L’armée israélienne a annoncé la mort d’un soldat au Sud-Liban, tout en révélant que 154 officiers et soldats ont été blessés lors des combats en cours depuis cinq jours, dont des dizaines de blessés graves et modérés. Le soldat tué est un sergent-chef abattu lors d’affrontements au Sud-Liban, notant que trois autres soldats ont été blessés lors des dernières confrontations, a-t-on ajouté de même source. Selon les données militaires israéliennes, 34 soldats ont été grièvement blessés et 78 autres ont subi des blessures modérées depuis le début de la récente escalade, tandis que les estimations au sein de l’institution militaire israélienne indiquent une intensification des affrontements au Sud-Liban.
Dans ce contexte, les médias israéliens ont cité des milieux militaires et sécuritaires affirmant que la situation sur le terrain est désormais plus proche d’un retour aux combats ouverts que de l’apaisement, à la lumière de la poursuite des opérations et des attaques mutuelles. Par ailleurs, des rapports israéliens ont fait état du lancement de dizaines de drones vers le nord de la Palestine occupée, dont certains dotés de systèmes avancés difficiles à détecter, causant des dommages dans plusieurs colonies, dont Kiryat Shmona. Les rapports mentionnent également l’utilisation de drones de combat (kamikazes) pour cibler des véhicules militaires israéliens au Sud-Liban.
La tension militaire se perpétue depuis plus d’un mois alors qu’une réunion préparatoire aux négociations directes entre le Liban et la partie israélienne s’est déroulée mardi à Washington, a rapporté le correspondant de la chaine libanaise Al-Mayadeen, citant une source officielle libanaise. La source a précisé que le changement d’horaire intervient à la demande des États-Unis, afin de permettre la participation du secrétaire d’État américain, Marco Rubio. La même source a affirmé que le Liban ne soumettra qu’un seul point à la table des négociations : « le cessez-le-feu ».
Elle a souligné que si la partie israélienne rejette cette demande, aucune session de négociation ultérieure ne sera entamée.
Cela intervient parallèlement à la position ferme du secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, qui a réitéré le refus du parti de négocier avec l’entité d’occupation, qualifiant ces discussions d’« absurdes » et de concession gratuite de la part du pouvoir libanais, tout en appelant au renforcement de l’unité nationale face à l’ennemi. Dans la rue libanaise, ce refus s’est traduit par des sit-in de protestation devant le Grand Sérail à Beyrouth ces derniers jours, dénonçant le processus de négociation avec l’occupant alors que l’agression israélienne contre le Liban se poursuit.
L’occupation israélienne continue de commettre des massacres brutaux contre les civils dans diverses régions du Liban, faisant des centaines de martyrs et de blessés, ce qui constitue une violation flagrante de toutes les lois internationales.
Le journal israélien Haaretz, citant des sources, a assuré de son côté que l’ambassadeur d’Israël à Washington a reçu pour instruction de ne pas accepter de cessez-le-feu dans les négociations avec le Liban. Netanyahu perçoit les négociations avec le Liban comme une occasion de gagner du temps sans mettre fin à la guerre. Le Liban et Israël ont entamé mardi leur première série de pourparlers diplomatiques directs en plus de 30 ans, sous la médiation des États-Unis, alors qu’Israël poursuit au Sud-Liban une offensive visant, selon lui, les combattants du Hezbollah. L’ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadeh, et l’ambassadeur d’Israël, Yechiel Leiter, représentaient leurs pays respectifs lors de cette réunion au Département d’État où M. Rubio, qui cumule les fonctions de conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, l’ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa, conseiller Michael Needham et l’envoyé américain à l’ONU Mike Waltz représentaient l’administration Trump.
Les responsables ont marqué une pause pour une brève séance photo avant de se retirer à huis clos pour entamer les négociations.
Rubio a cherché à tempérer les attentes concernant ces pourparlers, affirmant que la réunion représente le début d’un « processus », plutôt qu’un aboutissement. « Toutes les complexités de cette question ne seront pas résolues dans les six prochaines heures, mais nous pouvons commencer à aller de l’avant pour créer un cadre dans lequel quelque chose peut se produire, quelque chose de très positif, quelque chose de très permanent », a-t-il déclaré. « Cela prendra du temps, mais nous pensons que cet effort en vaut la peine, et c’est une initiative historique sur laquelle nous espérons bâtir. L’espoir aujourd’hui est que nous puissions esquisser le cadre à partir duquel une paix permanente et durable pourra se développer », a-t-il ajouté.
