« Les réfugiés des camps de Tindouf attendent depuis 50 ans. Ils méritent de vraies options, pas une décennie de plus d’attente. Les bases d’une solution existent », a déclaré le diplomate.
Le Polisario n’a pas encore commenté cette réunion, bien que M. Waltz ait souligné que « les bases d’une solution sont sur la table », allusion au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental. La délégation du Polisario comprenait Mohamed Yesam Beissat, chef de la diplomatie du Front, Mohamed Ammar (El Mazhari), représentant à New York, et Mohamed Salem Ould Salek, conseiller diplomatique de Brahim Ghali.
A rappeler que M. Boulos, conseiller du président américain, attend également une réponse du Front à la proposition du royaume, soutenant que la seule issue réside dans l’autonomie sous souveraineté marocaine.
A Londres, en dépit de la pression exercée par des alliés du Polisario, le gouvernement britannique dirigé par Andy Burnham, conserve la même position que son prédécesseur, Keir Starmer. La preuve, depuis juillet dernier, l’exécutif a éludé une question écrite de Ruth Deech, parlementaire indépendante à la Chambre des Lords qui demandait « des sanctions économiques contre le Maroc pour son annexion du Sahara occidental ». Lord Wood of Anfield, secrétaire d’État chargé de l’Europe et de l’Europe de l’Est, a régi à cette interpellation en rappelant la position de Londres. « Nous continuons de dialoguer avec toutes les parties concernées pour soutenir le processus mené par les Nations unies (ONU) concernant le Sahara occidental, afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur le compromis et conforme aux buts et principes de la Charte des Nations unies, y compris le principe du respect de l’autodétermination », a-t-il relevé dans sa réponse.
Le gouvernement de l’ancien Premier ministre travailliste Keir Starmer avait également rejeté une demande visant à interdire aux entreprises britanniques d’investir au Sahara occidental. « Il appartient aux entreprises de décider elles-mêmes si elles souhaitent mener des activités au Sahara occidental », avait répondu alors l’exécutif à une question écrite du parlementaire Graham Leadbitter, membre du Parti national écossais (SNP).
Le Royaume-Uni soutient le plan marocain d’autonomie, depuis juin 2025.
A relever aussi que lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Polisario a subi plusieurs échecs. Ainsi, la Mauritanie, membre de l’Union africaine et reconnaissant la « RASD » depuis 1984, a ignoré la question du Sahara dans son intervention prononcée par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre des Affaires étrangères. Le ministre mauritanien s’est concentré sur les situations en Palestine, dans le Golfe, au Soudan et au Liban, sans aucune mention du Sahara.
Il faut remonter à septembre 2019, lorsque lors de son intervention à l’ONU, la Mauritanie n’avait pas abordé cette question. Cela survenait un mois après l’investiture de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à la présidence.
Nouakchott, rappelle-t-on, développe au Palais de verre de New-York la rhétorique traditionnelle de soutien aux efforts de l’ONU en faveur d’une résolution pacifique du conflit au Sahara, tout en affirmant sa « neutralité positive ».

