Cette aide soutient la troisième phase du Programme d’appui au renforcement de la gouvernance économique et de la résilience au changement climatique (PGRCC), lit-on dans un communiqué du 22 octobre. Elle vise aussi à élargir le rôle du secteur privé dans l’investissement et la création de valeur, tout en recentrant l’État sur ses fonctions stratégiques.
« Notre ambition est d’aider à amortir les chocs exogènes, qu’ils soient économiques, énergétiques ou climatiques », a déclaré Abdoulaye Coulibaly, directeur de la gouvernance et des réformes économiques à la Banque, ajoutant que l’opération permettra de consolider les réformes structurelles pour renforcer la résilience économique du Maroc et encourager l’investissement privé.
Le premier volet soutiendra la restructuration du portefeuille des entreprises publiques, la modernisation du cadre des partenariats public-privé et l’amélioration du climat des affaires. L’objectif est d’attirer les investissements privés, notamment en accompagnant les petites et moyennes entreprises, l’innovation et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.
Le second volet renforcera la résilience climatique et énergétique à travers des réformes de la gouvernance des secteurs de l’eau et de l’électricité, ainsi qu’une meilleure intégration des enjeux climatiques dans les politiques publiques, en soutien à la transition vers une économie bas carbone.
Cette enveloppe s’inscrit dans la continuité des phases précédentes, tout en aidant le Maroc à faire face aux effets de la crise au Moyen-Orient, notamment la hausse des coûts de l’énergie et des transports. Elle relève du Cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais de la Banque, combinant un soutien aux chocs économiques et des mesures de résilience à long terme. L’objectif est de préserver les marges budgétaires et les dépenses prioritaires, tout en maintenant le cap des réformes et de l’investissement.
« Le Maroc a choisi de poursuivre ses réformes malgré les chocs extérieurs », a déclaré Achraf Tarsim, responsable pays de la Banque au Maroc. Selon lui, cet appui contribuera à accélérer la transformation économique, soutenir la croissance et créer des emplois.

