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Journée internationale contre l’islamophobie : Le Maroc plaide, à New York, pour la coexistence et le dialogue

Lors d’un événement de haut niveau des Nations Unies organisé à New York à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de la Journée internationale contre l’islamophobie, le Maroc a renouvelé son appel pour des efforts accrus au niveau multilatéral en faveur de la promotion des valeurs de coexistence, de dialogue et de pluralisme, afin de lutter contre l’islamophobie et consolider le respect des religions et des croyances.
Le Maroc plaide, à New York, pour la coexistence et le dialogue

Au cours de cet évènement, organisé vendredi par le président de l’Assemblée générale de l’ONU et le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari en sa qualité de président du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), Omar Kadiri,  représentant permanent adjoint du Maroc à l’ONU, a relevé que le Roi Mohammed VI a réaffirmé l’importance de ces valeurs, dans le message royal adressé au 9è Forum mondial de l’Alliance des Civilisations de l’ONU, tenu à Fès en novembre dernier.

Dans ce message, le Souverain a souligné que « la politique parle aux citoyens, la religion parle à leurs âmes, le dialogue parle à leurs civilisations. Dans toutes les langues, nous devons parler à la paix. Cette injonction émane du regard des générations passées et des générations futures ». O. Kadiri a également réitéré l’engagement et l’adhésion « sans faille » du Maroc aux valeurs d’ouverture, de paix et de dialogue constructif entre toutes les religions et croyances.

Le diplomate a ajouté que sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, Amir Almouminin, fervent défenseur des valeurs de paix et de coexistence, le Royaume du Maroc préserve et renforce sa longue tradition de coexistence entre les religions et les civilisations, et son rôle de premier plan à l’échelle internationale afin de promouvoir ces valeurs sacrées, a-t-il indiqué.

O. Kadiri a fait observer que le Maroc, fort de son histoire civilisationnelle riche et profondément enracinée, a toujours placé le respect de l’autre au cœur de ses priorités nationales, régionales et internationales, rappelant que la Constitution marocaine fait, dans son préambule, de la coexistence religieuse et culturelle un prérequis indispensable. Il a, également, cité la politique nationale d’immigration et d’asile du Maroc, fondée sur les valeurs d’acceptation, d’intégration et d’humanisme.

Par ailleurs, il a indiqué que la création, en 2014, de l’Institut Mohammed VI pour la Formation des Imams, Morchidines et Morchidates, une structure qui offre une formation humaniste et modérée dans les matières pratiques et théoriques des enseignements islamiques aux prédicateurs religieux, constitue un modèle pratique et singulièrement modéré de formation religieuse qui a attiré de nombreux imams africains, arabes et européens. Ces derniers s’initient, au sein de l’Institut, aux valeurs de respect mutuel et apprennent à déconstruire les dangers des récits de haine, d’extrémisme, de radicalisation et de terrorisme.

Le diplomate a, en outre, relevé que le Royaume attache une grande importance à l’inclusion des jeunes, des femmes et des acteurs de la société civile au centre de l’élaboration des politiques publiques, ce qui a contribué de manière significative à la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme. Le Maroc accorde, aussi, une importance primordiale à la mise en œuvre effective de l’arsenal onusien destiné à promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel et à lutter contre les discours de haine, notamment le “Plan d’action de Rabat sur l’interdiction de l’appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, l’hostilité ou la violence » et le  « Plan d’action de Fès sur le rôle des chefs et acteurs religieux dans la prévention de l’incitation à la violence pouvant conduire à des atrocités ».

Il a de même évoqué les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale sur la lutte contre le discours de haine, que le Maroc a initiées aux Nations Unies.

Par ailleurs, O. Kadiri a exprimé la « plus ferme » condamnation du Maroc à l’islamophobie et à toute forme de discrimination et de haine contre toute religion ou croyance. Il a, dans ce cadre, fait part de la condamnation et du rejet catégorique du Maroc de la profanation du Saint Coran, et des attaques contre les symboles religieux sacrés des musulmans, soulignant que ces actes dangereux et provocateurs heurtent les sentiments et les croyances de plus d’un milliard de musulmans dans le monde. Le diplomate marocain a signalé que ces actes islamophobes, ne peuvent en aucun cas être interprétés comme une forme de liberté d’expression, notant que ces actes dangereux constituent une violation des instruments internationaux des droits de l’Homme.

Il a rappelé, à ce propos, que l’article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule clairement que « Tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence est interdit par la loi ». Ainsi, il est du devoir des États parties aux instruments internationaux des droits de l’Homme de ne pas autoriser de tels actes préjudiciables et provocateurs, a insisté le diplomate.

Cet événement de haut niveau a été marqué, entre autres, par des interventions d’Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, de Csaba Kőrösi, président de l’Assemblée générale de l’ONU, et de Miguel Angel Moratinos haut représentant de l’Alliance des Civilisations des Nations Unies. En mars 2022, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté par consensus la résolution historique 76/245, qui a proclamé le 15 mars journée internationale de lutte contre l’islamophobie. Le Maroc était activement engagé dans le processus de négociation et d’adoption de cette résolution, présentée par l’OCI. La résolution appelle, notamment, au renforcement des efforts internationaux pour favoriser un dialogue mondial sur la promotion d’une culture de tolérance et de paix à tous les niveaux, fondée sur le respect des droits de l’Homme.

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