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E. Raïssi inhumé à Birjand : Des milliers d’Iraniens aux cérémonies funéraires

Des centaines de milliers de personnes ont défilé, jeudi 23 mai, à Birjand, dans l’est de l’Iran, au dernier jour des cérémonies funéraires à la mémoire du président Ebrahim Raïssi, inhumé dans sa ville natale.
E. Raïssi inhumé à Birjand : Des milliers d’Iraniens aux cérémonies funéraires

L’ancien président de la République reposera dans le principal mausolée du pays, celui de l’imam Reza (petit-fils du prophète Mohammad), un lieu visité par des millions de fidèles chaque année.

Dans la matinée, des milliers de personnes, brandissant son portrait, lui ont rendu un dernier hommage à Birjand, chef-lieu de la province du Khorasan sud, où il était élu. Des images de nature à étouffer les voix qui, depuis l’Occident, ont tenté de créditer l’idée selon laquelle la majorité des Iraniens étaient opposés à sa politique.

E. Raïssi, qui présidait l’Iran depuis 2021, est tombé en martyre à 63 ans suite à la chute de l’hélicoptère qui l’amenait dimanche 19 mai vers Tabriz (nord-ouest) après avoir assisté à l’inauguration conjointe d’un barrage avec son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev, à leur frontière commune. Sept autres personnes parmi lesquelles le chef de la diplomatie, Hossein Amir-Abdollahian, sont tombés en martyre dans l’accident.

A Machhad, deuxième ville la plus peuplée et principale ville sainte d’Iran où E. Raïssi est né, des portraits géants du président défunt et des drapeaux noirs ont été érigés dans les rues, notamment autour du sanctuaire de l’imam Reza (S).

La veille à Téhéran, une foule immense s’était rassemblée dans le centre pour rendre un dernier hommage au président célébré comme « le serviteur du peuple ».

En ce jour déclaré férié, les cérémonies ont débuté par une prière dirigée par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei qui s’est prosterné devant les cercueils des huit hommes victimes du crash. Le chef de la diplomatie doit être enterré, lui, dans le sanctuaire de Shah Abdolazim, situé dans la ville de Rey, au sud de Téhéran.

Ces cérémonies se sont déroulées selon la tradition des grands rassemblements ayant marqué les 45 premières années de la République islamique, comme celui ayant suivi le martyre du général Qassem Soleimani, haut responsable assassiné suite à une frappe américaine en Irak en 2020.

Des dirigeants de pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Asie, notamment l’émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani, ont assisté dans l’après-midi à une cérémonie d’hommage, à laquelle étaient représentés une soixantaine de pays. Kaïs Saïed, président tunisien, premier dirigeant de ce pays à se rendre en Iran depuis la révolution, a été reçu par l’ayatollah Khamenei.

Aucun pays de l’Union européenne n’était représenté à la cérémonie, alors que les relations de l’Iran avec les pays occidentaux restent très tendues. Des ambassadeurs en poste à Téhéran ont assisté jeudi matin à une cérémonie en hommage à H. Amir-Abdollahian organisée au ministère des Affaires étrangères.

Dans le même temps, les autorités s’activent pour organiser le processus de remplacement d’E. Raïssi. Le président par intérim, Mohammad Mokhber, 68 ans, a notamment pour tâche de préparer l’élection présidentielle, qui se tiendra le 28 juin. A ce stade, aucune personnalité politique n’a publiquement déclaré sa candidature. Le dépôt des candidatures à la présidentielle s’ouvre officiellement le 30 mai et la campagne électorale débute le 12 juin.

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