Après ce succès militaire annoncé mercredi dernier, les combats se poursuivent entre Russes et Ukrainiens. « La région de Kiev est une nouvelle fois la cible d’une vaste attaque ennemie de missiles et de drones », a alerté le chef de l’administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk, déplorant au moins un mort. Il a appelé les habitants « à se mettre immédiatement à l’abri ». La Russie a rejeté cette semaine une proposition de trêve pour Pâques formulée par le dirigeant ukrainien, Volodymyr Zelensky.
À Moscou, un attentat visant un haut responsable des forces de l’ordre russes, préparé par les services secrets ukrainiens, a été déjoué, a annoncé le FSB. Selon le communiqué, l’attaque devait être perpétrée à l’aide d’un engin explosif artisanal caché dans le coffre d’un scooter électrique près d’un centre d’affaires de la capitale russe. Le FSB a précisé que la bombe, d’une puissance d’un kilo et demi d’explosifs, avait été dissimulée sous l’apparence d’une batterie de recharge domestique. L’explosion devait être déclenchée à distance, mais les agents du FSB ont déjoué l’attentat et saisi les explosifs.
L’engin explosif était rempli de shrapnels sous forme de boulons et d’écrous et était contrôlé via un relais Wi-Fi et un modem 4G. Une enquête pénale a été ouverte concernant le transfert, le stockage et le transport illégaux de substances ou d’engins explosifs, avec qualification ultérieure d’acte terroriste. Une chasse à l’homme est actuellement en cours pour retrouver les personnes impliquées dans la pose de la bombe. Le scénario a été préparé selon une tactique similaire à celle utilisée lors l’attentat contre le commandant des troupes de protection NBC des forces armées russes, le lieutenant-général Igor Kirillov. En décembre 2024, un engin explosif d’une puissance d’un kilogramme de TNT avait tué l’officier russe, ainsi que son adjoint. La bombe avait été placée dans une trottinette électrique garée à l’entrée d’un immeuble. Kiev avait revendiqué l’assassinat.
