Le communiqué précise que des navires civils non armés auraient été interceptés par des forces navales israéliennes alors qu’ils participaient à un convoi humanitaire international en direction de Gaza. Plusieurs militants auraient été arrêtés, dont sept Marocains, selon la même source.
La flottille Sumud s’inscrit dans une série d’initiatives internationales visant à briser le blocus de Gaza en y acheminant de l’aide dont l’enclave palestinienne a cruellement besoin depuis 2007.
Le Front estime que le ciblage d’une flottille civile en haute mer représente « une grave atteinte aux principes fondamentaux du droit international humanitaire ». Il y voit la poursuite d’une politique systématique destinée à empêcher l’arrivée de l’aide humanitaire aux habitants de Gaza, soumis, selon le communiqué, à un blocus « injuste » et « illégal ». Et appelle les Nations unies à intervenir face à ce qu’il décrit comme des violations répétées du droit international. Il estime que cet incident s’inscrit dans une politique visant les Palestiniens, qu’il qualifie de « famine » et de « punition collective ».
Dans le même contexte, le Front rappelle que le convoi visé relevait d’une initiative civile et pacifique, destinée à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien. Son interception constitue, selon le communiqué, un « crime de piraterie maritime » qui appelle une condamnation internationale. L’organisation affirme que de telles actions ne sauraient entamer la détermination des militants solidaires, ni mettre fin aux efforts visant à briser le blocus de Gaza.
L’organisation appelle les pays dont sont originaires les participants, dont le Maroc, à intervenir auprès des autorités israéliennes afin d’obtenir des éclaircissements sur la situation et la libération des personnes arrêtées.
