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Sur fond de résurgence du danger de Daech en Syrie : Le ministre saoudien de l’Intérieur à Damas

by Perspectives Med
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Sur fond de résurgence du danger de Daech en Syrie : Le ministre saoudien de l’Intérieur à Damas

L’agence de presse officielle saoudienne a rapporté que l’entretien a porté sur les relations bilatérales entre les deux pays frères et sur les moyens de renforcer la coopération et la coordination sécuritaires entre leurs ministères de l’Intérieur respectifs, en plus d’aborder plusieurs questions d’intérêt commun. Selon l’agence, l’entretien a également porté sur les derniers développements sécuritaires en Syrie, en particulier le récent attentat terroriste à Damas.syrie

Le ministre saoudien de l’Intérieur a réaffirmé la ferme condamnation de l’attentat par son pays et sa pleine solidarité avec la Syrie dans la lutte contre toutes les formes de violence, d’extrémisme et de terrorisme, soulignant le soutien indéfectible de Riyad à la sécurité et à la stabilité de la Syrie.

Jeudi, une bombe a explosé dans un café près du palais de justice de Damas, faisant des dizaines de victimes, selon le bilan final. Le ministère syrien de l’Intérieur avait annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’attentat à la bombe contre le café du Palais de Justice et s’était engagé à poursuivre les auteurs de l’attaque et à les traduire en justice, tandis qu’aucune partie n’avait immédiatement revendiqué l’attentat.

Par ailleurs, force est de souligner que Daech a intensifié son offensive médiatique contre la nouvelle Assemblée du peuple syrien, dont la composition complète a été annoncée et qui s’apprête à tenir sa première session lundi prochain.

Sous le titre « L’Assemblée du Polythéisme », Daech a attaqué, dans l’éditorial de son magazine Al-Naba, l’idée même d’une assemblée législative, considérant que la législation est un « droit divin » qui ne peut être confié à des êtres humains, et que la création d’une assemblée qui édicte des lois ou participe à la législation constitue une « sortie de l’Islam ». L’éditorial a également accusé les nouvelles autorités de remplacer la charia par des « lois humaines » et a qualifié les membres de l’Assemblée de représentants d’un régime « apostat ».

Cette escalade verbale survient à un moment où le dossier des combattants étrangers, spécifiquement les Français et les Ouzbékis, connaît une nouvelle complication, avec le refus des deux factions qui les regroupent de se plier aux décisions des autorités de transition concernant leur dissolution et leur intégration au sein de la structure du ministère de la Défense naissant. Ce refus se renforce à la lumière des craintes des combattants de voir les nouvelles autorités conclure un « accord » à leur sujet avec le président français, Emmanuel Macron, dont la visite à Damas est attendue dans les prochains jours.

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