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Nouveau raid israélien en Syrie : La banlieue d’Alep ciblée

L'armée israélienne a annoncé tôt ce 30 décembre mener des frappes en Syrie, après que deux roquettes tirées depuis ce pays se sont abîmées dans le territoire sous son occupation. Les échanges de tirs se poursuivent aussi au Sud-Liban.
Nouveau raid israélien en Syrie : La banlieue d’Alep ciblée

Des correspondants de presse sur place ont indiqué que l’attaque a ciblé le bâtiment al-Hajanah et l’hôpital Bader au sud de la ville . Ce qui a causé un certain nombre de martyrs et des blessés. Au début de la soirée de ce samedi, le ministère syrien de la Défense a déclaré que « vers 17 :20 (heure locale) l’ennemi israélien a effectué une offensive aérienne depuis la méditerranée en ciblant un certain nombre de zones au sud de la ville d’Alep et il en a découlé des pertes matérielles ». Le correspondant de la chaine de télévision d’information libanaise al-Mayadeen a fait état que l’offensive israélienne a fait 3 martyrs et 2 blessés dans les fermes du village al-Zahabiyya dans la province sud d’Alep.

« Après les sirènes qui ont retenti il y a peu de temps dans le nord d’Israël, deux tirs en provenance de Syrie sont tombés dans un terrain vague. L’armée frappe actuellement les sources de ces tirs », a indiqué l’armée sioniste samedi 30 décembre. Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a confirmé que les projectiles tirés étaient des roquettes. Les militaires israéliens n’ont pas précisé le lieu précis où ces roquettes s’étaient abattues.

Une frappe israélienne avait visé jeudi 28 décembre les alentours de Damas, la capitale syrienne, avaient annoncé le ministère syrien de la Défense et les médias d’Etat, dans un contexte marqué par le conflit entre Israël et le Hamas. L’armée israélienne revendique rarement des frappes en Syrie. Elle affirme toutefois chercher à empêcher l’Iran d’étendre sa présence dans ce pays, notamment via des milices ou des groupes armés comme le Hezbollah libanais.  Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre, la frontière entre le Liban et Israël est le théâtre quotidien d’échanges de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Au total, plus de 150 personnes ont été tuées du côté libanais, la plupart des combattants du Hezbollah mais aussi plus de 20 civils dont trois journalistes, selon un décompte de l’AFP. Du côté israélien, au moins quatre civils et neuf soldats ont été tués, selon les chiffres de l’armée.

Ces échanges de tirs ont été largement limités à la zone frontalière. Israël a prévenu qu’il était prêt à intensifier son action militaire si les combattants du Hezbollah ne se retirent pas de la frontière. « Au cours des deux derniers jours, nous avons mené une série d’opérations de grande ampleur en ciblant des sites du Hezbollah avec nos jets de combats, nos tanks et notre artillerie (…) le sud du Liban ne sera plus tel qu’il était », a déclaré le 29 décembre au soir Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne.

Ces frappes israéliennes interviennent sur fond de recrudescence d’attaques contre du personnel américain dans la région, a indiqué  l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Dix combattants pro-Iran, dont trois Syriens, ont été tués et plus de 30 blessés » dans au moins neuf frappes aériennes « probablement américaines » ayant visé des positions militaires à Boukamal et ses environs, dans la province frontalière de Deir Ezzor, selon l’OSDH. Une cargaison d’armes en provenance d’Irak et un entrepôt de munitions ont également été ciblés et d’importantes explosions ont retenti, selon l’ONG basée à Londres. De son côté, le Hezbollah libanais a annoncé samedi que quatre de ses combattants ont été tués « sur la route d’Al-Qods », terme employé par la formation pour désigner ses membres tombés depuis le 7 octobre.

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