental, qui inclut notamment l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui ».

Bien que S. Rego fasse partie de la coalition gouvernementale dirigée par Pedro Sanchez, son parti critique depuis mars 2022 le soutien du chef du gouvernement au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental.

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte délicat pour le PSOE de Sanchez, embourbé depuis plusieurs semaines dans des scandales de corruption. Affaiblis, les socialistes cherchent à apaiser les formations comme la Gauche unifiée, qui leur permettent de maintenir la présidence de l’exécutif au moins jusqu’aux prochaines élections législatives de 2027. N’empêche, le dernier sondage sur les intentions de vote des Espagnols, réalisé par le Centre d’investigations sociologiques (CIS, un organisme public), publié la semaine dernière, place Vox à la troisième position avec 18,9 %. Le PSOE arrive en tête avec 27 %, suivi de très près par le Parti populaire avec 26,5 %.

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