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Environnement des affaires : Les dangers de l’insécurité procédurale mis en avant par l’INPPLC

by Perspectives Med
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Environnement des affaires : Les dangers de l’insécurité procédurale mis en avant par l’INPPLC

S’exprimant mardi lors d’une rencontre à Rabat consacrée au « Comportement responsable des entreprises au Maroc : levier stratégique de durabilité et de compétitivité », Mohammed Benalilou a souligné que l’insécurité procédurale face aux entreprises alimente directement la corruption et ouvre la voie aux marchandages, menaçant la confiance des investisseurs et la pérennité du climat des affaires. Le président de l’Instance a également rappelé que la corruption ne constitue pas simplement un risque juridique et pénal, mais porte une atteinte directe à la réputation de l’entreprise, à ses relations commerciales ainsi qu’à la confiance de ses partenaires. En fragilisant la capacité de survie des entités économiques, elle étouffe l’innovation et altère la qualité des services. Dès lors, a-t-il dit, l’investissement dans la probité s’impose comme un gage de durabilité et de stabilité.

Toutefois, M. Benalilou a refusé de faire porter cette responsabilité aux seules entreprises, affirmant que l’adoption d’un comportement responsable exige un cadre institutionnel incitatif. Les autorités publiques et les institutions nationales se doivent de garantir un environnement transparent, juste et prévisible, où les critères d’octroi des autorisations, d’attribution des marchés, d’accès aux subventions et les délais de recours sont clairement fixés pour limiter le pouvoir d’appréciation discrétionnaire, a-t-il souligné.

A ses yeux, la probité dépasse la simple conformité formelle ou l’adoption de chartes déconnectées des réalités opérationnelles. Elle doit s’ériger en véritable mode de gouvernance stratégique et en culture organisationnelle intégrée à tous les niveaux de décision, depuis le choix des fournisseurs jusqu’à la gestion des conflits d’intérêts et le respect des engagements sociaux et environnementaux.

Appelant à dépasser la multiplication de mécanismes purement techniques pour privilégier une volonté politique réelle au sein des instances dirigeantes, M. Benalilou a réaffirmé la nécessité de promouvoir des alertes éthiques protégées et des cartes de risques effectives, condition sine qua non pour passer d’une conformité de façade à une probité réelle et opérationnelle.

A noter que la séance d’ouverture de cette rencontre a été marquée par la signature de mémorandums d’entente entre l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) et cinq partenaires institutionnels et économiques, à savoir l’INPPLC, l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Participations de l’État (ANGSPE), la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) et la Fédération nationale de l’agroalimentaire (FENAGRI). Ces partenariats visent à renforcer la coopération entre les acteurs publics et privés et à promouvoir des initiatives conjointes en faveur de la conduite responsable des entreprises. Ils traduisent une ambition commune de placer la gouvernance, l’intégrité et la durabilité au cœur de la transformation économique du Royaume, au service de la compétitivité, de l’attractivité des investissements et d’une croissance durable.

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