Le ministère libanais de la Santé a déclaré que 11 personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans une frappe israélienne sur la ville de Seir al-Gharbiyeh, dans la province de Nabatieh, au sud du Liban.
En parallèle, un nouveau soldat israélien a été abattu et un autre grièvement atteint au sud-Liban. Le porte-parole de l’armée ennemie israélienne a affirmé, lundi, qu’un soldat du 601e bataillon de génie de combat, relevant de la 401e brigade, a été tué et un autre a été grièvement blessé suite à une attaque au drone du Hezbollah à Debel (district de Bint Jbeil). C’est le 23e soldat tué depuis la reprise des opérations de résistance, le 2 mars dernier, après une suspension de 15 mois. Selon la radio de l’armée israélienne, l’incident s’est produit vers 15h00, lorsque le drone a explosé à proximité d’une force de l’armée israélienne, juste à côté de leur position, à Debel où le commandant de la 401e brigade avait été grièvement blessé la semaine dernière.
Pour sa part, le journal israélien Maariv a expliqué que l’un des drones d’assaut du Hezbollah a pénétré hier dimanche un blindé de type Namer, tuant le conducteur et blessant grièvement un autre soldat. Le soldat grièvement blessé par cette explosion a perdu ses membres inférieurs, ont précisé les médias israéliens. Pour la chaîne israélienne Kan, « le drone piégé du Hezbollah a pénétré le blindé Namer par sa partie supérieure, selon les enquêtes préliminaires ».
Parallèlement, les médias israéliens ont rapporté que trois drones piégés ont explosé, lundi, dans le Nord en l’espace de quelques minutes seulement. Des rapports préliminaires font notamment état de l’explosion d’un drone piégé à Metulla, où un bâtiment a été directement touché par un drone du Hezbollah, poussant les équipes de secours et les pompiers à se rendre d’urgence sur les lieux.
Face à cette situation, le ministre sioniste de la Sécurité nationale a réagi fermement, affirmant qu’il ne faut faire preuve d’aucune tolérance vis-à-vis des drones et que Benjamin Netanyahu doit taper du poing sur la table de Donald Trump pour l’informer du retour imminent à la guerre. Dimanche, les médias israéliens avaient également rapporté la mort de deux soldats de l’armée d’occupation israélienne suite aux attaques aux drones du Hezbollah.
Il y a quelques jours, l’armée d’occupation a reconnu la mort d’un officier ayant le grade de major dans les combats du sud du Liban, indiquant que l’officier tué occupait le poste de commandant de compagnie au sein de l’unité spéciale « Maglan ».
Commentant les drones d’assaut du Hezbollah, la Chaîne israélienne 12 a affirmé que « parallèlement à ses capacités de surveillance thermique, le Hezbollah a considérablement augmenté son utilisation de drones d’assaut. Des dizaines d’attaques de drones ont été signalées la nuit dernière, dont un grand nombre a visé « le territoire israélien ». Le Hezbollah a intensifié le nombre de ses attaques à l’intérieur du « territoire israélien », en plus d’accroître la distance parcourue par ces attaques depuis la ligne de front ». Peu auparavant, le ministère de la Santé israélien avait fait état de 5 nouveaux blessés, portant à 8 831 le bilan global depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran jusqu’à dimanche dernier. Sur ce total, 930 blessés proviennent exclusivement du front libanais, ouvert après le cessez-le-feu avec l’Iran le 8 avril.
Depuis l’instauration du cessez-le-feu au Liban le 17 avril, les hôpitaux israéliens ont déjà admis 515 blessés. Ce bilan ne cesse de s’alourdir face aux opérations continues de la Résistance islamique au Sud-Liban, menées en riposte aux agressions israéliennes et aux violations répétées de la trêve par l’occupation.
Pour frapper les forces d’occupation et leur infliger des pertes humaines régulières, la Résistance déploie massivement des drones d’assaut. Un défi majeur face auquel l’armée d’occupation reste incapable de trouver une contre-mesure efficace.
La Résistance islamique a annoncé, lundi, que ses combattants ont ciblé avec certitude un rassemblement de soldats de l’armée ennemie israélienne sur un site nouvellement établi à Jall al-Hammar, au sud du village d’Odaisseh, à l’aide d’une escadrille de drones suicides. Entre-temps, le Média de guerre de la Résistance islamique a diffusé, dimanche soir, une vidéo documentant une série d’opérations à l’aide d’un escadron de drones d’assaut Ababil contre les forces de l’armée de l’ennemi israélien dans la localité de Rchaf au Sud-Liban. D’une durée de plus de 5 minutes, la vidéo montre les attaques de drones ayant visé des chars, des véhicules militaires ainsi que des positions de l’ennemi israélien dans la localité de Rchaf, du 8 au 21 mai.
