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Liberté de parole et couardise : Les Marocains frustrés à près de 80% !

Un récent sondage révèle que 77% des citoyens marocains estiment qu’il est impossible et difficile de critiquer les politiques publiques au Maroc, et que 51% d’entre eux ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils expriment leurs opinions.
Liberté de parole et couardise : Les Marocains frustrés à près de 80% !

Les résultats de cette étude, dévoilés à Rabat par l’Institut marocain d’analyse des politiques, l’organisation Internews et le Forum marocain des jeunes journalistes, visaient à recueillir les points de vue des Marocains sur la liberté d’expression, son traitement juridique au Maroc, ainsi que les perceptions quant à l’accès à l’information pour les citoyens.

Cette enquête s’appuie sur les données obtenues auprès d’un échantillon représentatif de la population marocaine âgée de plus de 18 ans, comprenant 1.645 personnes, avec une répartition de 49 % d’hommes et 51 % de femmes. En outre, elle inclut des entretiens approfondis avec 30 participants.

Les résultats indiquent que 49 % des personnes interrogées estiment que la liberté d’expression est importante, tandis que 37 % la considèrent comme très importante. Seulement 8 % estiment qu’elle n’est pas importante. Par ailleurs, 42 % pensent que la liberté d’expression au Maroc est relativement garantie, alors que 33 % trouvent qu’elle ne l’est pas, au moment où 9 % estiment qu’elle ne l’est pas du tout.

Concernant le sentiment de sécurité lors de l’expression des opinions, 51 % ne se sentent pas en sécurité, tandis que 21 % se sentent en sécurité. En outre, 25 % affirment pouvoir s’exprimer parfois dans l’espace public, 9 % affirment qu’ils sont toujours en mesure de le faire, 18 % rarement, tandis que 41 % ne peuvent pas s’exprimer dans l’espace public et 7 % ne le peuvent pas du tout.

Les résultats mettent en évidence que 77 % estiment qu’il est impossible de critiquer les politiques publiques, tandis que 19 % pensent le contraire. De plus, 66 % rejettent les expériences de surveillance et d’atteinte à la liberté d’expression, contre 14 % qui les soutiennent.

En ce qui concerne la connaissance juridique et la confiance dans les institutions, 76 % ne sont pas informés de la loi sur la presse et la publication, contre 12 % ayant une connaissance superficielle, 10 % une connaissance moyenne, et seulement 2 % une connaissance approfondie.

En ce qui concerne la confiance dans la capacité de la justice à protéger la liberté d’opinion et d’expression, 50 % expriment leur méfiance, auxquelles s’ajoutent 13 % qui n’ont aucune confiance du tout. En revanche, 21 % ont confiance dans la capacité de la justice à protéger la liberté d’opinion et d’expression, et 5 % ont une confiance absolue.

En ce qui concerne le droit de critiquer le gouvernement, 50 % ne sont pas d’accord avec ce droit, tandis que 38 % sont d’accord.

Enfin, en ce qui concerne l’évaluation de l’efficacité du droit d’accès à l’information au Maroc, 83 % estiment que ce droit est important, tandis que 8 % estiment qu’il n’est pas du tout important. De plus, 43 % estiment que le droit à l’information est relativement garanti, 6 % estiment qu’il est totalement garanti, 27 % estiment qu’il n’est pas garanti, et 10 % estiment qu’il n’est pas du tout garanti.

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