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Rencontre à Madrid entre N. Bourita et J. Manuel Albarès : Ce troisième rendez-vous est qualifié de « technique »

En ce début de semaine, « Une réunion technique » a rassemblé les Chefs de la diplomatie du Maroc et de l’Espagne, Nasser Bourita et José Manuel Albares. Les ministres avaient déjà eu deux rencontres successives à Fès, en marge du Forum Mondial de l’Alliance des civilisations de l’ONU, et à Barcelone, lors du Forum régional de l’Union pour la Méditerranée.
Rencontre à Madrid entre N. Bourita et J. Manuel Albarès

Comme à l’accoutumée, c’est «l’excellence des relations » entre l’Espagne et le Maroc qui a été mise en avant en marge de cette troisième rencontre entre N. Bourita et J. Manuel Albares. Un quasi leitmotive depuis la rencontre du président du gouvernement, Pedro Sanchez, avec le Roi Mohammed VI le 7 avril dernier, à Rabat. En d’autres termes, il n’y a rien de nouveau sous les Cieux si l’on excepte ce que les deux responsables avaient annoncé, jeudi dernier, que la Réunion de haut niveau, suspendue depuis 2015, était en cours de finalisation. N. Bourita avait même avancé une date précisé le calendrier en assurant que ladite réunion, initialement prévue avant la fin de l’année, selon la déclaration commune ayant sanctionné l’audience accordée par le Souverain au chef de l’Exécutif espagnol, devrait se dérouler vers «la dernière semaine de janvier ou la première de février ».

Les multiples rencontres Albares-Bourita, intervenues ces derniers jours, ont été bien accueillies des deux côtés du Détroit. Et des médias espagnols avancent que la situation des enclaves, toujours occupées par l’Espagne, connaitrait un déblocage économique avec le passage de marchandises entre Sebta et le Maroc. Si d’aucuns avancent les prochains jours comme date de la reprise du commerce, d’autres temporisent en renvoyant le déblocage de la situation à janvier 2023. Arguant des travaux en cours au niveau des points de passage, outre les discussions entre les commissions mixtes sur la question. El Faro de Sebta croit savoir que ce dossier représentait, avec la Feuille de route bilatérale, l’un des sujets phares, que le chef de la diplomatie espagnole avait soulevés lors de la troisième rencontre la semaine dernière, avec son homologue marocain. Tout cela relève, bien sûr, du domaine des conjectures. Surtout en l’absence de communiqués officiels à même d’éclairer les uns et les autres.

Expulsion de djihadistes

A relever qu’au cours de ces derniers mois, des expulsions administratives sans jugement préalable ont été activées en Espagne contre des islamistes radicaux. Les dernières connues restent celles des leaders islamistes basés en Catalogne, Mohamed Said Badaoui et Amarouch Azbi et de l’imam Yahya Benaouda, chef de la communauté musulmane de Caceres.

Des sources judiciaires impliquées dans la lutte contre le terrorisme djihadiste ont indiqué à l’agence espagnole EFE que, bien qu’il n’y ait pas eu d’augmentation «significative» des expulsions, il peut sembler qu’elles aient été réactivées en raison de divers facteurs. Tout cela est imputable à la fin des restrictions Covid-19 au Maroc, de l’amélioration des relations entre Madrid et Rabat et de la diminution de l’attribution des délits d’intégration dans une organisation terroriste à la suite de la chute de l’organisation «État islamique». Ainsi, les expulsions sont appliquées aux délits mineurs et toujours passibles de moins de 6 ans de prison.

La même source fait état d’une expulsion accordée par le Tribunal central d’instruction numéro cinq du Tribunal national visant un autre imam à Tolède et qui est actuellement en attente d’exécution. Elle aurait été suspendue en raison de l’appel déposé suite à une demande d’asile de l’intéressé.

Une autre décision administrative d’expulsion à l’encontre du djihadiste Mohamed Achraf a été suspendue, après la fin de la peine de 14 ans de prison qui lui a été infligée pour avoir dirigé une cellule terroriste qui prévoyait d’attaquer l’Audience nationale avec un camion chargé d’explosifs. L’homme a été réintroduit en détention provisoire pour avoir prétendument fait partie du soi-disant «front carcéral» djihadiste mais a été récemment acquitté.

 

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