L’assemblée a réuni des organisations démocratiques, politiques, syndicales, de défense des droits humains et des ONG, afin de coordonner les initiatives de solidarité avec Me Mohamed El Ghaloussi, poursuivi sur la base d’une plainte déposée par un député impliqué dans des affaires de corruption financière et déjà condamné pour certaines.
Le comité de soutien fustige, dans son communiqué, des poursuites qui illustrent les restrictions dont les militants anti-corruption font l’objet en dénonçant la lapidation des deniers publics. Comme il déplore notamment l’adoption du Code de procédure pénale, qui limite les acteurs de la société civile dans leurs recours en justice et le Ministère public dans les poursuites contre les mis en cause.
Le comité a par ailleurs assuré étudier les moyens pratiques de soutenir les militants inquiétés par la justice en annonçant la mise en place du mécanisme, dont Abdelati Arbi’a est le coordinateur national et Abdelghani Raki rapporteur. Enfin, une déclaration détaillée serait prochainement rendue publique, avec un programme de mobilisation, révèle-t-il.
