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Fièvre dans le secteur de la santé : De grève en grève…

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La tension monte dans le secteur de la santé qui a déjà été paralysé par une grève de 48 heures les 20 et 21 mars derniers les hôpitaux. Dénonçant ce qu’il appelle un « sabotage du secteur de la santé et la mise en danger de ses cadres », le Syndicat National de la Santé Publique (SNSP), en collaboration avec d’autres organisations syndicales, récidive avec une nouvelle grève les 3 et 4 avril.

Le SNSP déplore l’attitude du gouvernement, qu’il accuse d’avoir « abandonné » ses obligations pourtant consignées dans les procès-verbaux des 29 décembre et 26 janvier après d’âpres négociations entre la tutelle et les représentants syndicaux. Autant dire que le dialogue social sectoriel a tourné court.

En tournant le dos à ces accords, la tutelle favorise la tension et alimente l’indignation des professionnels de la santé. Ce n’est certainement pas la meilleure voie à suivre pour piloter les réformes globales du système de santé, que les professionnels considèrent comme essentielles pour l’avenir du secteur. Si les questions salariales et de conditions de travail sont mises en avant, le SNSP bataille pour la reconnaissance statutaire des employés des centres hospitaliers universitaires via « leur intégration en tant que fonctionnaires et le transfert de leur système de retraite vers la Caisse Marocaine de Retraite, en remplacement du système collectif actuel ».

Le syndicat appelle le gouvernement à répondre aux multiples demandes émanant des différentes catégories professionnelles. Comme il vise également « la préservation de tous les droits et acquis historiques des travailleurs de la santé, notamment la centralité des salaires et les autres avantages liés au statut de fonctionnaire ».

En parallèle, force est de souligner que le collectif national des médecins libéraux a récemment lancé un appel solennel à la mobilisation, mettant en lumière les problèmes qui menacent la qualité des soins et la confiance dans le système de santé du pays. D’après le collectif, « la crise actuelle est loin d’être isolée et touche toutes les composantes du secteur médical, des étudiants en médecine aux professionnels exerçant dans le secteur public et libéral». Plus, rappelle-t-il, « cette tension généralisée est le symptôme manifeste d’un malaise profond, exacerbé par des déséquilibres financiers, des problèmes de communication, une gestion inadéquate des ressources humaines et matérielles, ainsi que par des pratiques douteuses et illégales qui compromettent la qualité des soins ».

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