Ces sanctions coordonnées « envoient un message clair au Hamas : le Royaume-Uni et ses partenaires sont déterminés à garantir que ceux qui financent les activités terroristes n’ont nulle part où se cacher », a déclaré David Cameron, chef de la diplomatie britannique, cité dans un communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères. « Pour parvenir à un cessez-le-feu durable à Gaza, le Hamas ne peut plus être au pouvoir ni menacer Israël. En perturbant les réseaux financiers qui soutiennent les opérations du Hamas, notamment depuis l’Iran, ces sanctions soutiennent cet objectif crucial », a-t-il encore affirmé.
Parmi les personnalités ciblées figure Zuheir Shamlakh, financier-clef du Hamas depuis 2019, qui a notamment poussé le mouvement palestinien à utiliser les crypto-monnaies. Z. Shamlakh « a utilisé les monnaies numériques et des systèmes de transfert d’argent informels pour envoyer d’importantes sommes au Hamas depuis l’Iran avant les tragiques attentats du 7 octobre », a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères.
Ces cinq personnes sont désormais soumises à un gel de leurs avoirs au Royaume-Uni et aux États-Unis et à un « embargo ciblé sur les armes ». Ils sont également sujets à une interdiction de séjour.
Il s’agit de la troisième série de sanctions britanniques et américaines depuis l’attaque sans précédent lancée par le Hamas le 7 octobre dernier.
L’Union européenne, qui considère également le Hamas comme organisation terroriste, a annoncé vendredi de nouvelles sanctions envers six personnes accusées de financer le Hamas, déjà préalablement ciblées pour certaines par le Royaume-Uni et les États-Unis en novembre.
