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Une semaine après le Déluge d’Al-Aqsa : Israël noie toujours les civils de Gaza sous les bombes !

by Perspectives Med
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Une semaine après le Déluge d’Al-Aqsa : Israël noie toujours les civils de Gaza sous les bombes !

Les chiffres sont ahurissants ! Faisant le bilan d’une semaine après le lancement de l’opération de résistance Déluge d’Al-Aqsa, le ministère de la Santé à Gaza a fait état de 2215 martyrs, dont 614 enfants et 370 femmes, ainsi que de 8714 blessés.  Sinistre bilan de l’agression israélienne contre la bande de Gaza qui se poursuit sans relâche. Rien qu’au cours des 24 dernières heures on précise que sur les 324 morts recensés, on dénombre 126 enfants et 88 femmes, outre 1018 blessés. Ainsi, 50 familles palestiniennes ont été entièrement décimées avec leurs enfants.

Dans un nouveau massacre qui s’ajoute aux crimes de l’occupation, 70 Palestiniens, dont des enfants et des femmes, sont tombés en martyre, et plus de 200 autres ont été blessés, à la suite du bombardement par l’armée d’occupation israélienne des convois d’habitants Palestiniens qui se rendaient au sud de la bande de Gaza après les menaces israéliennes. Les autorités d’occupation avaient sommé les habitants du nord de la bande de Gaza de quitter leur foyer et de se diriger vers le sud, faute de quoi ils seront bombardés.

Le Hamas a, dans ce contexte, affirmé que l’horrible massacre commis par l’occupation sioniste contre les déplacés palestiniens à Gaza révèle une fois de plus les mensonges et tromperies de l’occupant qui a « lancé des appels suspects au déplacement de notre peuple ». L’aviation de guerre israélienne a également ciblé les maisons dans le camp de Bureij. Plusieurs morts et blessés sont ensevelis sous les décombres. Mêmes les ambulances et les secouristes n’ont pas échappé à ces bombardements inhumains.

L’armée d’occupation israélienne a également bombardé, samedi à l’aube, des maisons palestiniennes dans les camps de réfugiés de Jabalia et de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, faisant des dizaines de morts et de blessés. Il convient de noter que 71 familles palestiniennes ont été complètement effacées des registres sous le tapis roulant des bombardements israéliens contre les civils à Gaza.

Entre-temps, l’hôpital Al-Awda au nord de Gaza a été menacé par l’armée d’occupation israélienne qui a sommé son personnel de l’évacuer. Le directeur de l’hôpital a affirmé que « l’armée d’occupation israélienne leur a donné un ultimatum jusqu’à 10h00 ». « Nous rejetons la demande d’évacuation israélienne. Nous avons des patients qu’il est impossible de les transférer. Notre personnel est composé de 35 médecins et assistants qui insistent de rester pour fournir les soins médicaux nécessaires aux patients », a-t-il ajouté.

En réaction, le Hamas a affirmé que les menaces de l’occupation israélienne contre les hôpitaux palestiniens constituent un « crime de guerre ». Le dernier exemple de ces crimes est la demande au personnel médical de l’hôpital Al-Awda de quitter et d’évacuer l’hôpital, qui est un lieu civil protégé par le droit international humanitaire.

La demande de l’occupation israélienne de vider les hôpitaux au milieu de l’escalade de la guerre contre Gaza souligne ses plans criminels visant à priver les Palestiniens des besoins humanitaires fondamentaux et urgents – il s’agit d’un crime de guerre, au regard du droit international.

« Nous saluons la position humanitaire et héroïque du personnel médical qui a absolument refusé de vider l’hôpital et a continué avec persistance à assumer sa responsabilité nationale et humanitaire envers les Palestiniens blessés. Nous appelons également les Nations Unies et les organisations internationales à œuvrer pour mettre immédiatement fin aux projets criminels de l’occupation israélienne contre le personnel médical et les organisations humanitaires », signale le Hamas.

