« C’est avec le cœur lourd que j’informe le Parlement de ma démission de mon poste de président de la Chambre des communes », a réagi Anthony Rota devant les parlementaires. Il a précisé qu’il quitterait officiellement son poste le 27 septembre. Le 24 septembre, il s’était déjà excusé, disant « regretter » sa prise de position en faveur de Yaroslav Hunka.
Commentant l’annonce sur la démission d’A. Rota, Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a estimé que le président de la Chambre des communes avait été désigné comme bouc émissaire dans ce scandale. « Ils ont fait de M.Rota un bouc émissaire, soustrayant Trudeau et ses associés aux attaques. Or, parmi ces associés figurent les descendants de collaborateurs de l’OUN-UPA. Personne ne s’est excusé pour les slogans nazis ‘Gloire à l’Ukraine’ brandis lors de la cérémonie d’accueil de M.Zelensky », a écrit M. Zakharova sur Telegram.
Le 22 septembre, Y. Hunka, vétéran présenté comme « un héros ayant lutté pour l’indépendance de l’Ukraine contre les Russes » a été applaudi par les parlementaires. Cette scène a eu lieu lors de l’accueil de Volodymyr Zelensky à la Chambre des communes par Justin Trudeau, Premier ministre canadien. Pourtant Y. Hunka avait fait partie de la tristement célèbre 14e division SS « Galicie » pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette unité nazie avait commis divers massacres contre des Juifs, des Polonais, des Tchèques, des Slovaques et des partisans soviétiques.
Cette invitation du parlement canadien n’a pas tardé à susciter une vague d’indignation de la part de plusieurs associations juives. Moscou a condamné un « laisser-aller révoltant ».