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G 20 de Bali : Pékin et Washington décident de dépasser leurs tensions

A l’occasion du sommet du G20 qui se déroule à Bali à partir du mardi 15 novembre, Joe Biden et Xi Jinping se sont entretenus trois heures durant, une première depuis l’élection du président US, dans un contexte de haute tension entre les deux pays. L’hôte de la Maison Blanche a parlé de concurrence et non de « guerre froide » alors que son vis-à-vis chinois a remis sur la table les «lignes rouges » à ne pas franchir. Le dossier de Taïwan en tête…
Pékin et Washington décident de dépasser leurs tensions

J.Biden et Xi Jinping se sont déclarés prêts au dialogue malgré leur rivalité, lundi 14 novembre, au début d’un entretien très attendu, le président américain disant ainsi espérer éviter un «conflit» entre Pékin et Washington, rapporte l’AFP. Les deux leaders qui se sont retrouvés à Bali tentent d’apaiser la relation tumultueuse entre les deux pays. La preuve, les deux présidents se sont entretenus pendant près de trois heures.

La Chine a fait un peu la morale aux États-Unis avant le début de l’entretien. « Un homme d’État devrait réfléchir et savoir comment s’entendre avec les autres pays », a déclaré le président chinois. La discussion qui a été qualifiée de franche a permis au président US d’évoquer avec son vis-à-vis l’action contre le changement climatique, les questions de commerce et d’économie, les droits humains, notamment ceux de la minorité musulmane ouïghoure au Xinjiang, et bien sûr les questions de sécurité stratégique. C’est ce que laisse entendre la Maison Blanche. « Je ne pense pas qu’il y ait une tentative imminente de la Chine d’envahir Taïwan », a déclaré J. Biden qui a laissé entendre que les États-Unis pourraient renforcer leur position sécuritaire en Asie si la Chine ne parvenait pas à maîtriser le programme balistique nord-coréen. Les deux chefs d’État ont également adressé un message indirect à la Russie, en condamnant tout recours à l’arme nucléaire.

J. Biden a affirmé qu’une nouvelle Guerre froide n’était pas nécessaire, à la sortie de ces pourparlers qui visaient à empêcher que les sujets de tension entre les plus grandes puissances économiques ne dégénèrent en conflit. Xi Jinping a souligné que les deux pays « partagent plus de sujets communs que de sujets qui les opposent », selon un compte rendu de la rencontre par le ministre des Affaires étrangères après trois années tendues sans rencontre face à face entre les dirigeants des deux pays. « Le monde s’attend à ce que la Chine et les États-Unis gèrent convenablement leurs relations», a souligné le dirigeant chinois. Xi Jinping a tenté de rassurer son homologue en lui assurant que la Chine n’avait pas l’intention de prendre la place des États-Unis ou de « changer l’ordre international existant».

L’un des objectifs de cette rencontre est de maintenir ouverts des canaux de communication. Cela a commencé à Bali et cela va continuer puisqu’il a été convenu que le secrétaire d’État américain Antony Blinken se rendrait prochainement en Chine. Une ouverture qui semble contagieuse puisque l’Australie nourrit les mêmes ambitions de voir la tension baisser avec Pékin. Les relations entre les deux pays, malgré d’intenses relations commerciales, s’étaient fortement dégradées ces dernières années. C’est d’ailleurs la première rencontre depuis 2016 entre les dirigeants de ces deux pays. Le signe d’un dégel, même si de nombreux sujets de contentieux entre Pékin et Canberra ne sont toujours pas résolus. Du temps de Scott Morrison, l’ancien Premier ministre australien, les membres du gouvernement chinois ne répondaient même plus aux appels de leurs homologues de Canberra. Mais le contact a immédiatement été rétabli après l’arrivée au pouvoir des travaillistes, en mai dernier, entre les ministres chinois et australien.

Les sujets de friction sont pourtant nombreux, la Chine reproche notamment à l’Australie son alignement avec les États-Unis, encore confirmé par le ministre de la Défense, qui lors d’un déplacement récent à Washington, a affirmé que l’alliance avec les États-Unis était un élément central de la sécurité nationale australienne, mais aussi de sa vision du monde.
Et l’Australie ne digère pas les sanctions commerciales imposées unilatéralement par Pékin, son premier partenaire commercial, qui lui ont fait perdre plus de 12 milliards d’euros de recettes d’exportation. Des sanctions que cette rencontre au sommet pourrait faire lever. C’est ce que certains ont en tout cas compris lorsqu’il y a quelques jours, le Premier ministre chinois a déclaré que Pékin était prêt à faire la moitié du chemin pour renouer le contact avec Canberra.

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