Face à la barbarie israélienne, la résistance palestinienne continue à attaquer l’entité sioniste sur deux niveaux. D’abord en réalisant des incursions aux alentours de la bande de Gaza où les soldats israéliens ont été déployés en prévision d’une invasion terrestre. Ensuite en pilonnant les unités déployées. Et last but not least en dirigeant des salves de missiles sur nombre de villes israéliennes, dont Tel-Aviv et l’aéroport stratégique de Ben Gourion.

L’armée israélienne a reconnu samedi, a postériori, qu’un hélicoptère israélien qui transportait des soldats avait été bombardé par les Brigades al-Qassam, le premier jour de l’opération Déluge d’al-Aqsa, samedi 7 octobre. Le média israélien Channel 13 qui avait diffusé les images de l’appareil entièrement calciné a indiqué que l’appareil transportait des parachutistes qui se rendaient vers la colonie Baree dans l’enveloppe de Gaza lorsqu’il a été visé par un missile anti-tank par les combattants palestiniens.

Selon le correspondant d’al-Jazeera, l’appareil en question est un hélicoptère de transport lourd de type Yasur. La chaine qatarie a rapporté la version israélienne des faits, selon laquelle le pilote de l’appareil serait parvenu héroïquement à le faire atterrir et à sauver les militaires qui étaient à bord avant qu’il ne soit ravagé par les flammes. L’annonce tardive de cet évènement par l’armée d’occupation sème des doutes sur la version israélienne. Des sites palestiniens avaient rendu compte de cette attaque assurant que l’appareil transportait 50 militaires israéliens qui ont tous péri.

Autosatisfaction israélienne

Une semaine après avoir été surpris par le Hamas, les forces armées israéliennes affirment avoir procédé à des incursions au sol, vendredi 13 octobre. Israël poursuit la chasse aux responsables de l’assaut du 7 octobre. Et annonce avoir éliminé Ali Qadi, le commandant de l’unité Nukhba (« élite » en arabe) du Hamas qui a mené l’attaque contre les localités israéliennes situées en bordure de la frontière avec la bande de Gaza. Il a été tué par un tir aérien, indique le porte-parole de l’armée israélienne à la suite d’informations précises fournies par le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien. Arrêté en 2006 pour meurtre et enlèvement, A. Qadi avait, selon le porte-parole, été libéré par les autorités israéliennes dans le cadre de l’échange de détenus consécutifs à la libération du soldat Gilad Shalit enlevé le 25 juin 2006 par le Hamas et relâché le 18 octobre 2011 après cinq ans et demi de captivité dans la bande de Gaza.

Par ailleurs, Israël affirme également avoir éliminé la nuit dernière le commandant des activités aériennes du Hamas. Mourad Abou Mourad qui, lui aussi, était impliqué dans l’attaque surprise sur Israël il y a une semaine.

Les forces aériennes israéliennes poursuivent donc leur campagne de bombardement de Gaza. Mais l’armée assure qu’elle cible bien les cellules et infrastructures de la branche armée du Hamas : tunnels, postes de commandement et résidences de ses chefs.

Pour cibler sa riposte, l’armée israélienne a conduit des incursions au sol vendredi. Des véhicules blindés et des unités d’infanterie ont été déployés quelques heures afin d’éliminer, affirme-t-elle, la menace terroriste et des armes. L’enjeu est aussi de collecter des informations permettant de localiser les otages. Ils seraient 120 civils actuellement aux mains du Hamas. Les repérer et ensuite tenter de les libérer dans le dédale urbain et sous-terrain qu’est Gaza est un défi immense pour l’armée israélienne.

Une vidéo des Brigades al-Qassam montrant le sort qui sera réservé à l’armée israélienne en cas d’incursion terrestre a été diffusé. On y voit des combattants charger des blindés et des chars israéliens par des tirs de roquettes. La guerre des communiqués se fait aussi par images…

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