Interrogé sur ce qu’il attendait de cette rencontre, Y. Leiter, émissaire israélien, a répondu : « Que de bonnes choses ».
L’armée israélienne a étendu son offensive aérienne et terrestre à travers le Liban depuis une attaque transfrontalière du Hezbollah le 2 mars, malgré un accord de cessez-le-feu entré en vigueur en novembre 2024. Selon les autorités libanaises, au moins 2 089 personnes ont été tuées et 6 762 autres blessées dans l’assaut israélien depuis lors. Israël occupe des territoires au Sud-Liban, certains depuis des décennies et d’autres depuis les conflits précédents d’octobre 2023 et de novembre de l’année suivante.
La veille de ce rendez-vous politico-diplomatique d’ampleur, le Hezbollah a utilisé pour la première fois un drone de type FPV contre l’occupation israélienne. Selon les médias israéliens, cet appareil résiste à la guerre électronique, il est par conséquent difficile de le capter et dispose de capacités de manœuvres parmi les bâtiments. Il peut porter une charge explosive de 5 kg et traverser des dizaines de kilomètres. Les médias israeliens n’ont pas indiqué quand cet appareil a été utilisé par la résistance libanaise.
L’armée israélienne a déclaré lundi que 8 de ses soldats ont été blessés dans l’explosion d’un drone piégé. Dans un communiqué concis, elle s’est contentée d’indiquer qu’elle a intercepté 10 drones tirés dans la matinée depuis le sud du Liban sans préciser le chiffre des drones tirés.
Le Média de guerre de la résistance a rendu compte de la plus importante opération de la journée, au cours de laquelle la résistance a déclenché une attaque aérienne concentrée via des essaims de drones sur des positions des militaires ennemis dans la caserne Yiftah, la base Beit Hillel, la colonie de Kiryat Shmona, la salle de gestion du feu et une tente proche de la pièce d’artillerie Kfar Guiladi, une salle de commandement et une tente dans la caserne de Kfar Guiladi, et de même dans la colonie de Margaliot.
Dans ces communiqués, la Résistance islamique a fait état de plus de 110 opérations en deux jours.
Le lundi 13 avril, elle a revendiqué 47 opérations tout le long de la journée, dont l’attaque aérienne concentrée.
Les autres opérations ont visés les colonies: Kiryat Shmona, Dovev, Misgav Am, Malkia, Nahariyya, Hanita, Shlomi, Kfar Blum, Manara, Shtula,
Les positions israéliennes dans les colonies de Metoula, Shlomi, Kiryat Shmona, Kfar Guiladi, Misgav Am, Ras Naqoura, Maalot Tarshiha, Karmiel, Yessud Hamaala, Hanita, n’ont pas été épargnées. En outre, 4 bases, Amidad au nord du lac de Tabarayya (Tibériade), Shraga, Tifin et la base de formation des parachutistes à Karmiel, ont été pilonnées. Et il en est allé de même pour les casernes Avivim, Zar’it, Leman dans la colonie de Nahariyya, et Maalé Golani. Des attroupements militaires dans les localités libanaises de Bint Jbeil, Naqoura, région al-Aqaba à Ain Ebel, Bayyada, Rachaf, Markaba, ont subi le même sort.
La direction de l’hôpital Rambam à Haïfa a déclaré avoir accueilli lundi deux soldats israeliens blessés dans les combats au sud du Liban, les portant à 81 depuis le 20 mars.
Concernant les 62 opérations du dimanche 12 avril, Média de guerre a rendu compte de 8 opérations contre des casernes, 3 contre des bases, 3 contre des positions frontalières et 17 contre des colonies. La résistance a aussi mené 29 combats pour contrer les tentatives de progression ennemie sur le sol libanais.
L’armée israélienne avait déclaré avoir attaqué 150 cibles du Hezbollah dans plusieurs régions du sud-Liban durant les dernières 24 heures. Sachant qu’elle a investi 5 divisions dans l’invasion terrestre su sol libanais. Les raids et pilonnages israéliens ne connaissent pas de répit dans le sud-Liban : ils ont tué 34 personnes et blessé 174 autres, selon les chiffres officiels.
