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J. Jordan monte au filet de la Chambre des représentants US : Un candidat de D. Trump pour le poste de « speaker »

by Perspectives Med
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J. Jordan monte au filet de la Chambre des représentants US : Un candidat de D. Trump pour le poste de « speaker »

Dans cette élection inédite pour le poste de « speaker » de la Chambre, l’adoubement de Donald Trump porte à double titre : d’abord parce que l’ancien président est l’homme fort du parti républicain, mais aussi parce que ce sont ses partisans les plus durs qui ont provoqué la chute de K. McCarthy.

Entre les deux candidats déclarés pour lui succéder, D. Trump choisit logiquement J. Jordan, représentant de l’Ohio, plutôt que Steve Scalise, pourtant chef de la majorité. J. Jordan, 59 ans, est le plus fidèle lieutenant de l’ancien président à la Chambre. « C’est une star, écrit D. Trump sur son réseau social. Il serait un grand speaker. Il a mon soutien total et complet ».

À Washington, Jordan est l’un de ceux qui a le plus défendu les efforts de D. Trump pour contester sa défaite électorale en 2020. C’est aussi lui, en tant que chef du comité judiciaire, qui mène les auditions contre Hunter Biden, fils de l’actuel locataire de la Maison Blanche. J. Jordan fait partie des membres fondateur du Freedom Caucus, groupe parlementaire des élus les plus conservateurs. Un pedigree qui fait de lui l’un des élus les plus contestés de la Chambre, mais aussi l’un des plus populaires au sein des républicains pro Trump.

Surchauffe sociale

Cette agitation politico-institutionnelle s’accompagne par une fièvre sociale qui agite nombre de secteurs aux USA. Après la gente d’Hollywood et le secteur automobile, le dernier conflit social d’une longue liste cette année concerne le secteur de la santé. La grève qui y est observée par les employés repésente le plus important conflit à secouer les services de santé aux États-Unis, a dit la coalition de syndicats qui a appelé à cette grève en Californie, dans l’Oregon, en Virginie et à Washington notamment, pour dénoncer des « pratiques de travail déloyales ».

La grève a commencé mercredi dans la matinée sur la côte est avant de s’étendre, décalage horaire oblige, à la côte ouest, où la majeure partie de la main-d’œuvre du groupe est basée. Sur les piquets de grève à Los Angeles, des employés ont affirmé être sous-payés et surmenés. Les syndicats réclament entre autres des augmentations salariales et des protections contre l’externalisation des services. Si les demandes des travailleurs de la santé ne sont pas satisfaites, une nouvelle grève pourrait être organisée en novembre, a prévenu la coalition de syndicats.

Kaiser Permanente, dont le siège est à Oakland et gère des dizaines d’hôpitaux et des centaines de centres médicaux, en Californie, s’est dit « déçu » par cet appel à la grève et a indiqué prévoir de garder ses centres médicaux ouverts pendant le mouvement. Des temps d’attente plus longs sont toutefois à prévoir, a prévenu le groupe. Il a affirmé mercredi 4 octobre que « beaucoup de progrès » avaient été faits dans les négociations et que les parties étaient parvenues à des accords sur « plusieurs propositions mardi soir ». « La direction de Kaiser Permanente et les représentants de la coalition de syndicats sont toujours à la table des négociations », selon un communiqué cité par plusieurs médias. Dans le Maryland, en Virginie et à Washington, la grève doit durer 24 heures. La plupart des autres employés participants doivent observer le mouvement pendant trois jours, jusqu’à samedi matin.

Sur fond d’inflation, plusieurs grèves retentissantes ont ces derniers mois été observées aux États-Unis, du secteur de l’automobile à celui du cinéma et de la télévision.

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