« Les récentes violences perpétrées par le Polisario ont suscité une vive condamnation internationale, et son refus persistant de s’engager sérieusement dans des négociations sur l’avenir du peuple sahraoui compromet les progrès accomplis », a fait savoir le diplomate américain. « Les États-Unis restent attachés à la paix à travers la proposition d’autonomie du Maroc, mais la paix exige des partenaires disposés à négocier pour un avenir meilleur », a-t-il martelé en recevant le représentant spécial d’Antonio Guterres.
La veille, Mohamed Yeslam Beissat, « ministre des Affaires étrangères » du Polisario, avait imputé à l’administration américaine le retard pris dans l’organisation d’un nouveau round de discussions. « À ce jour, nous n’avons toujours pas de date pour le prochain round et n’avons reçu aucune invitation », a-t-il affirmé dans un entretien accordé au média El Español. Le chef de la diplomatie va même plus loin dans ses déclarations au journal espagnol. « Nous participons à la mise en œuvre de la résolution 2797, qui ne porte pas atteinte au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui », a-t-il soutenu, affirmant que la proposition du Polisario « est discutée, tout comme le plan marocain d’autonomie » lors des négociations.
Pour rappel, sous l’égide des Nations unies et avec l’appui de l’administration américaine, les quatre parties concernées — le Maroc, l’Algérie, le Polisario et la Mauritanie — avaient convenu, lors de la réunion de Washington, tenue les 23 et 24 février, de reprendre les discussions en mai, après la session d’avril du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée au dossier du Sahara. Ce processus n’a pas empêché les séparatistes du Polisario de tirer des projectiles sur Smara à trois reprises, en octobre et novembre 2023 puis en juin 2025, ainsi que sur El Mahbes en novembre 2024. Les Etats-Unis, l’Union européenne, les Nations unies ainsi que de nombreux pays arabes et européens ont condamné l’attaque du 5 mai contre la ville de Smara.
