lundi, juin 15, 2026
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Guerre génocidaire d’Israël : Le Hamas dénonce l’expansion israélienne

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : Le Hamas dénonce l’expansion israélienne

L’accord de cessez-le-feu conclu en octobre stipulait que « l’armée d’occupation israélienne conserverait le contrôle de 53 % de la bande de Gaza dans un premier temps ». B. Netanyahu a confirmé « qu’Israël étendrait initialement cette zone à 70 %, sans fournir de détails ni de calendrier ».

Dans les faits, l’occupation israélienne a déjà étendu sa zone de contrôle à Gaza, passant de 53 % au-delà de la « ligne jaune » définie dans l’accord de cessez-le-feu à environ 64 %, après avoir désigné une zone comme zone interdite sur les cartes transmises aux organisations humanitaires.

Toute réduction supplémentaire de l’espace disponible pour plus de deux millions de personnes à Gaza risque d’aggraver leurs conditions de vie déjà désastreuses, car elles vivent pour la plupart dans des tentes surpeuplées sur un territoire restreint.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Israël vient de lancer une plateforme en ligne à destination des Palestiniens de la zone C de Cisjordanie occupée, placée sous contrôle sécuritaire israélien en vertu des accords d’Oslo. Les habitants sont désormais invités à enregistrer en ligne leurs terres et propriétés, mais sur place, les habitants craignent de se faire exproprier, qu’ils s’enregistrent ou non. Le cadastre palestinien intéresse de près Israël. Depuis plusieurs mois, l’entité sioniste a entamé des procédures pour cartographier de la façon la plus précise possible les propriétés palestiniennes en zone C de Cisjordanie. Cette région représente plus de 60 % du territoire palestinien occupé.

Israël demande maintenant aux propriétaires palestiniens d’enregistrer leurs biens sur cette nouvelle plateforme en ligne.

Cette mesure inquiète au plus haut point l’Autorité palestinienne, qui a appelé les habitants à ne pas répondre aux sollicitations israéliennes. La grande crainte des officiels palestiniens est que cette procédure serve de prétexte pour exproprier davantage de propriétaires palestiniens en Cisjordanie occupée. À cause des guerres successives, certains Palestiniens ne disposent d’aucun document attestant officiellement de leur statut de propriétaire. D’autres ne peuvent présenter que des papiers très anciens, remontant au mandat britannique, voire à l’Empire ottoman, qui a pris fin en 1918. Ce flou et ce vide juridiques pourraient être exploités par les Israélien pour mettre la main sur de nouveaux espaces en Cisjordanie occupée, alerte également l’ONG israélienne La Paix maintenant.

Cette inquiétude grandissante intervient alors qu’au même moment, Israël a adopté, en février dernier, des mesures assouplissant l’achat de terres par des Israéliens en Cisjordanie occupée. Ces dispositions, considérées comme illégales au regard du droit international, ont suscité de vives condamnations de la part de plusieurs pays arabes, de l’Union européenne, de la Cour internationale de Justice et de l’ONU. Cette dernière avait qualifié la mesure d’« annexion progressive de facto ».

Les Français mobilisés pour Ali

Par ailleurs, en France, des manifestants ont défilé samedi dans les rues de Paris pour réclamer la libération d’Ali, un réfugié palestinien détenu en France depuis deux ans, et dénoncer ce qu’ils considèrent comme une détention politique menée à la demande d’Israël.

Les participants ont brandi des drapeaux palestiniens ainsi que plusieurs banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Libérez Ali ! », « Stop à la répression des réfugiés palestiniens » ou encore « Ali détenu en France sur ordre d’Israël ».

Le rassemblement était organisé à l’appel de plusieurs collectifs parmi lesquels figurent l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et CAPJPO-EuroPalestine, dont les responsables accusent les autorités françaises de maintenir en détention un réfugié bénéficiant auparavant d’une protection en France.

Les manifestants ont également mis en avant la situation familiale d’Ali, séparé de son épouse gravement malade et de ses enfants depuis son incarcération.

Au cours de la mobilisation, plusieurs intervenants ont dénoncé une criminalisation croissante des militants et réfugiés palestiniens en France, estimant que certaines procédures judiciaires ou administratives s’inscrivent dans un contexte de soutien politique occidental à Israël. L’affaire d’Ali est devenue au fil des mois un symbole pour plusieurs organisations de défense de la cause palestinienne, qui dénoncent une détention prolongée sans condamnation définitive et réclament sa remise en liberté.

Les soutiens d’Ali contestent les accusations ayant conduit à son incarcération et affirment que le dossier repose largement sur des éléments transmis par Israël. Ils dénoncent une instrumentalisation de la lutte antiterroriste contre des militants ou réfugiés palestiniens. Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par une multiplication des manifestations de solidarité avec les Palestiniens en France depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.

La guerre menée par Israël dans l’enclave palestinienne a provoqué l’une des plus graves catastrophes humanitaires du XXIᵉ siècle. Des dizaines de milliers de Palestiniens ont été tués, dont une majorité de femmes et d’enfants selon les autorités sanitaires de Gaza et plusieurs agences des Nations unies. Les infrastructures civiles, les hôpitaux, les écoles et une grande partie du territoire ont été dévastés.

Parallèlement, Israël fait l’objet d’une procédure devant la Cour internationale de justice (CIJ), saisie par l’Afrique du Sud qui accuse Tel Aviv de violer la Convention sur le génocide. La juridiction des Nations unies a estimé qu’il existait un risque plausible de génocide et a ordonné plusieurs mesures conservatoires. La Cour pénale internationale (CPI) a également émis des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés.

Dans ce contexte, les soutiens d’Ali affirment que son cas dépasse désormais celui d’un seul détenu. Pour eux, son maintien en prison est devenu l’un des symboles des tensions entourant la question palestinienne en France et du traitement réservé aux réfugiés et militants engagés en faveur de la Palestine.

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