À la troisième minute, les images prises le 21 mai immortalisent le retrait de la majorité des forces israéliennes de cette localité sous les frappes de la Résistance. La vidéo s’achève sur cette proclamation : « La Résistance mènera à la 3e libération. »
Un constat s’affirme ces derniers temps pour les observateurs : la résistance libanaise peut frapper de jour comme de nuit les positions militaires de l’ennemi israélien que ce soit en territoire occupé ou en territoire libanais. De plus, grâce à ses drones piégés baptisés Ababil, elle peut atteindre les sites ennemis les plus inaccessibles.
Une source informée a révélé pour notre télévision que les forces ennemies, dont les mouvements ont été paralysés de jour par les drones FPV à fibres optiques, avaient changé de tactique. Elles ont décidé d’agir pendant la nuit dans l’espoir que ces appareils auxquels aucune solution n’a encore été préconisée pourraient être aveuglés. Or, face à cette nouvelle situation, la résistance a commencé à utiliser des drones à infrarouge, assure la source.
Dans la nuit de samedi à dimanche, la Résistance islamique avait revendiqué une opération qui a visé vers 21h40 un groupe de soldats dans la localité d’al-Bayyadah. Elle s’est contentée de préciser qu’elle a utilisé un drone Ababil d’assaut portant un projectile lourd. « La méthode tactique adoptée par la résistance, avec des attaques aériennes successives, a constitué un facteur de surprise et de choc pour les forces d’occupation la nuit de samedi à dimanche, car elle les a ciblées directement avec le drone Ababil transportant un projectile lourd, et a forcé l’ennemi à admettre des pertes dans ses rangs, qui ont été transférées à l’hôpital Rambam à Haïfa occupée, tandis que des sources de la résistance confirment qu’au moins deux personnes ont été tuées cette nuit-là », selon la source. Et d’en conclure que « le changement de tactique de l’ennemi et sa dépendance aux mouvements nocturnes ne sont plus efficaces, car il est désormais exposé même la nuit ».
Cette source constate en outre que la résistance multiplie aussi ses opérations contre les positions militaires importantes, voire les plus inaccessibles. Les images des vidéos diffusées par Média de guerre montrent bien leur emplacement difficile d’accès. La caserne de Biranit par exemple qui a été ciblée à plusieurs reprises ces deux derniers jours est située au nord de la Palestine occupée. Elle abrite la base militaire la plus importante et le quartier général de la 91e Division Galilée de l’armée d’occupation, comprenant un bataillon de gardes et la principale unité administrative de cette formation de combat régionale. Selon la source d’al-Manar, « après l’attaque, l’armée ennemie a reconnu la mort d’un de ses soldats, malgré toutes les mesures de défense et de prévention récemment mises en œuvre, ainsi que les blessures graves d’un officier et d’un autre soldat, et la destruction de trois batteries du Dôme de fer. »
La source constate aussi que lors de l’attaque de la Résistance islamique contre la caserne de Ramim deux autres batteries du Dôme de fer ont été visés. « Ce qui porte à sept le nombre de batteries ciblées ces derniers jours », précise-t-elle, rappelant que Ramim qui abrite l’un des quartiers généraux militaires sionistes les plus importants, est située sur le territoire de la ville libanaise occupée de Hounin, dans un emplacement stratégique crucial pour la surveillance, le contrôle et l’alerte précoce.
C’est le cas aussi de la position maritime Ras al-Naqoura (Rosh NaKira), qui est située dans un point géographique stratégique lui permettant de contrôler une vaste zone maritime entre le Liban et la Palestine occupée. Il est équipé de technologies de pointe, d’appareils optiques et techniques, ainsi que de radars que la Résistance cible en permanence.
Il en est de même pour le site de Jall al-Alam, au sud de la localité de Naqoura, a été visé, de même que l’hôtel Rêve de la Mer, situé dans la même ville, où les soldats d’occupation ont tenté de se réfugier en raison de sa proximité avec le quartier général de la FINUL.
Le site récemment établi dans le quartier de Nimr al-Jamal, au sud d’Alma al-Shaab, en territoire libanais, est lui aussi localisé dans une zone reculée à l’est de la colonie de Hanita et entouré d’une série de positions sionistes, la source assure que « la résistance y a détruit ces deux derniers jours le matériel technique ».

